Tendre la main: penser et écrire l’amitié féminine en littérature

Hors série, actes du colloque interuniversitaire étudiant de littérature (CIEL) 2025

Élaine Audet, dans Courtepointe de l’amitié entre femmes, explique que « les femmes sont amies depuis des millénaires. […] S’il n’en avait pas été ainsi, elles n’auraient pas pu survivre dans un monde où elles ont été si dévalorisées. Mais il n’existe à peu près pas de documentation sur ce sujet » (2000, 23). Je propose alors une réflexion sur les amitiés féminines, sur ce que ces relations peuvent apporter et surtout sur la façon dont celles-ci peuvent être déployées dans un contexte littéraire. 

Mon point de départ quant à cette réflexion est la citation suivante d’Iris Brey, découverte lors de la rédaction de mon mémoire de maîtrise en recherche-création : « ce geste-là, je ne l’ai quasiment pas vu. La main d’une femme rencontrant celle d’une autre. Je creuse ma mémoire, les femmes prenaient rarement soin les unes des autres, ni autour de moi, ni sur le petit écran » (2021, 111). Ces mots m’ont intrigué et ils m’ont poussé à réfléchir sur les manières dont on représente les gestes, les mots et la bienveillance de l’amitié féminine en littérature. J’en suis alors venue à me questionner sur la signification et sur l’importance de ces gestes, tout en constatant qu’effectivement, la mise en récit d’une amitié féminine sincère est particulièrement rare. Mon fil conducteur est donc ce geste, cette main tendue, que je cherche à saisir et à déplier. 

Mon idée initiale était d’entièrement séparer ma démarche de recherche de ma démarche de création. Mais, étant donné que la réflexion théorique nourrit le geste de l’écriture, et vice versa, ces deux démarches sont particulièrement entremêlées dans le cadre de ce projet. Je propose alors une structure hybride qui me permet de réellement représenter cet entremêlement créatif et théorique. Je vais développer, en première partie, une courte analyse des structures dominantes, présupposant qu’il est difficile d’imaginer les relations entre femmes1Je précise ici que j’englobe sous le terme femme toute personne s’identifiant au genre féminin, qu’importe le genre attribué à la naissance. caractérisées par autre chose que par un sentiment de rivalité. Tout en réfléchissant à la rareté des modèles d’amitié féminine dans la fiction, je ferai des échos avec ma propre démarche d’écriture, en référant à mon mémoire de maîtrise. En deuxième partie, je vais aborder la littérature contemporaine en présupposant que des espaces littéraires peuvent être libérés de certaines contraintes nommées en première partie. Je reviendrais ensuite sur le geste de l’écriture qui m’apparaît comme étant une réponse à certains manques constatés, comme étant une manière de réécrire ce geste de main tendue qui m’intéresse et qui m’interpelle particulièrement.

Hériter de la rivalité

Lori Saint-Martin, qui a travaillé sur les rapports amicaux entre femmes dans les romans québécois, explique que « les traces des grandes amitiés féminines ont été gommées de l’histoire. […] L’amitié entre les femmes est donc la grande sacrifiée de l’ordre patriarcal » (2011, 77). Cela évoque que les amitiés entre femmes existent, qu’elles ont toujours existées, mais uniquement de manière sous-jacente. Ces amitiés passent inaperçues parce qu’elles sont estimées pas ou peu importantes – du moins, moins importantes que des relations amicales entre hommes ou que des relations amoureuses hétérosexuelles, par exemple. 

Je reviens vers ma citation initiale, la citation d’Iris Brey : « ce geste-là, je ne l’ai quasiment pas vu. La main d’une femme rencontrant celle d’une autre » (2021, 111). Je pars de cette absence du geste pour me questionner sur les raisons de la rareté de celui-ci ; est-ce que ce geste est rare parce que peu représenté dans les récits ou est-ce que ce geste est invisible parce que volontairement empêché par différentes structures? 

