Le conte comme épistémologie relationnelle

Hors série, actes de la journée d’études de l’AECSEL 2025

Le livre pour enfants Muin aqq L’nuiknek Te’sijik Ntuksuinuk. Mi’kmawey tepkikewey musikiskey a’tukwaqn = Muin and the Seven Bird Hunters. A Mi’kmaw night sky story, par Lillian Marshall, Murdena Marshall, Prune Harris et Cheryl Bartlett et illustré par Kristy Read et Sana Kavanagh, adapte un conte mi’kmaw qui permet de retracer le chemin de la Grande Ourse à travers les cieux. Selon le conte, Muin, l’Ourse, se réveille au printemps et sort de sa tanière. Les sept oiseaux se mettent à la pourchasser à travers le ciel et la suivent tout l’été durant. À l’automne, les oiseaux, ayant réussi à fatiguer Muin, l’atteignent d’une flèche. Son sang, en tombant, tache les feuilles des arbres, qui virent au rouge. L’hiver, le squelette de Muin est sur le dos, dans le ciel; au printemps, son esprit entre dans le corps d’une nouvelle ourse et le cycle se poursuit.

Ce livre est le résultat d’une collaboration entre l’Université du Cap-Breton, la Société royale astronomique du Canada (SRAC) et des Aîné·e·s mi’kmaw, dont Murdena Marshall. La revitalisation du conte lui-même est attribuée à l’Aînée Lillian Marshall (joudry 2019, 77) Dans cet article, je vais aborder la revitalisation du conte de Muin ainsi qu’une pièce de théâtre dans laquelle figure le conte, Elapultiek, de la poète, dramaturge et écologue mi’kmaw shalan joudry, pour explorer comment l’épistémologie déployée par le conte révèle l’interdépendance du fait et de la fiction. La revitalisation et la diffusion du conte démontrent que le savoir, loin d’être un objet fixe, est une chose relationnelle, un processus constant d’interaction dialectique entre fait et fiction, où la méthode de transmission occupe un rôle central. 

Genèse et diffusion du conte de Muin au XXIᵉ siècle

Selon shalan joudry, c’est l’Aînée Lillian Marshall qui a revitalisé le conte de l’Ourse Muin. joudry indique que celui-ci avait auparavant été transmis de plusieurs façons, notamment par une transcription faite en 1900 par l’ethnologue américain Stansbury Hagar (77). Ainsi, Lillian Marshall a convoqué des sources à la fois autochtones et allochtones pour établir la trame du conte de Muin. Le conte a par la suite été adapté en livre pour enfants. La collaboration qui a permis la production du livre a elle aussi réuni des instances autochtones et allochtones : l’Université du Cap-Breton, la SRAC et les Aînées Lillian Marshall et Murdena Marshall. L’Université du Cap-Breton hébergeait à l’époque l’Institute for Integrative Science and Health (IISH), sous la direction de Cheryl Bartlett. L’institut, qui comprenait à la fois un programme académique et des initiatives d’outreach communautaire, avait comme premier principe directeur le concept d’Etuaptmumk (« About », en ligne). Etuaptmumk, ou le « double regard » (20231« Two-Eyed Seeing » en anglais. J’utilise la traduction française suggérée par le Groupe de travail pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard. Groupe de travail pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard, Guide d’accompagnement pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard, ASPQ/RÉFIPS Amériques, 2023, 94 p.), est un concept développé par les Aîné·e·s mi’kmaw Albert et Murdena Marshall. Selon joudry, cette notion du double regard « reminds us of the importance to see the subject through both a mainstream ecological lens or eye as well as through a cultural Mi’kmaw lens for the benefit of all. We are guided to see from both perspectives without one eye overpowering the other » (joudry 2019, 76). 

