{"id":5403,"date":"2024-06-13T19:48:15","date_gmt":"2024-06-13T19:48:15","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/palais-desenchante-odieuse-litterature-nelly-arcan-et-son-palais-des-miroirs\/"},"modified":"2024-09-11T00:47:37","modified_gmt":"2024-09-11T00:47:37","slug":"palais-desenchante-odieuse-litterature-nelly-arcan-et-son-palais-des-miroirs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5403","title":{"rendered":"Palais d\u00e9senchant\u00e9, odieuse litt\u00e9rature. Nelly Arcan et son palais des miroirs"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6877\">Dossier \u00abL\u2019infect et l\u2019odieux\u00bb, n\u00b09<\/a><\/h5>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>La laideur est une forme de violence<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>Francine No\u00ebl, Myriam premi\u00e8re.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em>La beaut\u00e9 finit en laideur, le destin de<\/em><br \/><em>la jeunesse est d\u2019\u00eatre fl\u00e9trie, la vie n\u2019est<\/em><br \/><em>qu\u2019un lent pourrissement,<\/em><br \/><em>nous mourrons chaque jour.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\">Fr\u00e9d\u00e9ric Beigbeder, <em>L\u2019amour dure trois ans<\/em>.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p><em>La g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 laquelle j\u2019appartiens est tumultueuse<\/em>. Voil\u00e0 comment Georges Bataille amorce <em>La litt\u00e9rature et le mal <\/em>(1957, p. 9)<em>, <\/em>paru il y a maintenant cinquante ans. Mais quel auteur actuel ne pourrait proclamer la m\u00eame chose? Que dit Nelly Arcan, par exemple? Dans sa nouvelle intitul\u00e9e \u00ab La Ride \u00bb, tir\u00e9e du num\u00e9ro 99 de la revue <em>Moebius<\/em>, elle traite plut\u00f4t des cons\u00e9quences d\u2019un tel tumulte, d\u2019un tel mouvement d\u00e9rapant\u2026 et d\u00e9capant. De sa plume singuli\u00e8re mais beaucoup moins rude que dans ses \u0153uvres pr\u00e9c\u00e9dentes, elle lie, par la litt\u00e9rature, l\u2019odieux et la jeunesse, le Mal et la vie.<\/p>\n<p>Nelly Arcan, ancienne uqamienne \u2014 qui ne le sait pas encore? \u2014, est une \u00ab\u00a0jeune femme de son temps \u00e0 la forte personnalit\u00e9\u00a0\u00bb (Arcan, consult\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 2006). Elle participe \u00e0 divers journaux (<em>ICI<\/em>, <em>La Presse<\/em>, etc.), revues et magazines litt\u00e9raires (<em>Moebius<\/em>, <em>Libert\u00e9<\/em>, etc.) o\u00f9 elle livre nouvelles, chroniques et billets d\u2019opinion. Elle nous a \u00e9galement offert deux romans, <em>Putain<\/em> (2001) et <em>Folle <\/em>(2004), dont l\u2019\u00e9criture est du genre de l\u2019autofiction, soit ce m\u00e9lange savoureux et\/ou d\u00e9routant de l\u2019autobiographie et de la fiction romanc\u00e9e, cette \u00ab\u00a0combinaison des signes de l\u2019engagement autobiographique et de strat\u00e9gies propres au roman, genre qui se situe entre roman et journal intime\u00a0\u00bb (Wikip\u00e9dia, consult\u00e9 le 25 novembre 2006).