{"id":10105,"date":"2026-09-29T14:40:35","date_gmt":"2026-09-29T14:40:35","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?page_id=10105"},"modified":"2026-09-29T14:49:57","modified_gmt":"2026-09-29T14:49:57","slug":"appel-de-critiques","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?page_id=10105","title":{"rendered":"Appel de critiques"},"content":{"rendered":"<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis longtemps, la revue <i>Postures. Critique litt\u00e9raire<\/i> renoue avec ses origines et offre un appel de comptes rendus critiques. Le but est de cr\u00e9er, au fil des parutions, une banque de comptes rendus pour faciliter les recherches post\u00e9rieures et faire d\u00e9couvrir de nouveaux ouvrages. Dans le cadre de ce num\u00e9ro, les comptes rendus se doivent de garder comme fil conducteur la notion de l\u2019exigu\u00eft\u00e9, de l\u2019\u00e9criture \u00e0 partir des marges. Ils peuvent porter sur un ouvrage en g\u00e9n\u00e9ral ou sur un ou plusieurs chapitres en particulier.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe de la revue propose quelques suggestions en ce sens. Il ne s\u2019agit en aucun cas d\u2019une liste exhaustive ou contraignante. Vous \u00eates libres de proposer le compte rendu d\u2019un ouvrage autre en lien avec la th\u00e9matique du num\u00e9ro.<\/p>\n<p>Voici les suggestions de l\u2019\u00e9quipe :<\/p>\n<p><b>Aurore Turbiau et al., <\/b><b><i>\u00c9crire \u00e0 l\u2019encre violette : litt\u00e9ratures lesbiennes en France de 1900 \u00e0 nos jours<\/i><\/b><b>, Paris, Le Cavalier Bleu, coll. \u00ab Convergences \u00bb, 2022, 296 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>Apr\u00e8s des si\u00e8cles d\u2019un silence quasi entier, plusieurs \u0153uvres ouvertement lesbiennes sont publi\u00e9es au tout d\u00e9but du XX<\/i><i>e<\/i><i> si\u00e8cle. Depuis lors, des ann\u00e9es folles \u00e0 l\u2019apr\u00e8s-guerre, de l\u2019histoire militante des ann\u00e9es 1970 \u00e0 la naissance de l\u2019\u00e9dition sp\u00e9cialis\u00e9e, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019effervescence du d\u00e9but du XXI<\/i><i>e<\/i><i> si\u00e8cle, ce sont des centaines de textes qui disent et th\u00e9orisent leur existence. Parcourant tous les genres, ils mettent en sc\u00e8ne le lesbianisme, nomment et nourrissent une culture partag\u00e9e et en r\u00e9activent la m\u00e9moire et les noms.<\/i><\/p>\n<p><i>N\u00e9 du constat d\u2019une m\u00e9moire immense, mais enterr\u00e9e, \u00e9clat\u00e9e et n\u00e9glig\u00e9e, <\/i>\u00c9crire \u00e0 l\u2019encre violette<i> souhaite rendre compte de l\u2019ampleur de ce dialogue lesbien : il int\u00e8gre et modifie le cadre de la litt\u00e9rature en ouvrant d\u2019autres perspectives.<\/i><\/p>\n<p><b>C\u00e9cilia W. Francis et Robert Viau (dir.), <\/b><b><i>Litt\u00e9rature acadienne du <\/i><\/b><b><i>21<\/i><\/b><b><i>e<\/i><\/b><b><i> si\u00e8cle<\/i><\/b><b>, Moncton, Perce-Neige, coll. \u00ab Archipel-APLAQA \u00bb, 2016, 306 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>L&rsquo;ouvrage collectif<\/i> Litte\u0301rature acadienne du 21e sie\u0300cle <i>propose des travaux de recherche ine\u0301dits inspir\u00e9s par la situation de la litte\u0301rature acadienne contemporaine et s&rsquo;inscrit dans un ensemble d&rsquo;analyses s&rsquo;inte\u0301ressant aux courants post-nationalistes de cette litte\u0301rature ayant acquis, avec les anne\u0301es, ses lettres de noblesse. Les \u0153uvres et les productions acadiennes retenues portent