Le cadre conceptuel fourni par la notion d’Etuaptmumk permet d’appréhender comment le conte de Muin ainsi que les instances qui le diffusent font preuve d’une approche relationnelle au savoir. Les images du livre pour enfants Muin aqq L’nuiknek Te’sijik Ntuksuinuk. Mi’kmawey tepkikewey musikiskey a’tukwaqn = Muin and the Seven Bird Hunters. A Mi’kmaw night sky story représentent les étoiles, dont la constellation de la Grande Ourse, telles qu’elles apparaissent deux heures avant le lever du jour, et permettent donc la transmission d’un savoir astronomique précis. La forme du livre pour enfants favorise une transmission orale et communautaire de ce savoir, puisque les livres pour enfants sont le plus souvent lus à haute voix en groupe. Le livre se sert ainsi de médiums provenant initialement de cultures non-mi’kmaw (le livre imprimé, la langue écrite) afin de transmettre un savoir astronomique mi’kmaw.

La SRAC a aussi joué un rôle important dans la diffusion du conte de Muin et les sept oiseaux chasseurs. Le 8 janvier 2009, pour marquer le début de l’Année mondiale de l’astronomie, une version animée du conte a été présentée au Musée des sciences et de la technologie du Canada (2009, en ligne). Par la suite, des vidéos de cette animation ont été réalisées avec narration en anglais, en français et en mi’kmaq. La narration en anglais et en mi’kmaq a été effectuée par les Aînées Lillian Marshall et Murdena Marshall, tandis que celle en français a été effectuée par Annabelle Welsh, membre de la première nation de Membertou, au Cap-Breton (« Muin and the 7 Bird Hunters », en ligne). Ces vidéos sont maintenant disponibles sur YouTube, où il est indiqué que les droits d’auteur sont détenus par les Aîné·e·s mi’kmaw (Mi’kmaw Moons 2020). Il en va de même pour le livre pour enfants Muin aqq L’uiknek Te’sijik Ntuksuinu’k, où les droits d’auteur sont attribués aux « Elders of Mi’kma’ki », à qui le livre est également dédié. Ces détails sont d’une importance particulière puisqu’ils démontrent que le partenariat avec des instances allochtones, en l’occurrence la SRAC et l’Université du Cap-Breton, représente une réelle collaboration, et non un acte d’appropriation culturelle et épistémologique.

La diffusion du conte de Muin par la SRAC s’est poursuivie après la fin de l’Année mondiale de l’astronomie. L’été 2025 a marqué la 15ᵉ année que le Parc national et lieu historique national de Kejimkujik, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, a accueilli l’événement « Fin de semaine sous le ciel étoilé », organisé conjointement par la SRAC et par Parcs Canada (« 15ᵉ fin de semaine sous le ciel étoilé de Kejimkujik », en ligne). Kejimkujik est un lieu historique important pour le peuple mi’kmaw : on y retrouve des pétroglyphes mi’kmaw vieux d’au moins 800 ans (MacNaughton 2024). Le parc a aussi été désigné en tant que « réserve de ciel étoilé » en 2010 (« Dark Sky Preserve », en ligne). Lors de la Fin de semaine sous le ciel étoilé, les activités proposées comprennent à la fois des ateliers animés par des astronomes amateur·rice·s de la SRAC et une présentation du conte de Muin, animée par des employé·e·s de Parcs Canada. L’événement représente donc à la fois une réunion entre divers types de savoirs et une approche du savoir qui favorise la relationnalité et la transmission en groupe. Malgré la fermeture de l’Institute for Integrative Science and Health en 2013, la SRAC continue à diffuser le conte de Muin d’une manière qui respecte les principes d’Etuaptmumk. 

