{"id":5397,"date":"2024-06-13T19:48:13","date_gmt":"2024-06-13T19:48:13","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/figures-du-texte\/"},"modified":"2024-09-10T14:36:43","modified_gmt":"2024-09-10T14:36:43","slug":"figures-du-texte","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5397","title":{"rendered":"Figures du texte"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6876\">Dossier \u00abEspaces in\u00e9dits: les nouveaux avatars du livre\u00bb, n\u00b08<\/a><\/h5>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Plus le m\u00e9dium est sophistiqu\u00e9,<\/em><br \/><em>plus le degr\u00e9 de m\u00e9diation est \u00e9lev\u00e9.<\/em><br \/>Richard Powers.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Imaginons un texte que plus personne ne peut lire. Un texte devenu illisible. Un texte o\u00f9 l\u2019acc\u00e8s aux signes et \u00e0 leur sens a \u00e9t\u00e9 entrav\u00e9. Ce texte peut avoir \u00e9t\u00e9 simplement effac\u00e9, comme il peut avoir \u00e9t\u00e9 alt\u00e9r\u00e9 par une accumulation de notes et de signes ou rendu opaque par une mise en page complexe et divergente.<\/p>\n<p>Ce texte peut \u00eatre <em>Les Pages-Miroirs<\/em>, de Robert Racine, o\u00f9 les feuilles du <em>Petit Robert<\/em> ont \u00e9t\u00e9 <em>d\u00e9blanchies<\/em> une \u00e0 une, puis enlumin\u00e9es, annot\u00e9es, mises en musique et en images avant d\u2019\u00eatre d\u00e9pos\u00e9es sur un miroir, qui nous renvoie notre figure comme nous contemplons l\u2019\u0153uvre d\u2019art qu\u2019est devenu le lexique. Et ce peut \u00eatre aussi un \u00ab\u00a0livre trait\u00e9\u00a0\u00bb, comme <em>A Humument<\/em>, de Tom Phillips<a id=\"footnoteref1_2gfxbik\" class=\"see-footnote\" title=\"Cette \u0153uvre en continuel devenir a connu sa premi\u00e8re \u00e9dition en 1970 \u00e0 Londres chez The Tetrad Press, et elle en est maintenant \u00e0 sa cinqui\u00e8me. Or, d\u2019une \u00e9dition \u00e0 l\u2019autre, les pages trait\u00e9es du roman de W. H. Mallock, A Human Document (1892), sont refaites, r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9es, voire r\u00e9imag\u00e9es.\" href=\"#footnote1_2gfxbik\">[1]<\/a>, ou encore les \u00ab\u00a0livres-livres\u00a0\u00bb de Louise Paill\u00e9. Cette derni\u00e8re cr\u00e9e, en effet, des doubles \u00e9tonnants o\u00f9 se rejoignent ce qu\u2019elle nomme des <em>livres-porteurs<\/em> et des <em>livres-d\u00e9port\u00e9s<\/em>. \u00ab\u00a0Dans un livre,\u00a0\u00bb \u00e9crit-elle pour expliquer son projet, \u00ab\u00a0je transcrirai \u00e0 la main, mot \u00e0 mot, le texte int\u00e9gral d\u2019un autre livre. Je le transcrirai en entier, entre les lignes, sur les lignes, dans les marges et le blanc des pages, \u00e0 l\u2019horizontale, \u00e0 la verticale, en oblique, \u00e0 l\u2019endroit et \u00e0 l\u2019envers<a id=\"footnoteref2_3mc4i8j\" class=\"see-footnote\" title=\"Louise Paill\u00e9, Livre-livre\u00a0: la d\u00e9marche de cr\u00e9ation, Trois-Rivi\u00e8res, \u00c9ditions d\u2019art Le Sabord, 2004, p. 25. \" href=\"#footnote2_3mc4i8j\">[2]<\/a>.\u00a0\u00bb Le r\u00e9sultat est \u00e9videmment \u00e0 la limite du lisible. On ne parcourt pas un livre-livre, on le contemple de loin, \u00e9tonn\u00e9 par l\u2019exhaustivit\u00e9 de ce travail de copiste.