{"id":5429,"date":"2024-06-13T19:48:16","date_gmt":"2024-06-13T19:48:16","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/onze-fragments\/"},"modified":"2024-09-11T04:52:43","modified_gmt":"2024-09-11T04:52:43","slug":"onze-fragments","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5429","title":{"rendered":"Onze fragments"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6880\">Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01<\/a><\/h5>\n<h2>Fragment 1<\/h2>\n<p>Adolescente d\u00e9j\u00e0. Puis \u00e9tudiante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9. Les ann\u00e9es soixante. Des pi\u00e8ces, des livres, des chansons. <em>La peste<\/em>, <em>Les justes<\/em> et <em>L\u2019homme r\u00e9volt\u00e9<\/em>. <em>L\u2019affiche rouge<\/em>. <em>Po\u00e8mes et chansons de la r\u00e9sistance<\/em>. <em>Le tombeau des Rois<\/em>. <em>Qu\u2019est-ce que la litt\u00e9rature ?<\/em> <em>Terre Qu\u00e9bec<\/em>. <em>Antigone<\/em>. <em>La condition humaine<\/em> et <em>L\u2019espoir<\/em>. <em>La vingt-cinqui\u00e8me heure<\/em>. <em>Speak White<\/em>. <em>La guerre de Troie n\u2019aura pas lieu<\/em>. <em>1984<\/em>.<\/p>\n<h2>Fragment 2<\/h2>\n<p>Dans<em> D\u00e9fense de la litt\u00e9rature<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Les mauvais \u00e9crivains d\u00e9fendent une th\u00e8se, tandis que les bons d\u00e9fendent leur peau.\u00a0\u00bb Puis Jean-Michel Maulpoix\u00a0: \u00ab\u00a0Puisque l\u2019\u00e9criture constitue une aventure en soi, elle n\u2019est jamais si juste ni si vraie que lorsqu\u2019elle ne se met au service de rien.\u00a0\u00bb Jean-Michel Maulpoix encore\u00a0: \u00ab\u00a0Que peut la po\u00e9sie, sinon rester fid\u00e8le \u00e0 son obstination\u00a0?\u00a0\u00bb Enfin Antonio Gamoneda\u00a0: \u00ab\u00a0La po\u00e9sie n\u2019est pas directement un instrument destin\u00e9 \u00e0 transformer le monde, mais un instrument qui aiguise les consciences.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>Fragment 3<\/h2>\n<p>Plus tard, constatant que mon \u00e9criture flirtait fort avec la litt\u00e9rature de l\u2019intime, l\u2019autobiographie, bien install\u00e9e dans mon pays prot\u00e9g\u00e9, j\u2019ai senti le besoin de m\u2019assigner un r\u00f4le\u00a0: arch\u00e9ologue de l\u2019intime; de lier ma qu\u00eate et mes fouilles \u00e0 quelque chose de plus vaste; de lier m\u00e9moire intime et m\u00e9moire collective; de lier blessure intime et blessure collective; ou plut\u00f4t de tenter de lier, sans rien forcer, les mains toujours charg\u00e9es d\u2019ombre, aux prises avec une langue qui souvent r\u00e9siste. \u00c9crire, avancer \u00e0 t\u00e2tons sur un terrain min\u00e9, sur un champ de questions laiss\u00e9es sans r\u00e9ponse.<\/p>\n<h2>Fragment 4<\/h2>\n<p>En 1989, une invitation \u00e0 participer aux III<sup>e<\/sup> Rencontres d\u2019\u00e9crivains francophones, organis\u00e9es par les radios publiques de langue fran\u00e7aise, qui ont lieu \u00e0 Arles, et dont le titre est le suivant\u00a0: \u00ab\u00a0Aux armes, \u00e9crivains\u00a0!