Elapultiek, Muin et le double regard

Elapultiek, par shalan joudry, dont le titre signifie « Nous regardons vers » en mi’kmaq, a vu le jour en 2018, lorsque la pièce a été commandée par la compagnie de théâtre Two Planks and a Passion. Elle a été présentée pour la première fois au Ross Creek Centre for the Arts, près de Canning, en Nouvelle-Écosse, avant de partir en tournée dans plusieurs communautés mi’kmaw de la province (Smith 2018). En 2019, des représentations d’Elapultiek ont eu lieu une fois par semaine au Parc national et lieu historique national Kejimkujik (2019, en ligne) et, la même année, la pièce a été publiée par Pottersfield Press. La pièce met en scène l’amitié naissante entre Bill, un biologiste blanc néo-écossais, et Nat, une jeune femme mi’kmaw. Les deux personnages se rencontrent à la frontière disputée d’une réserve, au moment où Bill y arrive dans le cadre d’un projet de recensement des martinets ramoneurs, ou kaktukopnji’jk, une espèce menacée :

NAT: What are you going to do with the papers [of data on the swifts]?

BILL: Save the originals and copy them to send to the aerial insectivore specialists at Maritimes SwiftWatch. They coordinate the count nights.

NAT: Do you give the data back to the community here?

BILL: Other biologists do the stewardship part.

NAT: Then why are you at this spot, instead of just asking us in our community to do this? This is Mi’kmaw reserve land.

BILL: Actually, this is private land. The reserve boundary is right over there. This is where I come to monitor them. I speak with the landowner each spring to let him know I’ll be here by his old cabin.

NAT: I was always told this was reserve until the river. My grandparents used to bring me here. We always camp –

BILL: The property boundary is over there. They’re almost ready to dive in. I have to pay attention now. (joudry 2019, 14-15)

Le conflit au sujet de la frontière de la réserve en vient à symboliser le conflit plus large sur l’épistémologie et la légitimité de divers types de savoirs. Nat représente un savoir et une tradition orales, alors que Bill, au début de la pièce, ne fait confiance qu’à des sources empiriques occidentales, autant pour ce qui est de la frontière que pour le recensement et la conservation des martinets ramoneurs. J. B. Harley remarque que les cartes sont en général perçues comme scientifiques et empiriques et donc objectives, perception qui travaille à masquer le fait qu’elles représentent en réalité des « relations dialectiques entre l’image et le pouvoir2Je traduis. » (1988, 280) et qu’elles contribuent à renforcer les structures de pouvoir existantes, en l’occurrence les structures coloniales. Il en va de même pour la conservation de l’environnement telle qu’elle est conceptualisée par Bill au début de la pièce : il dit à Nat que la science permet un point de vue « objectif » (joudry 2019, 19) et lui recommande de ne pas anthropomorphiser les martinets (joudry 2019, 21). Bill entretient une vision non-relationnelle de la conservation, réifiant la division entre l’humain et la nature :

NAT : Usually conservation means non-Indigenous people draw a boundary around an area and say no people allowed. Is that what you mean?

BILL : I guess it depends on what it’s for. Right now I’m just thinking about the chimney swifts.

NAT : Can’t you think about the people too?

BILL : I’m just a biologist. (joudry 2019, 48)

Pourtant, au cours de la pièce, la perspective de Bill se transforme grâce à la relation de collaboration – et éventuellement d’amitié – qu’il développe avec Nat. Leur première réelle collaboration a lieu lorsque les martinets font face à un danger : alors que les deux personnages sont en pleine dispute au sujet de l’intention de Bill d’acheter le terrain contesté, un raton laveur s’infiltre dans la cheminée où nichent les martinets :

BILL : No one’s diving in.

NAT : Then go somewhere else, you guys.

BOTH : oh.

BILL : That one tried to go in.

NAT : One just did.

BILL : Ten, twenty, thirty, forty…

NAT : The raccoon just went in after them.

BILL : Four, two.

NAT : Five just came out.

BILL : Ten in.

NAT : Ten, twenty, thirty, forty out. Look, the racoon came out. Is she licking her lips? Ooh, you killer.  

BILL : How many are left in the chimney? You got the outs and I have (Checks tally) fifty-seven in.

NAT : Forty-five came out. (joudry 2019, 37-38)

C’est la relation que Bill et Nat entretiennent tous·tes les deux séparément avec les martinets ramoneurs qui leur donne l’occasion de s’opposer ensemble au danger représenté par le raton laveur. Cette nouvelle relation collaborative leur permet de compter les martinets de façon plus efficace et précise et de calculer combien d’oiseaux se trouvent toujours dans la cheminée.