<\/p>\n<p>Ce texte peut \u00eatre certaines pages de <em>The House of Leaves<\/em>, de Mark Z. Danielewski<a id=\"footnoteref3_h2de38m\" class=\"see-footnote\" title=\"Mark Z. Danielewski, The House of Leaves, New York, Random House, 2000. Une traduction fran\u00e7aise a paru en 2002 chez Deno\u00ebl. \" href=\"#footnote3_h2de38m\">[3]<\/a>. Le chapitre IX, entre autres, proc\u00e8de d\u2019une mise en page d\u2019une grande singularit\u00e9. Le texte est d\u2019abord en grande partie ray\u00e9, puis la page se segmente, \u00e0 la mani\u00e8re des pages-\u00e9crans des sites Internet. Des colonnes et des encadr\u00e9s apparaissent, et le texte y est tant\u00f4t \u00e0 l\u2019endroit, tant\u00f4t \u00e0 l\u2019envers ou sur le c\u00f4t\u00e9, la page se lisant sens dessus dessous, comme les c\u00e9l\u00e8bres<em> Upside-Downs <\/em>de Gustav Verbeek, du d\u00e9but du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<a id=\"footnoteref4_gggdbrz\" class=\"see-footnote\" title=\"La bande dessin\u00e9e parut de 1903 \u00e0 1905 dans un journal new-yorkais. Une version fran\u00e7aise a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e sous le titre de Dessus-dessous (Paris, Pierre Horay \u00e9diteur, 1977). \" href=\"#footnote4_gggdbrz\">[4]<\/a>. On ne sait pas si on doit lire ce texte, car il faut approcher les pages d\u2019un miroir qui nous livrera le contenu de l\u2019\u00e9crit et, par cons\u00e9quent, se regarder lire les pages enfin ramen\u00e9es \u00e0 l\u2019endroit.<\/p>\n<p>Ce peut \u00eatre enfin un article pseudo-scientifique produit \u00e0 l\u2019aide du \u00ab\u00a0Postmodernism Generator\u00a0\u00bb. Ce g\u00e9n\u00e9rateur de texte automatique, d\u00e9velopp\u00e9 par Andrew C. Bulhak, \u00e0 partir du \u00ab\u00a0Dada Engine\u00a0\u00bb, et transform\u00e9 par Josh Larios, produit des textes syntaxiquement corrects et, de prime abord, vraisemblables, mais insignifiants ou, si l\u2019on veut, s\u00e9mantiquement vides. Le jargon th\u00e9orique de la postmodernit\u00e9 critique y est reproduit de fa\u00e7on m\u00e9canique dans des ersatz tout aussi cr\u00e9dibles qu\u2019inqui\u00e9tants<a id=\"footnoteref5_3f7smcg\" class=\"see-footnote\" title=\"On trouve des exemples de textes produits par le \u00ab\u00a0Postmodernism Generator\u00a0\u00bb sur le site d\u2019Elsewhere (http:\/\/www.elsewhere.org\/pomo). \" href=\"#footnote5_3f7smcg\">[5]<\/a>. Ils ne donnent rien \u00e0 comprendre, ils s\u2019offrent comme simulacres d\u2019une pens\u00e9e dont les codes sont reproductibles \u00e0 l\u2019infini.<\/p>\n<h2>Des textes-figures<\/h2>\n<p>Dans tous ces cas, il en r\u00e9sulte un \u00ab\u00a0texte\u00a0\u00bb qui est une pure figure du texte. Il ne se lit plus, il se donne en spectacle. Nous sommes d\u00e9port\u00e9s aux limites de la textualit\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 nos habitudes de lecture perdent pied. Le texte est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 un signe plus complexe, qui ne se donne plus \u00e0 lire, mais \u00e0 regarder, \u00e0 contempler comme une figure. Les mots n\u2019y ont plus valeur de signes linguistiques, mais d\u2019images ou d\u2019ic\u00f4nes. Ce sont leurs aspects formels, leur disposition sur la page, leur accumulation ou le traitement qui leur a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9 qui deviennent signifiants. C\u2019est la figure qu\u2019ils constituent dans leur totalit\u00e9 qui est au centre de notre attention.