Dans « Sisterhood : Political Solidarity Between Women », bell hooks écrit : 

we are taught that our relationship with one another diminish rather than enrich our experience. We are taught that women are ‘natural’ enemies, that solidarity will never exist between us because we cannot, should not and do not bond with one another. We have learned these lessons well. (1986, 127)

hooks suggère que les femmes sont naturellement, voire instinctivement, ennemies les unes des autres, qu’elles sont appelées à se positionner en tant qu’adversaires, plutôt que comme alliées. Selon hooks, la rivalité est construite, elle est apprise ou transmise par des structures dominantes – notamment par des structures patriarcales – et elle n’est pas forcément naturelle. Ce phénomène de rivalité est certainement nourri par la socialisation des jeunes filles et des jeunes femmes, qui dans des contextes familiaux, scolaires ou sociaux, sont encouragées à se comparer et à s’évaluer les unes en fonction des autres. On peut apercevoir une banalisation de certains comportements, de certaines paroles, de certaines actions ; il n’est pas rare, par exemple, d’entendre une femme critiquant une autre par rapport à son apparence ou de voir des femmes se méfier des autres, préférant alors la compagnie des hommes. Ces phrases, ces commentaires, qui sont encore très courants dans les discours sociaux, dans les médias, dans les conversations quotidiennes nourrissent l’idée ou la présupposition que l’amitié féminine est difficile à atteindre, voire complètement impensable. 

Œuvrant dans le domaine littéraire, je me demande certainement : qu’en est-il des relations platoniques entre femmes en littérature? La fiction faisant très souvent écho à la réalité, il est inévitable que ce stéréotype de la rivalité entre femmes, au dépit des autres facettes de relations possibles, prédomine également dans les récits littéraires. La mise en récit d’une amitié féminine sincère, solide, qui n’est pas basée sur une jalousie ou sur une compétitivité est donc particulièrement rare. Dans Une chambre à soi, Virginia Woolf explique pourquoi la simple phrase « Chloé aime Olivia » la bouleverse : 

Pour la première fois peut-être en littérature, Chloé aime Olivia. Cléopâtre n’aimait pas Octavie. […] Le seul sentiment que Cléopâtre éprouve envers Octavie est de la jalousie. Est-elle plus grande que moi? Comment arrange-t-elle ses cheveux? […] Les rapports entre femmes imaginaires sont par trop simples. Et je tentais de me souvenir de mes lectures, où deux femmes soient présentées comme amies. […] Mais presque sans exception, les femmes nous sommes données dans leurs rapports avec les hommes. Il est étrange de penser que, jusqu’aux jours de Jane Austen, toutes les femmes importantes de la fiction furent, non seulement vues uniquement par des hommes, mais encore uniquement dans leurs rapports avec les hommes. (1992 [1929], 124-125)

Les femmes en littérature ont longtemps été valorisées principalement dans leurs rapports avec les hommes, notamment dans leurs relations amoureuses, comme si aucune autre relation ne valait la peine d’être mise de l’avant ou d’être racontée. Lori Saint-Martin souligne également ce point en expliquant que « en littérature, la romance hétérosexuelle – la quête, pour la protagoniste, d’un mari qui assurera son ascension sociale – a longtemps dominé les romans centrés sur une héroïne » (2011, 76). Ceci implique que l’intrigue des textes littéraires tourne principalement autour de la romance entre un homme et une femme, faisant en sorte que toute autre histoire, et par conséquent toute autre relation, existe seulement en périphérie ou en marge de cette trame de romance hétérosexuelle – rendant ces relations amicales moins importantes, moins cruciales, moins déterminantes que les relations amoureuses. 

Mais, si Virginia Woolf souligne les limites des personnages littéraires féminins, l’autrice met surtout l’emphase sur la rareté de la représentation de deux femmes vivant une amitié solide et sincère, basée sur des fondations autres que sur la rivalité ou la jalousie. Il est certain que la littérature dite classique est victime d’une certaine époque où les discours patriarcaux prédominent et elle nous propose donc presque uniquement des modèles de relations entre femmes limitées et influencées par des normes sociales patriarcales, prolongeant alors l’absence ou la fragilité de l’amitié féminine, de ce geste de main tendue. 