Un deuxième point tournant majeur survient pour Bill lorsque Nat lui raconte le conte de Muin :

NAT : We pass on qualitative information through our stories and language. That’s our way of sharing sciences and vetting through the generations. I can teach about astronomy simply by telling a story about a bear.

BILL : Stories aren’t science.

NAT : Wanna bet?

(Silence.)

BILL : Sure.

NAT : If i can demonstrate lessons in astronomy with my bear story, then you have to sing a Mi’kmaw chant with me. (joudry 2019, 51)

Nat partage le conte de Muin, et Bill est obligé de constater que celui-ci transmet effectivement un savoir astronomique. Cet événement semble modifier sa perception de l’épistémologie mi’kmaw. Dans la scène suivante, Bill admet que le terrain disputé appartient en réalité à la réserve :

NAT : Did you just say it’s reserve land?

BILL : Yes.

NAT : You believe me?

BILL : Yes.

NAT : Good. Finally you side with oral tradition instead of data.

BILL : Actually, I found data.

NAT : What do you mean?

BILL : I looked into it at the lands registry and found that about a hundred years ago someone took the liberty to survey off this part of the reserve and make a private sale. I’m not sure if it was intentional or not.

NAT : When did you find that out?

BILL : In the winter.

NAT : What?

BILL : There’s nothing we can do, Nat. (joudry 2019, 57)

Malgré l’hostilité toujours présente entre Bill et Nat, cette découverte est un exemple parlant d’Etuaptmumk : sans le savoir oral de Nat, Bill n’aurait pas fait de recherches archivistiques pour déterminer l’historique de la propriété selon les documents de l’État. Ensemble, les deux épistémologies permettent une perspective plus complète que si elles avaient été employées seules. Il s’agit d’une approche obligatoirement relationnelle, qui n’aurait pas été possible sans la présence de plus d’une personne. La volonté de collaboration est tout aussi nécessaire : Bill détient déjà l’information disponible dans les archives, mais c’est le conte de Muin qui sert de catalyseur et le motive à partager cette information avec Nat. Sans un minimum de bienveillance et de collaboration, un double regard ne voit rien.

Pour les mêmes raisons qu’elle représente un bon exemple d’Etuaptmumk, cette scène nous en dévoile aussi les potentiels écueils. Le conflit épistémologique mis en scène dans Elapultiek s’articule autour de la frontière de la réserve, ce qui peut venir dissimuler le fait que peu importe la localisation exacte de celle-ci, le terrain où Bill et Nat recensent les martinets est un territoire mi’kmaw : les terres composant aujourd’hui la province de la Nouvelle-Écosse sont régies par les traités de paix et d’amitié signés au XVIIIe siècle entre la Couronne britannique et diverses nations membres de la Confédération Wabanaki; ces traités ne cèdent aucun territoire (« Fiche d’information sur les traités de paix et d’amitié dans les Maritimes et dans la région de Gaspé », en ligne). Le conflit entre Bill et Nat démontre également combien il est difficile de construire une relation – qu’elle soit personnelle, intercommunautaire, ou épistémologique – égalitaire dans un contexte d’oppression systémique; il nous démontre qu’une approche qui souhaite respecter le principe d’Etuaptmumk doit s’articuler en prenant pleinement conscience des injustices passées et contemporaines qui structurent notre société et notre épistémologie.

Lors de la dernière scène de la pièce, qui se déroule plusieurs mois plus tard, Nat, qui n’a pas oublié avoir gagné son pari au sujet du conte de Muin, invite Bill à chanter un chant mi’kmaw avec elle pour accueillir les martinets après l’hiver :

(Nat teaches him a friendship song.)

NAT : Here they are.

(Looking at the new site, the old tree, Bill takes his notes and counts as they watch the swifts. Nat continues to sing another round of the friendship song.)

BILL : Thirty-six.