<\/p>\n<p>Ces livres trait\u00e9s et textes-figures ne racontent rien \u2014 leur contenu a \u00e9t\u00e9 neutralis\u00e9 par les d\u00e9tournements dont ils sont victimes \u2014, ils nous parlent cependant des textes et de leur statut, ils nous disent quelque chose de la culture du livre. Ils semblent \u00eatre, en effet, l\u2019\u00e9cho d\u2019une certaine inqui\u00e9tude li\u00e9e \u00e0 la p\u00e9rennit\u00e9 de cette culture.<\/p>\n<p>Toute figure se d\u00e9ploie sur une absence, sur un vide qu\u2019elle vient combler. Elle permet de rendre pr\u00e9sent, sous forme de signe, ce qui est absent. Les textes-figures viennent signaler la perte appr\u00e9hend\u00e9e du livre. Nous ne sommes plus en situation de d\u00e9notation, mais de connotation. Le texte s\u2019y absente. Le texte y est d\u00e9j\u00e0 absent. Il est pr\u00e9sent, en tant que signe complexe qui se donne \u00e0 contempler, mais absent en tant que texte \u00e0 lire. Le texte-porteur, pour reprendre l\u2019expression de Louise Paill\u00e9, a \u00e9t\u00e9 destitu\u00e9 de son statut m\u00eame de texte, transform\u00e9 pour l\u2019occasion en support d\u2019un signe iconique qui le phagocyte. Le texte d\u00e9s\u00e9miotis\u00e9 est fragilis\u00e9. Son opacit\u00e9 est devenue pr\u00e9pond\u00e9rante. Elle dissimule le texte derri\u00e8re un \u00e9cran, compos\u00e9 pour une grande part du texte lui-m\u00eame, qui agit comme son propre voile.<\/p>\n<p>Comme pour la mort du roman, trop souvent annonc\u00e9e au XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle et continuellement report\u00e9e (du fait de la vitalit\u00e9 du patient!), le texte-figure ne signale pas, cependant, la fin du texte. Il r\u00e9v\u00e8le plut\u00f4t notre inqui\u00e9tude face \u00e0 la situation actuelle, marqu\u00e9e par une double transition\u00a0: \u00e0 la fois culturelle, par l\u2019ouverture des fronti\u00e8res et la mondialisation des \u00e9changes, et technologique, par l\u2019ouverture du r\u00e9seau Internet et le d\u00e9veloppement de l\u2019\u00e9cran reli\u00e9. L\u2019ordinateur n\u2019est plus simplement un outil, mais un dispositif\u00a0: il s\u2019impose comme un nouveau m\u00e9dia. \u00c9tonnamment, le texte ne s\u2019y efface pas. Il continue \u00e0 \u00eatre pr\u00e9sent, mais il appara\u00eet dans un environnement riche en signes de toutes sortes, o\u00f9 il c\u00f4toie des images, des sons et des s\u00e9quences anim\u00e9es. Il est int\u00e9gr\u00e9 \u00e0 des mises en page virtuelles de plus en plus complexes. Or, cet environnement surd\u00e9termine la relation iconique (ou de ressemblance), au d\u00e9triment de la relation symbolique du signe \u00e0 son objet. La mise \u00e0 l\u2019\u00e9cran du texte en complexifie la saisie, puisqu\u2019elle en modifie le contexte global de perception. Elle d\u00e9place le regard de la recherche des codes utilis\u00e9s \u00e0 celle de ressemblances d\u00e9gag\u00e9es, elle subordonne la perception des mots et de leurs significations, n\u00e9cessairement codifi\u00e9es, \u00e0 la perception intuitive des images. Notre incapacit\u00e9 relative \u00e0 lire et les difficult\u00e9s rencontr\u00e9es \u00e0 nous approprier les nouvelles formes de textes d\u00e9pendent peut-\u00eatre bien des contraintes que le contexte globalement iconique de leur apparition impose au lecteur. L\u2019appr\u00e9hension