\u2026\u00a0\u00bb L\u2019invitation arrive au moment o\u00f9 vient tout juste d\u2019entrer dans mon bureau <em>Games<\/em>, une sculpture de Michel Goulet, compos\u00e9e de quatre \u00e9l\u00e9ments\u00a0: une petite maison en acier noir, un fusil, une vrille et un dictionnaire. Le hasard semble presque trop beau. En 1989, ma communication partira de l\u00e0, de cette rencontre fortuite, dans une salle de travail, d\u2019un titre et d\u2019une \u0153uvre art. En exergue \u00e0 ce texte, cet extrait d\u2019une lettre de Kafka \u00e0 Oskar Pollak\u00a0: \u00ab\u00a0Si le livre que nous lisons ne nous ass\u00e8ne un coup de poing en plein cr\u00e2ne et ne nous r\u00e9veille, \u00e0 quoi bon lisons-nous alors ce livre\u00a0? [\u2026] Un livre doit \u00eatre une cogn\u00e9e pour la mer qui est gel\u00e9e en nous. Voil\u00e0 ce que je crois.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h2>Fragment 5<\/h2>\n<p>Un fusil, une maison, une vrille, un dictionnaire. Des extraits de cette communication. <em>Ma m\u00e8re ne voyait pas que notre petite maison, comme toutes les autres, \u00e9tait occup\u00e9e par une vrille. Qu\u2019on ne peut pas se mentir impun\u00e9ment. Qu\u2019on ne peut pas vivre en oubliant le travail de la vrille. Qu\u2019on ne peut pas y consentir. La maison. On s\u2019y camoufle croyant ainsi \u00e9viter l\u2019effondrement. On s\u2019y berce, on s\u2019y perd. C\u2019est l\u00e0 que tout se trame en secret; l\u00e0 que l\u2019on dira un jour avec insouciance\u00a0: peut-\u00eatre ou pourquoi pas\u00a0? sans se rendre compte que la question pos\u00e9e est inhumaine; l\u00e0 que les grandes trag\u00e9dies se pr\u00e9parent quand la pens\u00e9e s\u2019absente ou qu\u2019elle s\u2019habitue au fil ininterrompu des paysages insupportables; l\u00e0 enfin que l\u2019inavouable est souvent sauf par manque de nuance. La vrille. Elle traverse la maison de part en part. Elle rejoint le fond intime. Il arrive un moment o\u00f9 l\u2019oubli n\u2019est plus possible, o\u00f9 le doute surgit. Des bribes de m\u00e9moire involontaire remontent \u00e0 la surface, des bribes qui ont l\u2019air de flotter, sans pass\u00e9 ni futur, points sortis de l\u2019ombre et encore enrob\u00e9s de myst\u00e8re. La vrille \u00e9tait donc l\u00e0 avant m\u00eame que d\u2019appara\u00eetre. L\u2019innocence n\u2019est plus possible.<\/em><\/p>\n<h2>Fragment 6<\/h2>\n<p>Je m\u2019engage dans l\u2019intime et je reconnais l\u00e0 une \u00e9tranget\u00e9 qui rend toute certitude inefficace. \u00ab\u00a0Inqui\u00e9tante, l\u2019\u00e9tranget\u00e9 est en nous\u00a0\u00bb, \u00e9crit Julia Kristeva; puis elle ajoute\u00a0: \u00ab\u00a0Comment pourrait-on tol\u00e9rer un \u00e9tranger si l\u2019on ne se sait pas \u00e9tranger \u00e0 soi-m\u00eame\u00a0?\u00a0\u00bb Est-ce pr\u00e9somptueux de ma part de penser que le monde est en moi et que j\u2019\u00e9cris pour le voir et le donner \u00e0 voir autrement\u00a0? de vouloir \u00e9largir et approfondir le champ du regard, de la pens\u00e9e, de la connaissance, de l\u2019imaginaire en soi avec l\u2019intention avou\u00e9e de changer le monde, de le faire bouger un peu, juste un tout petit peu\u00a0? Est-ce de la pr\u00e9tention, ou de l\u2019utopie, ou de l\u2019illusion, de croire qu\u2019une \u00e9criture qui tente de d\u00e9caper