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La ride \u00bb peut se r\u00e9sumer ainsi\u00a0: Mina, une jeune femme pr\u00e9occup\u00e9e de son image, se r\u00e9veille un dimanche matin accabl\u00e9e d\u2019une \u00ab \u00e9trange et unique ride qui partait du coin gauche pour obliquer vers sa joue ros\u00e9e de blonde \u00bb (Arcan, 2003, p. 9). Elle accuse le pli d\u2019oreillers, puis vaque au train-train matinal. Mais voil\u00e0 que l\u2019engourdissement annonciateur de la ride revient, \u00ab\u00a0cette ride [qui] n\u2019[est] pas une ride ordinaire [car] la ligne [est] trop droite et trop propre pour que ne s\u2019y cache pas quelque lame de rasoir\u2026\u00a0\u00bb (<em>Ibid<\/em>., p. 9-10). En panique, elle multiplie les sc\u00e9narios, appelle sa m\u00e8re et sa dermatologue, qui ne r\u00e9pondent pas. Elle se souvient alors du <em>Larousse m\u00e9dical<\/em> de son enfance, qui l\u2019avait terroris\u00e9e avec ses planches couleurs de maladies \u00e9pidermiques, et de son p\u00e8re, qui la disait trop belle pour s\u2019en faire avec ces plaies affreuses. Elle repense ensuite s\u00e9rieusement \u00e0 sa dermatologue, Mme Anderson, et l\u2019accuse d\u2019un machiav\u00e9lique complot contre toutes les jeunes beaut\u00e9s de la terre\u00a0: elle veut les infecter de la ride. Sa m\u00e8re n\u2019arrivera chez elle que le lendemain, la trouvant en crise, emmur\u00e9e dans la noirceur de sa chambre. Puis, Mina \u00e9crit une lettre accusatrice \u00e0 Mme Anderson, directement de l\u2019H\u00f4pital Notre-Dame, o\u00f9 elle atterrit apr\u00e8s avoir litt\u00e9ralement perdu la carte et fracass\u00e9 tous les miroirs de son appartement. Elle continue ce massacre de glaces et tombe en \u00e9tat de stupeur apr\u00e8s s\u2019\u00eatre taillad\u00e9 la figure \u00e0 l\u2019aide d\u2019un scalpel. \u00a0<\/p>\n<p>Bien que ce r\u00e9sum\u00e9 condens\u00e9 n\u2019offre que les grandes lignes de la nouvelle, nous avons en mains assez d\u2019\u00e9l\u00e9ments pour pr\u00e9senter notre piste d\u2019analyse : il s\u2019agira de voir comment ce morceau litt\u00e9raire d\u00e9go\u00fbte le lecteur, l\u2019\u00e9loignant du <em>monde d\u00e9sirable<\/em> de Muray<a id=\"footnoteref1_obltt1z\" class=\"see-footnote\" title=\"Dans son entretien \u00ab La Critique du ciel \u00bb, Philippe Muray r\u00e9fl\u00e9chit sur l'utilit\u00e9 de la litt\u00e9rature, et il \u00e9nonce qu'elle ne sert qu'\u00ab \u00e0 nous d\u00e9go\u00fbter d'un monde que l'on n'arr\u00eate pas de nous pr\u00e9senter comme d\u00e9sirable\u00a0\u00bb.\" href=\"#footnote1_obltt1z\">[1]<\/a>. Nous nous proposons donc d\u2019explorer le c\u00f4t\u00e9 odieux du litt\u00e9raire. En m\u00eame temps qu\u2019elle brise le consensus joyeux et niais qui introduit un accord discordant, l\u2019\u00e9criture de l\u2019odieux infiltre ici un \u00eatre \u00e9tranger dans un organisme (qui se voulait) sain, que cet \u00eatre soit scalpel, id\u00e9es tordues ou d\u00e9consid\u00e9ration de soi-m\u00eame. Le Mal est toujours pr\u00e9sent en litt\u00e9rature, car, en fait, \u00ab\u00a0la litt\u00e9rature est l\u2019essentiel, ou n\u2019est rien. Le Mal \u2014 une forme aigu\u00eb du Mal \u2014 dont elle est l\u2019expression, a pour nous [\u2026] la valeur souveraine\u00a0\u00bb, expose Bataille (1957, p. 9).