le sceau de la diversite\u0301 et de l&rsquo;universalite\u0301, tout en montrant dans bien des cas la spe\u0301cificite\u0301 de leurs origines, que ce soit de manie\u0300re manifeste ou sous forme crypte\u0301e, a\u0300 l&rsquo;aide d&rsquo;un discours connote\u0301. C&rsquo;est ce que refle\u0300te la structuration de l&rsquo;ouvrage, conc\u0327ue en fonction des e\u0301tudes consacre\u0301es aux e\u0301crivain\u00b7e\u00b7s et aux cre\u0301ateur\u00b7ice\u00b7s acadien\u00b7ne\u00b7s bien e\u0301tabli\u00b7e\u00b7s, d&rsquo;une part, et a\u0300 celleux qui forment la rele\u0300ve, d&rsquo;autre part. Dans la premie\u0300re cate\u0301gorie figurent Antonine Maillet, Herme\u0301ne\u0301gilde Chiasson, Serge Patrice Thibodeau, Jacques Savoie, France Daigle, Jean Babineau, Charles Pelletier, Phil Comeau et Zachary Richard; dans la seconde, on de\u0301couvrira des visages e\u0301mergents ou de nouveaux noms, tels que Georgette LeBlanc, Jonathan Roy, Kirby Jambon, Emma Hache\u0301, Marcel-Romain The\u0301riault, Me\u0301lanie Le\u0301ger et Rodrigue Jean. Re\u0301unies par Ce\u0301cilia W. Francis et Robert Viau, ces e\u0301tudes partagent le souci de faire de\u0301couvrir l\u2019\u00e9volution de la litte\u0301rature acadienne de me\u0302me que les productions culturelles acadienne, lesquelles gagnent en audace et en maturite\u0301.<\/i><\/p>\n<p><b>Fran\u00e7ois Par\u00e9 et Nathalie Carr\u00e9, <\/b><b><i>Faire exister les litt\u00e9ratures de l\u2019exigu\u00eft\u00e9 : instituer, l\u00e9gitimer et p\u00e9renniser un champ litt\u00e9raire dans un contexte de domination culturelle<\/i><\/b><b>, Paris, Double Ponctuation, coll. \u00ab Bibliodiversit\u00e9 \u00bb, 2021, 88 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>Depuis la publication de son premier essai,<\/i> Les Litt\u00e9ratures de l\u2019exigu\u00eft\u00e9<i>, Fran\u00e7ois Par\u00e9 n\u2019a cess\u00e9 de r\u00e9fl\u00e9chir aux conditions d\u2019\u00e9mergence et de reconnaissance de ces litt\u00e9ratures aux \u00ab marges \u00e9troites \u00bb \u2013 que ce soit en raison de leur nombre de lecteurs, de leur langue d\u2019\u00e9criture ou de leurs difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s au statut de litt\u00e9ratures publi\u00e9es.<\/i><\/p>\n<p><i>Dans un champ de recherche o\u00f9 ces questions sont \u00e9tudi\u00e9es de mani\u00e8re tr\u00e8s sp\u00e9cialis\u00e9e et cloisonn\u00e9e (la litt\u00e9rature basque, corse, togolaise, franco-ontarienne, etc.), Fran\u00e7ois Par\u00e9 propose une r\u00e9flexion transversale particuli\u00e8rement stimulante.<\/i><\/p>\n<p><i>Un entretien r\u00e9alis\u00e9 par Nathalie Carr\u00e9.<\/i><\/p>\n<p><b>Hafid Gafa\u00efti, Patricia M. E. Lorcin et David G. Troyansky, <\/b><b><i>Transnational Spaces and Identities in the Francophone World<\/i><\/b><b>, Lincoln, University of Nebraska Press, coll.\u00a0\u00ab\u00a0France Overseas : Studies in Empire and Decolonization \u00bb, 2014, 488 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>T<\/i><i>he dissolution of the French Empire and the ensuing rush of immigration have led to the formation of diasporas and immigrant cultures that have transformed French society and the immigrants themselves.<\/i> Transnational Spaces and Identities in the Francophone World <i>examines the impact of this postcolonial immigration on identity in France and in the Francophone world, which has encompassed parts of Africa, the Middle East, Southeast Asia, and the Americas. Immigrants bear cultural traditions within themselves, transform \u201chost\u201d communities, and are, in turn, transformed. These migrations necessarily complicate ideals of national literature, culture, and history, forcing a reexamination and a rearticulation of these ideals.