d\u2019une mort de la culture lettr\u00e9e r\u00e9guli\u00e8rement \u00e9voqu\u00e9e ces derniers temps, \u00e0 la suite de l\u2019apparition de l\u2019informatique<a id=\"footnoteref6_nkqgys0\" class=\"see-footnote\" title=\"Je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 cette question dans \u00ab\u00a0La mort du roman\u00a0: d\u2019un m\u00e9lodrame et de ses avatars\u00a0\u00bb, in \u00c9tudes litt\u00e9raires, vol. 31, no 2, hiv. 1999, p. 53-70. \" href=\"#footnote6_nkqgys0\">[6]<\/a>, est peut-\u00eatre un effet non pas tant de la disparition du texte lui-m\u00eame que de la pr\u00e9sence accrue, dans son environnement imm\u00e9diat, de l\u2019image et de son r\u00e9gime s\u00e9miotique singulier.<\/p>\n<h2>Donner \u00e0 lire<\/h2>\n<p>Ce qui nous fascine nous trouble. Le spectacle des livres trait\u00e9s et des textes-figures est le signe d\u2019une d\u00e9faillance appr\u00e9hend\u00e9e, d\u2019un manque litt\u00e9ralement signifi\u00e9. Si nous sommes \u00e9blouis par le spectacle d\u2019un texte qui ne se donne plus \u00e0 lire mais \u00e0 regarder, en m\u00eame temps nous sommes pr\u00e9occup\u00e9s par cette inaptitude \u00e0 le lire. Le texte-figure nous d\u00e9territorialise \u00e0 m\u00eame notre acte de lecture. Car un texte qu\u2019on ne peut pas lire n\u2019est plus un texte. C\u2019est une masse inerte ou alors un \u00e9cran o\u00f9 s\u2019animent des formes tout aussi complexes qu\u2019\u00e9ph\u00e9m\u00e8res.<\/p>\n<p>Comment franchir le seuil d\u2019un texte ramen\u00e9 \u00e0 une mat\u00e9rialit\u00e9 que nous parvenons difficilement \u00e0 d\u00e9passer? Par quel moyen rejoindre le s\u00e9miotique? Que mettre en \u0153uvre pour retrouver un \u00e9quilibre, une forme de lisibilit\u00e9?<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse est simple\u00a0: en traversant la figure pour rejoindre le texte. Il faut lire et d\u00e9passer ce moment initial o\u00f9 nous sommes m\u00e9dus\u00e9s par le spectacle d\u2019une surface, toujours plus belle ou complexe. Il faut lire et forcer notre regard \u00e0 se porter au del\u00e0 des images et des pages anim\u00e9es, afin de rejoindre ce que le texte dit. Car il est l\u00e0 malgr\u00e9 tout \u00e0 attendre que nous nous emparions de lui. Le texte mis en spectacle n\u2019a pas disparu, il a \u00e9t\u00e9 momentan\u00e9ment mis en suspens. Il faut simplement un coup de force pour le remettre en jeu. Un coup qui n\u2019est autre que la lecture elle-m\u00eame.<\/p>\n<p>Nous devons souvent improviser lorsque nous lisons, ne serait-ce que parce que nous ne connaissons pas le texte que nous parcourons pour la premi\u00e8re fois. L\u2019assertion est somme toute banale\u00a0: la lecture est un processus de d\u00e9couverte. Or, si elle s\u2019inscrit comme modalit\u00e9 fondamentale de toute lecture, l\u2019improvisation appara\u00eet, dans le contexte actuel, surd\u00e9termin\u00e9e. Nous devons non seulement improviser nos lectures, mais encore d\u00e9fricher le chemin que nous devrons emprunter pour le faire. Tout est \u00e0 faire.<\/p>\n<p>Ce dossier de <em>Postures<\/em> sur les nouveaux avatars du texte et du livre, sur ces espaces in\u00e9dits o\u00f9 le texte et la technique viennent buter l\u2019un contre l\u2019autre, indique bien la direction qu\u2019il faut prendre. Il importe de donner \u00e0 lire de tels textes-figures. Il faut trouver des strat\u00e9gies originales de lecture, acqu\u00e9rir de nouvelles habitudes et d\u00e9velopper un vocabulaire critique adapt\u00e9 afin de d\u00e9passer le constat de leur illisibilit\u00e9 relative.