<\/p>\n<p>Si le Bien renvoie \u00e0 la blondeur et \u00e0 la perfection de cette jeunesse f\u00e9minine, jeunesse offerte au regard des Hommes, le Mal, lui, sera tout ce qui entrave l\u2019exposition de cette belle et jeune blonde, ou alors, ce qui r\u00e9duit sa beaut\u00e9. Du moins, c\u2019est ce que consid\u00e8re la narratrice, qui, comme dans les deux autres romans d\u2019Arcan, refuse \u00ab la fl\u00e9trissure de l\u2019\u00e2ge \u00bb (Tremblay, consult\u00e9 le 4 janvier 2007). Si Arcan elle-m\u00eame \u00ab est plut\u00f4t timide et c\u00e9r\u00e9brale,\u00a0 [elle] se d\u00e9clare en qu\u00eate d&rsquo;une sorte de perfection inaccessible : \u00eatre la plus belle, la plus d\u00e9sirable. Un id\u00e9al tr\u00e8s f\u00e9minin, en somme, qu&rsquo;elle a pouss\u00e9 \u00e0 bout, dans sa chair et dans sa vie\u00a0\u00bb (<em>Ibid<\/em>.). Son monstre, exorcis\u00e9 par l\u2019\u00e9criture, est cet id\u00e9al f\u00e9minin. Oserions-nous dire l\u2019odieux d\u2019une beaut\u00e9 plastique trop parfaite?<\/p>\n<p>Ce besoin d\u2019\u00eatre la princesse entre toutes les princesses t\u00e9moigne d\u2019une blessure de l\u2019image qui impose ses bases d\u00e8s l\u2019enfance. Arcan comme Mina se rappellent l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 leurs parents leur demandaient d&rsquo;\u00eatre une poup\u00e9e parfaite, leur reprochant une chevelure fatigu\u00e9e ou un grain de peau imparfait. \u00ab \u00c0 l&rsquo;\u00e2ge adulte, je suis all\u00e9e voir les chirurgiens plasticiens, leur demandant : \u201cFaites-moi belle.\u201d Mais \u00e7a n&rsquo;a rien chang\u00e9 \u00e0 mon image de moi-m\u00eame. Le regard critique, je le porte en moi. \u00bb (<em>Ibid<\/em>.) Si la litt\u00e9rature, c\u2019est l\u2019enfance retrouv\u00e9e, selon Bataille (1957, p.10), les textes d\u2019Arcan, et \u00ab\u00a0La Ride\u00a0\u00bb tout autant, mettent en sc\u00e8ne une enfance de poup\u00e9e de cire humaine :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Oublie toutes ces histoires, lui conseillait son p\u00e8re avant de la mettre au lit, car les maladies de peau ne conviennent pas \u00e0 ta blondeur de princesse ni au vert de tes yeux, et n\u2019attaquent de toute fa\u00e7on que les c\u0153urs durs comme la belle-m\u00e8re de Cendrillon ou l\u2019autre encore, la sorci\u00e8re du miroir qui voulait \u00eatre la plus belle. (Arcan, 2003, p.14.)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Or, ce que les enfants retiennent des contes, ce n\u2019est pas tant que la vanit\u00e9 a un c\u0153ur de pierre, mais que seule la plus belle ira au bal\u2026 D\u2019o\u00f9 le Mal qui s\u2019insinue dans cette suppos\u00e9e laideur, aujourd\u2019hui trait\u00e9e \u00e0 coup de pots de cr\u00e8me, de collag\u00e8ne et de chirurgies plastiques. \u00a0Si la blessure\u00a0est m\u00e9taphoris\u00e9e par la ride qui d\u00e9forme l\u2019image, le miroir est alors \u00e0 consid\u00e9rer non plus comme un alli\u00e9, comme un \u00e9l\u00e9ment qui rassure sur la beaut\u00e9 et la jeunesse \u00e9ternelles, mais bel et bien comme un ennemi, car il est le t\u00e9moin de l\u2019\u00e2ge qui s\u2019empare du corps : \u00ab Elle s\u2019en approcha [du miroir] comme on approche d\u2019un ennemi, en ouvrant le regard sur ce qu\u2019il cache. \u00bb (<em>Ibid<\/em>., p. 9.)<\/p>\n<p>Ces sch\u00e9mas enfantins s\u2019impriment dans l\u2019esprit et cr\u00e9ent des compulsions <em>d\u2019adultes<\/em>, des r\u00e9flexes de beaut\u00e9, de d\u00e9finition de la beaut\u00e9 et de sa consommation. Cette beaut\u00e9 est ce qui tend \u00e0 nous rendre uniques, d\u00e9sirables. Arcan explique\u00a0: \u00ab En fait, j&rsquo;\u00e9cris sur l&rsquo;impossibilit\u00e9 de faire le deuil de ma condition d&rsquo;unique et d&rsquo;irrempla\u00e7able. La folie n&rsquo;est pas loin, car la non-folie serait d&rsquo;accepter sa place dans le monde. Entre immense orgueil