<\/i><\/p>\n<p><i>Exploring a variety of texts informed by these transnational conceptions of identity and space, the contributors to this volume reveal the vitality of Francophone studies within a broad range of disciplines, periods, and settings. They remind us that the idea and reality of Francophonie is not a late twentieth-century phenomenon but something that grows out of long-term interactions between colonizer and colonized and between peoples of different nationalities, ethnicities, and religions. Truly interdisciplinary, this collection engages conceptions of identity with respect to their physical, geographic, ethnic, and imagined realities.<\/i><\/p>\n<p><b>Isabelle Boisclair, Pierre-Luc Landry et Guillaume Poirier Girard (dir.), <\/b><b><i>Qu\u00e9bequeer : Le queer dans les productions litt\u00e9raires, artistiques et m\u00e9diatiques qu\u00e9b\u00e9coises<\/i><\/b><b>, Montr\u00e9al, Les Presses de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, coll. \u00ab Nouvelles \u00e9tudes qu\u00e9b\u00e9coises \u00bb, 2020, 518 p.<\/b><\/p>\n<p>Description :<i> En plus d\u2019offrir un portrait des productions culturelles queer au Qu\u00e9bec tant francophones qu\u2019anglophones, dont certaines autochtones, cet ouvrage s\u2019attarde \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler le caract\u00e8re queer de celles qui ne le sont pas <\/i>de facto. <i>Il se pr\u00e9sente comme un manuel de r\u00e9f\u00e9rence sur le sujet, avec des essais critiques \u2013 qui portent autant sur la litt\u00e9rature et le monde du spectacle que sur les arts m\u00e9diatiques ou la presse gay \u2013 et des textes exp\u00e9rimentaux \u2013 fictions, dessins, r\u00e9cits autobiographiques.<\/i><\/p>\n<p><i>Plus de 27 \u0153uvres de fiction publi\u00e9es entre 1965 et 2017 y sont analys\u00e9es sous diff\u00e9rents aspects, avec des m\u00e9thodologies diverses, mais toujours sous l\u2019\u00e9clairage queer (un terme \u00e0 la nature instable, paradoxale, que calque la forme \u00e9clat\u00e9e de l\u2019ouvrage). Du polyamour \u00e0 l\u2019inceste, en passant par le racisme, l\u2019urbanit\u00e9, le suicide, le non-d\u00e9sir d\u2019enfant, l\u2019alimentation ou les processus de production, le queer met en sc\u00e8ne des personnages h\u00e9t\u00e9ros ou homosexuels, intersexu\u00e9s, cis, trans, travailleur\u00b7euse\u00b7s du sexe, gros et plusieurs autres\u2026 Cette juxtaposition d\u2019\u00e9tats, de genres, de th\u00e8mes, de formes et de pratiques constitue l\u2019une des forces de ce livre qui int\u00e9ressera bien s\u00fbr un lectorat d\u2019intellectuel\u00b7le\u00b7s et de personnes issues des communaut\u00e9s LGBTQIA2S+, mais pas seulement. Il deviendra, sans nul doute, une ressource indispensable pour l\u2019enseignement de nouvelles perspectives dans le cadre des sciences humaines et sociales<\/i>.