NAT : Thirty-eight.

(Pauses.)

BILL : Okay. Thirty-eight.

NAT : Msit No’kmaq. (joudry 2019, 70)

Ici, le double regard fonctionne de manière égalitaire. Nat chante pendant que Bill compte, mais les deux épistémologies opèrent ensemble au lieu d’être cantonnées chacune de son côté : Bill a appris le chant, et Nat prend elle aussi part au décompte, même s’il ne s’agit pas de son approche principale. La phrase « Msit No’kmaq », qui clôt la pièce, signifie « toutes mes relations » et représente « a traditional Indigenous philosophy which understands that everything in the world/universe is interconnected; everyone and everything has a purpose and is worthy of respect » (Root 2024, 16). Il est clair que pour joudry cette relationnalité s’étend également au public de sa pièce. Elapultiek est une pièce qui vise ce qu’Ariane Brun del Re appellerait un public « exogène » (Brun del Re 2022) – donc, dans ce cas-ci, allochtone. joudry confirme dans une entrevue espérer que le public « would share [Bill’s] desire to let down their guards, agree to be friends, and help lift each other up » (Huebert 2020, 319). Ainsi, toute la collection et la diffusion du conte de Muin, dans laquelle s’inscrit Elapultiek, nous permet de voir que ce conte s’appuie sur une épistémologie relationnelle, où le savoir est transmis et conservé entre les êtres humains et non par des individus privés.

Conclusion. Élargir le double regard

joudry rappelle que toutes et tous sont invité·e·s à appliquer le concept d’Etuaptmumk dans nos recherches, pour toujours tenter de voir de plusieurs façons. Dans ce contexte, certains aspects de la théorie marxiste permettent d’adopter une autre perspective pour appréhender la relation au savoir qui se dégage du conte de Muin. Dans le Capital, Marx développe le concept du fétichisme de la marchandise, selon lequel l’apparence objective d’une marchandise masque les relations sociales et le travail qui ont été nécessaires pour la créer : la marchandise « renvoie aux hommes l’image des caractères sociaux de leur propre travail comme des caractères objectifs des produits du travail eux-mêmes » (Marx 2016 [1867], 74). Le savoir peut être lui aussi fétichisé d’une telle manière; il est réifié selon une vision qui le considère comme une chose en soi, alors qu’il est en réalité composé d’un réseau de relations sociales. Le conte de Muin et sa diffusion ne font que rendre visible ce qui est souvent caché, mais néanmoins vrai de tout savoir, c’est-à-dire le fait qu’il s’agit toujours d’une entreprise collective.

Il convient que ce soient le conte, le livre pour enfants et le théâtre qui nous rappellent cette vérité. Depuis plusieurs années, la phrase « facts don’t care about your feelings » a acquis une grande popularité au sein des milieux politiques conservateurs. De l’autre côté, la lutte contre la désinformation s’appuie souvent sur des entreprises de vérification des faits qui, quoique nécessaires, ne réussissent pas toujours à dissiper des mythes et des théories du complot. Une approche relationnelle à l’épistémologie nous démontre que la façon dont le savoir est transmis a une grande incidence sur son effet dans le monde, et donc sur les faits. Loin d’être deux qualités opposées, le fait et la fiction entretiennent une relation dialectique dont on peut tirer profit pour articuler une nouvelle épistémologie.

Bibliographie

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pour citer

Drouin, Violette. 2025. « Le conte comme épistémologie relationnelle », Postures, « Actes de la journée d’études AECSEL 2025 », hors série, en ligne, <https://revuepostures.uqam.ca/?p=9889>, consulté le xx/xx/xxxx.

Notes

  • 1
    « Two-Eyed Seeing » en anglais. J’utilise la traduction française suggérée par le Groupe de travail pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard. Groupe de travail pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard, Guide d’accompagnement pour un Faire ensemble de l’Etuaptmumk/Double Regard, ASPQ/RÉFIPS Amériques, 2023, 94 p.
  • 2
    Je traduis.