et immense modestie, l&rsquo;\u00e9criture demeure pour moi une forme tr\u00e8s sophistiqu\u00e9e d&rsquo;autoflagellation. \u00bb (Tremblay, consult\u00e9 le 4 janvier 2007.) Le monde artificiel de la beaut\u00e9 actuelle (chirurgies, transformations extr\u00eames, image de soi tordue, standards exigeants et idylliques) encourage Mina dans son d\u00e9rapage. Puisque le regard est ce par quoi la beaut\u00e9 est confirm\u00e9e ou d\u00e9form\u00e9e, elle fera un \u0152dipe d\u2019elle-m\u00eame et censurera ce regard plus fort que les miroirs :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Lorsque, ce lundi-l\u00e0, la m\u00e8re de Mina entra dans l\u2019appartement de sa fille apr\u00e8s avoir tent\u00e9 vingt fois de la joindre par t\u00e9l\u00e9phone, elle fut accueillie par des cris qui l\u2019imploraient de quitter l\u2019endroit. Mina \u00e9tait assise par terre, les yeux recouverts d\u2019une large bande de coton blanc, dans une obscurit\u00e9 que le jour naissant avait perc\u00e9e d\u2019un unique rayon, et indiquait du doigt un coin de l\u2019appartement o\u00f9 s\u2019entassaient les d\u00e9bris des dix miroirs qui avaient servi \u00e0 d\u00e9corer son trois pi\u00e8ces. (Arcan, 2003, p. 13.)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Ainsi, c\u2019est par le regard que le Mal s\u2019immisce dans la vie de Mina, dans son corps, sur son corps, dans sa t\u00eate. Car tout est une question d\u2019image et de regard : Mina accuse sa dermatologue de vouloir se venger, en d\u00e9figurant chaque jeune femme d\u2019une ride, du regard des hommes qu\u2019elle ne suscite plus \u00e0 cause de son \u00e2ge, et elle croit que ce complot vise la jeunesse f\u00e9minine enti\u00e8re.\u00a0\u00a0 .. Cette d\u00e9formation s\u2019exprime d\u2019abord par le biais du miroir, puis par la comparaison de chaque femme avec toutes les autres. Le miroir devient donc le symbole absolu du Mal, de son origine et de ses cons\u00e9quences, d\u2019o\u00f9 le besoin de tous les d\u00e9truire. Le palais des miroirs de Mina est d\u00e9vast\u00e9 \u00e0 cause de l\u2019image d\u00e9form\u00e9e qu\u2019elle re\u00e7oit d\u2019elle-m\u00eame. Cette image rel\u00e8gue l\u2019entit\u00e9 f\u00e9minine aux simples attributs physiques\u00a0: \u00ab\u00a0Que je sois si yeux bleus\u2026 \u00bb (<em>Ibid<\/em>., p. 14.) Mina n\u2019est pas une jeune femme alerte de vingt-trois ans, dynamique, brillante ou curieuse. Elle est une blonde aux yeux bleu-vert, elle est une peau satin\u00e9e et ros\u00e9e. Elle n\u2019est qu\u2019une enveloppe charnelle, pour r\u00e9pondre au regard des hommes et pour r\u00e9pondre aux contes de son enfance de poup\u00e9e de cire. Aux yeux d\u2019Arcan, \u00ab notre monde en est un o\u00f9 l&rsquo;image pr\u00e9vaut sur l&rsquo;\u00eatre. \u2018\u2018La femme poss\u00e8de une valeur intrins\u00e8que par sa beaut\u00e9 et sa jeunesse. Toute la soci\u00e9t\u00e9 nous ancre ce message-l\u00e0. Je conteste cette dictature, tout en acceptant de jouer son jeu. Partir en guerre n&rsquo;est pas mon r\u00f4le. Le mien consiste \u00e0 devenir miroir\u2019\u2019 \u00bb (Tremblay, consult\u00e9 le 4 janvier 2007.). Les miroirs, Mina les explose, cependant d\u00e9go\u00fbt\u00e9e, tout \u00e0 coup, du corps parfait \u00e9clatant de beaut\u00e9 dans ce monde d\u00e9sirable, car ce corps porte la marque du Mal, de l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9, de la vieillesse\u00a0: une ride.