Ceci m’amène vers ma propre pratique d’écriture. Dans la partie création de mon mémoire de maîtrise, rédigée avant que je ne réfléchisse et que je me questionne plus volontairement sur la place que j’accorde aux relations d’amitiés entre femmes, j’arrive à apercevoir dans ma propre mise en récit la trace de certains des héritages nommés plus haut. Le volet création de mon mémoire est un récit autofictif inspiré par le décès de mon père où une centaine de fragments, narrés par une jeune femme dans la vingtaine, s’enchaînent et alternent entre souvenirs et moment présent. Le deuxième chapitre de cette création se concentre principalement sur une relation amoureuse qui ne fonctionne pas entre la narratrice et un homme ; c’est une relation qui lui sert surtout de pansement alors qu’elle navigue dans cette période de deuil, mais c’est aussi une relation qu’elle place sur un piédestal, ignorant toutes ses amies qui tentent de la rejoindre, de lui tendre une main dans cette période de deuil. J’inclus un court passage, que je vais ensuite déplier à la lumière de certains éléments théoriques soulignés : 

Mon amie Sarah insiste pour qu’on aille diner ensemble. Après avoir essayé de l’éviter plusieurs fois, j’ai fini par accepter. Je ne me souviens même pas de la dernière fois où je l’ai vue. J’ai peur qu’elle soit fâchée parce que je ne réponds presque jamais à ses messages, parce que je ne prends jamais le temps de la voir, parce que je ne suis pas venue à son party d’anniversaire. Et j’ai peur qu’elle soit fâchée parce que j’ai déjà quinze minutes de retard alors qu’elle a choisi un restaurant dans mon quartier.

Dès que j’arrive, elle se jette dans mes bras. Je suis tellement contente de te voir, qu’elle me dit en souriant. Elle me demande comment je vais et semble vouloir une réponse sincère. Je ne sais pas quoi répondre à cette question. Je lui dis que tout va bien, que ça va mieux. Elle semble soulagée de l’entendre. On parle pendant longtemps, on a plein de choses à se dire. Elle ne me blâme pas pour toutes les fois où je ne lui ai pas répondu. Elle me dit qu’elle comprend, qu’elle est contente de me voir ce soir, qu’elle aimerait qu’on se voie plus souvent.

Mon téléphone posé sur la table vibre plusieurs fois. Je suis au bar, viens suivi de j’ai envie de te voir maintenant. J’ai juste mangé trois bouchées de mes pâtes au pesto, mais je n’ai plus faim. Je dis à Sarah que je dois partir, que je vais lui faire un virement pour la facture, qu’on se revoit bientôt. Je ne lui laisse pas le temps de me répondre.

Je suis en chemin, j’arrive. (Dakka 2024, 45)

Dans cet extrait, tout comme dans le reste de mon mémoire, il n’y a pas de traces de la rivalité entre femmes parce que ce n’est pas cet aspect que j’ai voulu mettre en récit. Par contre, dans cet extrait et dans plusieurs autres passages de ma création, je mets en valeur une relation amoureuse hétérosexuelle, sacrifiant les amitiés féminines, les plaçant en périphérie ou en marge de cette relation amoureuse, signifiant alors, malgré moi, leur non-importance. Dans l’entièreté de ce deuxième chapitre, la narratrice ignore les appels et les messages de ses amies, ne prend jamais des nouvelles d’elles et les abandonne lorsque cet homme la contacte – comme dans le passage cité. Lorsque je relis désormais cette création avec un peu de recul, j’estime que cette distance dans l’amitié féminine que j’ai mise en récit porte certainement les traces de certains discours sociaux et patriarcaux, de certains exemples littéraires où les femmes ne se tendent pas la main spontanément et privilégient des relations amoureuses à des relations amicales. 

C’est certainement par là qu’il faut commencer, par défaire cette mémoire de certains stéréotypes qui persistent et qui sont profondément ancrées à même nos réflexes narratifs, nos mises en récit, nos imaginaires. Je porte la conviction que nous pouvons nous détacher des rapports entre femmes qui sont centrés autour de la jalousie ou de la rivalité et que c’est notamment par l’écriture qu’on peut réinventer les liens entre femmes et finalement écrire les gestes de l’amitié. 

Réinventer le lien : écrire le geste de l’amitié

« Chercher, sous l’intrigue hétérosexuelle ou lovée en elle, une autre histoire, celle de l’amitié féminine, s’interroger sur l’importance qu’elle a pour les femmes, c’est lire à contre-courant »  (Saint-Martin 2011, 76). Dans une optique de réinventer le lien et d’enfin écrire le geste de l’amitié, il faut alors aller à contre-courant et réfléchir volontairement à la manière dont nous mettons en récit les relations d’amitié entre femmes. 