<\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_2gfxbik\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_2gfxbik\">[1]<\/a> Cette \u0153uvre en continuel devenir a connu sa premi\u00e8re \u00e9dition en 1970 \u00e0 Londres chez The Tetrad Press, et elle en est maintenant \u00e0 sa cinqui\u00e8me. Or, d\u2019une \u00e9dition \u00e0 l\u2019autre, les pages trait\u00e9es du roman de W. H. Mallock, <em>A Human Document<\/em> (1892), sont refaites, r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9es, voire <em>r\u00e9imag\u00e9es<\/em>.<\/p>\n<p id=\"footnote2_3mc4i8j\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref2_3mc4i8j\">[2]<\/a> Louise Paill\u00e9, <em>Livre-livre\u00a0: la d\u00e9marche de cr\u00e9ation<\/em>, Trois-Rivi\u00e8res, \u00c9ditions d\u2019art Le Sabord, 2004, p. 25.<\/p>\n<p id=\"footnote3_h2de38m\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref3_h2de38m\">[3]<\/a> Mark Z. Danielewski, <em>The House of Leaves, <\/em>New York, Random House, 2000. Une traduction fran\u00e7aise a paru en 2002 chez Deno\u00ebl.<\/p>\n<p id=\"footnote4_gggdbrz\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref4_gggdbrz\">[4]<\/a> La bande dessin\u00e9e parut de 1903 \u00e0 1905 dans un journal new-yorkais. Une version fran\u00e7aise a \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9e sous le titre de <em>Dessus-dessous<\/em> (Paris, Pierre Horay \u00e9diteur, 1977).<\/p>\n<p id=\"footnote5_3f7smcg\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref5_3f7smcg\">[5]<\/a> On trouve des exemples de textes produits par le \u00ab\u00a0Postmodernism Generator\u00a0\u00bb sur le site d\u2019<em>Elsewhere<\/em> (<a href=\"http:\/\/www.elsewhere.org\/pomo\">http:\/\/www.elsewhere.org\/pomo<\/a>).<\/p>\n<p id=\"footnote6_nkqgys0\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref6_nkqgys0\">[6]<\/a> Je me suis int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 cette question dans \u00ab\u00a0La mort du roman\u00a0: d\u2019un m\u00e9lodrame et de ses avatars\u00a0\u00bb, in <em>\u00c9tudes litt\u00e9raires<\/em>, vol. 31, n<sup>o<\/sup> 2, hiv. 1999, p. 53-70.<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Gervais, Bertrand. 2006. \u00abFigures du texte\u00bb, <em>Postures<\/em>, Dossier \u00abEspaces in\u00e9dits: les nouveaux avatars du livre\u00bb, n\u00b08, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5397\u00a0 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gervais-08_0.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 gervais-08_0.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-a206d870-b1f1-4b77-9b85-81743f9f3c4c\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gervais-08_0.pdf\">gervais-08_0<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/gervais-08_0.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-a206d870-b1f1-4b77-9b85-81743f9f3c4c\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00abEspaces in\u00e9dits: les nouveaux avatars du livre\u00bb, n\u00b08 Plus le m\u00e9dium est sophistiqu\u00e9,plus le degr\u00e9 de m\u00e9diation est \u00e9lev\u00e9.Richard Powers. 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