<\/p>\n<p><b>Isabelle Kirouac Massicotte, <\/b><b><i>Trash : une esth\u00e9tique des marges dans les litt\u00e9ratures francophones du Canada<\/i><\/b><b>, Sudbury, Prise de parole, coll. \u00ab Agora \u00bb, 2023, 243 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>Le trash est une esth\u00e9tique encore tr\u00e8s peu \u00e9tudi\u00e9e en litt\u00e9rature : encore trop mal aim\u00e9e et mal comprise, elle serait de mauvais go\u00fbt et indigne d\u2019analyse. L\u2019\u00e9tude du trash s\u2019inscrit pourtant dans le champ des<\/i> waste studies<i>, appel\u00e9 \u00e0 grandir en importance \u00e0 l\u2019\u00e8re de l\u2019anthropoc\u00e8ne, et suscite une r\u00e9flexion sur ce qui est hors norme, sur l\u2019obsc\u00e8ne, sur l\u2019attribution de la valeur et la d\u00e9valuation (qu\u2019elle concerne les choses, les individus ou m\u00eame les crit\u00e8res esth\u00e9tiques); elle sonde la division arbitraire de ce qui peut \u00eatre vu, entendu et m\u00eame senti dans l\u2019espace public.<\/i><\/p>\n<p><i>Cette premi\u00e8re \u00e9tude fouill\u00e9e du trash dans les litt\u00e9ratures francophones du Canada propose une lecture compar\u00e9e d\u2019\u0153uvres puis\u00e9es dans les corpus autochtone (An Antane Kapesh et Marie-Andr\u00e9e Gill), franco-ontarien (Patrice Desbiens et Jos\u00e9 Claer), qu\u00e9b\u00e9cois (Jacques Renaud, Victor-L\u00e9vy Beaulieu et Jos\u00e9e Yvon), acadien (Guy Arsenault et Martin P\u00eetre) et franco-manitobain (Charles Leblanc et Jean Chicoine).<\/i><\/p>\n<p><i>Pr\u00e9curseur et multidisciplinaire, inspir\u00e9 des travaux pionniers de Kenneth Harrow et de Susan Signe Morrison, cet ouvrage s\u2019adresse \u00e0 toute personne qui d\u00e9sire approfondir sa compr\u00e9hension de la marginalit\u00e9 \u2013 sociale, esth\u00e9tique \u2013 et son inscription dans l\u2019imaginaire litt\u00e9raire au pays.<\/i><\/p>\n<p><b>Sylvie Vignes (dir.), <\/b><b><i>Image de l\u2019Am\u00e9rindien dans les litt\u00e9ratures francophones actuelles<\/i><\/b><b>, Paris, Lettres modernes Minard, coll. \u00ab Litt\u00e9ratures francophones au pr\u00e9sent \u00bb, 2018, 234 p.<\/b><\/p>\n<p>Description : <i>Trente ans apr\u00e8s les travaux publi\u00e9s par Gilles Th\u00e9rien sur le sujet, cette premi\u00e8re livraison de la S\u00e9rie<\/i> Francophonies \u00ab au pr\u00e9sent \u00bb <i>s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019image de l\u2019Am\u00e9rindien dans les litt\u00e9ratures francophones actuelles d\u2019Am\u00e9rique du Nord \u2013 du Qu\u00e9bec aux Cara\u00efbes \u2013 en accordant une large place aux auteurs autochtones et m\u00e9tis.<\/i><\/p>\n<p><i>Si elles ne peuvent que croiser sur ce sujet nombre des sciences humaines et sociales, les onze \u00e9tudes r\u00e9unies dans notre volume concernent toutes des textes caract\u00e9ris\u00e9s par la souplesse, la richesse, les nuances, voire les contradictions propres \u00e0 la fiction et \u00e0 la litt\u00e9rarit\u00e9, qu\u2019ils visent une peinture r\u00e9aliste d\u2019une culture et de conditions de vie ou cristallisent et d\u00e9ploient plus ou moins ouvertement un imaginaire.<\/i><\/p>\n<p>Pour soumettre une proposition d\u2019article, veuillez vous r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 notre nouveau <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?page_id=2\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">protocole de r\u00e9daction<\/a><\/span>. Vous avez jusqu\u2019au 15 octobre 2026 pour nous faire part de votre proposition.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour la premi\u00e8re fois depuis longtemps, la revue Postures. Critique litt\u00e9raire renoue avec ses origines et offre un appel de comptes rendus critiques. Le but est de cr\u00e9er, au fil des parutions, une banque de comptes rendus pour faciliter les recherches post\u00e9rieures et faire d\u00e9couvrir de nouveaux ouvrages. 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