Si, comme on l’a vu plus haut, la littérature dite classique nous propose des modèles de femmes limitées ou influencées par certaines normes sociales et patriarcales, la littérature contemporaine peut à son tour nous proposer des espaces textuels où ces normes sont remises en question et critiquées et où plusieurs stéréotypes qui teintent les relations entre femmes peuvent être déconstruits. Rachel Blau Duplessis précise que « by centering relationships between women, contemporary novels create space for exploring identity, solidarity and agency outside of male-defined contexts » (1985, 108). La littérature contemporaine apparaît alors comme étant un espace littéraire libéré, où plusieurs autrices, en réaction aux récits traditionnels, proposent de plus en plus de récits où les femmes ne sont plus rivales ou jalouses ou dépendantes de relations amoureuses hétérosexuelles, mais où elles sont libres de ramener les relations amicales entre femmes au cœur du récit, plutôt que de les laisser exister en périphérie ou en marge d’une autre histoire2Par souci de temps lors de la communication, je ne me suis pas étendue sur tous les textes contemporains possibles qui mettent de l’avant une ou plusieurs amitiés féminines réelles et sincères, mais j’ai partagé quelques exemples de romans québécois où l’amitié féminine est particulièrement importante : Maryse (1983) de Francine Noël, Les filles bleues de l’été (2014) de Mikaella Nicol, Des femmes savantes (2016) de Chloé Savoie-Bernard, L’imparfaite amitié (2017) de Mylène Bouchard ou encore Épines et pierres précieuses (2023) de Chloé Savoie-Bernard, Alice Michaud-Lapointe et Valérie Lebrun. Chacune à leur manière, ces œuvres ouvrent un espace où les relations entre femmes peuvent être pensées autrement.

Dans all about love, bell hooks écrit : 

Since we choose our friends, many of us, from childhood and into our adulthood, have looked to friends for the care, respect, knowledge and all-around nurturance of our growth that we did not find in the family. […] Many of us learn as children that friendship should never be seen as just as important as family ties. However, friendship is the place in which a great majority of us have our first glimpse of redemptive love and caring community. (2000, 133)

C’est par là que je reviens à ma propre démarche d’écriture : si la littérature a longtemps négligée les relations amicales entre femmes, hooks suggère que ces amitiés sont souvent le point de départ d’une communauté sensible, tendre et solidaire. Ceci m’a mené à vouloir mettre en récit et placer au cœur de mon mémoire de maîtrise le soin, la consolation et l’amitié. Le point de départ de l’écriture a donc été d’envisager cette communauté amicale, cette sororité consolatrice, comme étant une manière de se sortir, de se tirer de la douleur du deuil auquel la narratrice est confrontée. 

Dans le troisième et dernier chapitre de ma création, la narratrice met finalement un terme à la relation amoureuse qu’elle entretient, réalisant que celle-ci n’est pas saine. Tout au long du chapitre, elle fait désormais l’effort conscient de renouer avec ses amitiés féminines, amitiés qu’elle délaissait et ignorait dans le deuxième chapitre, en comprenant que ses amies sont effectivement là pour lui tendre la main et pour l’accompagner dans cette période de deuil – autant le deuil de son père, que le deuil amoureux. 

Je pense à ma meilleure amie d’enfance, à qui je n’ai pas parlé depuis des années. Je me souviens de la fois où on a toutes les deux perdue une dent en même temps, je me souviens de nos sleepovers où on ne dormait pas parce qu’on parlait trop, je me souviens de nos paquets de bonbons qu’on partageait de manière égale pour éviter de se disputer. Je me demande si on ne se parle plus à cause de moi ou à cause d’elle, ou parce qu’en quittant l’enfance, notre amitié s’est épuisée.

Allô, juste te dire que tu me manques et que je pense à toi, je lui écris. Tu me manques aussi, on se voit demain soir? qu’elle me répond aussitôt. (Dakka 2024, 94)

À travers ce court extrait du troisième chapitre de ma création, on peut voir que l’écriture peut permettre de mettre en récit une amitié féminine qui, malgré la distance, le silence ou l’éloignement, est remplie d’affection et n’est pas teintée par la jalousie ou le jugement. Ce moment d’écriture, où deux jeunes femmes s’interpellent et se retrouvent, me semble porteur d’un déplacement important : il inscrit dans le texte un lien fort et partagé où un espace de bienveillance est créé. Et c’est peut-être dans la rédaction de ce genre de micro-gestes narratifs que réside un véritable potentiel de transformation dans la manière dont les femmes peuvent se rencontrer dans la fiction.