<\/p>\n<h2>Bibliographie \/ M\u00e9diagraphie<\/h2>\n<p>ARCAN, Nelly. 2003. \u00ab\u00a0La ride \u00bb. <em>Moebius. <\/em><em>\u00c9critures \/ Litt\u00e9rature<\/em>, \u00ab Les Monstres \u00bb, n\u00b0 99, p. 9-16.<\/p>\n<p>BATAILLE, Georges. \u00a01957. <em>La litt\u00e9rature et le mal<\/em>. Coll. \u00ab\u00a0Folio, Essais\u00a0\u00bb, Paris\u00a0: Gallimard, 201 p.<\/p>\n<p>BEIGBEDER, Fr\u00e9d\u00e9ric. 2001. <em>L\u2019amour dure trois ans<\/em>. Coll. \u00ab\u00a0Folio\u00a0\u00bb, Paris\u00a0: Gallimard, 194\u00a0p.<\/p>\n<p>NO\u00cbL, Francine. 1987. <em>Myriam premi\u00e8re<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: VLB \u00c9diteur, 532 p.<\/p>\n<p>BLOGUE CANO\u00cb, <em>Blogue Cano\u00eb Divertissement<\/em>. Consult\u00e9 le 20 d\u00e9cembre 2006. Page \u00ab\u00a0Nelly Arcan, Accent grave\u00a0\u00bb, <a href=\"http:\/\/divertissement.blogue.canoe.ca\/?disp=bio&amp;author=150\">http:\/\/divertissement.blogue.canoe.ca\/?disp=bio&amp;author=150<\/a><\/p>\n<p>TREMBLAY, Odile. Consult\u00e9 le 4 janvier 2007. \u00ab Nelly Arcan\u00a0: la belle et le dragon \u00bb, <em>Le Devoir<\/em>, \u00e9dition du samedi et du dimanche 28 &amp; 29 ao\u00fbt 2004, <a href=\"http:\/\/www.ledevoir.com\/2004\/08\/28\/62384\/html\">www.ledevoir.com\/2004\/08\/28\/62384.html<\/a><\/p>\n<p>WIKIP\u00c9DIA<em>. <\/em>Consult\u00e9 le 25 novembre 2006.<em> L\u2019encyclop\u00e9die libre<\/em>, page \u00ab Autofiction \u00bb, <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Autofiction\">http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Autofiction<\/a><\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_obltt1z\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_obltt1z\">[1]<\/a> Dans son entretien \u00ab La Critique du ciel \u00bb, Philippe Muray r\u00e9fl\u00e9chit sur l&rsquo;utilit\u00e9 de la litt\u00e9rature, et il \u00e9nonce qu&rsquo;elle ne sert qu&rsquo;\u00ab \u00e0 nous d\u00e9go\u00fbter d&rsquo;un monde que l&rsquo;on n&rsquo;arr\u00eate pas de nous pr\u00e9senter comme d\u00e9sirable\u00a0\u00bb.<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Demers, Gabrielle. 2007. \u00abPalais d\u00e9senchant\u00e9, odieuse litt\u00e9rature. Nelly Arcan et son palais des miroirs\u00bb, <em>Postures<\/em>, Dossier \u00abL\u2019infect et l\u2019odieux\u00bb, n\u00b09, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5403\u00a0 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/demers-09.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 demers-09.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-6d1607e4-0643-4397-9b89-054dc0ef7248\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/demers-09.pdf\">demers-09<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/demers-09.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-6d1607e4-0643-4397-9b89-054dc0ef7248\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00abL\u2019infect et l\u2019odieux\u00bb, n\u00b09 La laideur est une forme de violence Francine No\u00ebl, Myriam premi\u00e8re. La beaut\u00e9 finit en laideur, le destin dela jeunesse est d\u2019\u00eatre fl\u00e9trie, la vie n\u2019estqu\u2019un lent pourrissement,nous mourrons chaque jour. Fr\u00e9d\u00e9ric Beigbeder, L\u2019amour dure trois ans. La g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 laquelle j\u2019appartiens est tumultueuse. 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