Conclusion

Alice Michaud-Lapointe écrit « qu’il est possible de s’enraciner dans l’amitié jusqu’à en faire sa loi. Je crois, depuis toujours, et peut-être naïvement en la puissance douce et acharnée de l’indéfectibilité des liens » (2023, 43). On pourrait dire que je partage la même naïveté lorsque j’envisage la puissance des amitiés féminines et je suis persuadée qu’il faut creuser cet espace où l’amitié entre femmes se crée, où elle est libre d’exister et surtout, où elle peut être mise en récit à sa juste valeur. 

Je reviens une dernière fois vers les mots d’Iris Brey : « les femmes prenaient rarement soin les unes des autres, ni autour de moi, ni sur le petit écran » (2021, 111). Le geste de la main tendue entre femmes, ou plutôt l’absence de ce geste, m’apparaît comme étant un point de départ important afin de réfléchir à la façon dont les femmes prennent soin les unes des autres dans nos imaginaires collectifs.  En explorant comment certains stéréotypes des relations entre femmes sont construits, j’ai voulu montrer que l’amitié entre femmes n’est pas une évidence, mais bien un espace à définir et à inventer, notamment par nos mises en récit. La littérature offre certainement la possibilité de réécrire ces liens d’amitié en permettant à d’autres formes d’attachement d’exister. Ma propre démarche d’écriture s’inscrit également dans ce mouvement ; je cherche surtout à donner corps à des gestes de soin, de consolation et de complicité entre femmes.

Bibliographie

AUDET, Élaine. 2000. Le cœur pensant : courtepointe de l’amitié entre femmes. Québec : Le Loup de Gouttière. 

BREY, Iris. 2021. « Nos mains nues » dans Chloé Delaume et al., Sororité : Inédit. Paris : Points. 

DAKKA, Elena. 2024. « Arracher les faux-cils suivi de J’ai un trou dans le cœur que je rêve de colmater », mémoire de maîtrise, Département d’études littéraires, Université du Québec à Montréal. 

DUPLESSIS, Rachel Blau. 1985. Writing Beyond the Ending : Narrative Strategies of Twentieth-Century Women Writers. Indiana : Bloomington Indiana University Press. 

HOOKS, bell. 1986. « Sisterhood : Political Solidarity Between Women ». Feminist Review, no. 23 : 125-138. 

______. 2000. All about love. London : Women’s.  

LEBRUN, Valérie, Alice Michaud-Lapointe et Chloé Savoie-Bernard. 2023. Épines et pierres précieuses : écrits d’amitié. Montréal : Leméac. 

SAINT-MARTIN, Lori. 2011. « L’amitié c’est mieux que la famille – Rapports amicaux entre femmes dans le roman québécois ». Nouvelles Questions Féministes 30. no. 2 : 76-92.

WOOLF, Virginia. 1992 [1929]. Une chambre à soi. Paris : Denoël.

pour citer

Dakka, Elena. 2025. « Tendre la main: penser et écrire l’amitié féminine en littérature », Postures, « Actes du colloque CIEL 2025 », hors série, en ligne, <https://revuepostures.uqam.ca/?p=9765>, consulté le xx/xx/xxxx.

Notes

  • 1
    Je précise ici que j’englobe sous le terme femme toute personne s’identifiant au genre féminin, qu’importe le genre attribué à la naissance.
  • 2
    Par souci de temps lors de la communication, je ne me suis pas étendue sur tous les textes contemporains possibles qui mettent de l’avant une ou plusieurs amitiés féminines réelles et sincères, mais j’ai partagé quelques exemples de romans québécois où l’amitié féminine est particulièrement importante : Maryse (1983) de Francine Noël, Les filles bleues de l’été (2014) de Mikaella Nicol, Des femmes savantes (2016) de Chloé Savoie-Bernard, L’imparfaite amitié (2017) de Mylène Bouchard ou encore Épines et pierres précieuses (2023) de Chloé Savoie-Bernard, Alice Michaud-Lapointe et Valérie Lebrun. Chacune à leur manière, ces œuvres ouvrent un espace où les relations entre femmes peuvent être pensées autrement.