l\u2019intimit\u00e9, qui en fouille toutes les strates comme s\u2019il s\u2019agissait de galeries souterraines encombr\u00e9es d\u2019\u00e9v\u00e9nements in\u00e9dits, parce que trop souvent inacceptables ou inavouables, n\u2019est pas une \u00e9criture vaine\u00a0? Longtemps un discours de la r\u00e9serve a entach\u00e9 ma qu\u00eate de l\u2019inconnu et, partant, du monde et de moi-m\u00eame. Il a fallu le doute, la m\u00e9moire et l\u2019insomnie; il a fallu beaucoup de livres, beaucoup de textes de femmes, entre autres, beaucoup d\u2019\u0153uvres bouleversantes, pour que la tentation arch\u00e9ologique devienne une n\u00e9cessit\u00e9. \u00c9crire. Se retirer dans une chambre \u00e0 soi. Apprivoiser la solitude et le silence pour entendre ce qui se passe \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. L\u2019extr\u00eame \u00e9tat de veille pour que les mots multiplient les points de vue, qu\u2019ils les associent, qu\u2019ils r\u00e9inventent la courbe du temps et luttent f\u00e9rocement contre tout ce qui pourrait s\u2019insurger contre la vie. L\u2019\u00e9criture contre l\u2019immobilit\u00e9. J\u2019\u00e9cris des livres, j\u2019invente des fragments d\u2019histoires \u00e0 partir d\u2019une voix incertaine qui cherche obstin\u00e9ment le ton ou le cri juste au c\u0153ur de l\u2019impr\u00e9cision. Et je me r\u00e9p\u00e8te encore, m\u00eame \u00e0 apr\u00e8s tant d\u2019ann\u00e9es, la phrase de l\u2019h\u00e9ro\u00efne de Gail Scott\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai le d\u00e9sir de vivre grande\u00a0\u00bb en ajoutant comme pour moi-m\u00eame, et le go\u00fbt irr\u00e9sistible de propager ce d\u00e9sir.<\/p>\n<h2>Fragment 7<\/h2>\n<p><em>Le\u00e7ons de Venise<\/em>, encore une fois autour du travail du sculpteur Michel Goulet, pr\u00e9sent\u00e9 en 1988 \u00e0 la Biennale de Venise. Notamment <em>Faction factice<\/em>, une sculpture-installation compos\u00e9e entre autres de dix fusils, \u00e0 laquelle j\u2019ai d\u00fb faire face au moment de la tuerie de Polytechnique, le 6 d\u00e9cembre 1989. La question qui me harcelait alors\u00a0: comment ne pas fuir, comment continuer \u00e0 \u00e9crire sans exploiter l\u2019\u00e9v\u00e9nement, comment <em>\u00e9crire <\/em>justement\u00a0? Dix ans plus tard. \u00c0 l\u2019inauguration de <em>Nef pour quatorze reines<\/em>, installation comm\u00e9morative de Rose-Marie Goulet, command\u00e9e par la ville de Montr\u00e9al\u00a0: <em>D\u00e9caper l\u2019intimit\u00e9.\u00a0\/\/ Soulever une ombre, puis une autre, il y a tant de r\u00e9sistances jusqu\u2019\u00e0 l\u2019histoire vraie\u00a0 \/\/ l\u2019ossature gr\u00eale qui prot\u00e8ge l\u2019\u00e2me.<\/em><\/p>\n<h2>Fragment 8<\/h2>\n<p>Les occasions et les faits se multiplient. Tout me ram\u00e8ne toujours \u00e0 cette question de l\u2019intime et de l\u2019autre, et du monde, et du plan\u00e9taire. J\u2019y reviens constamment dans mes textes et jusque dans \u00ab\u00a0Lettre \u00e0 un \u00e9crivain vivant\u00a0\u00bb, une commande de Lysanne Langevin, en 2005, pour la revue <em>Moebius<\/em>. Je choisis Rosetta Loy, romanci\u00e8re italienne dont la plupart des jeunes narratrices lui ressemblent comme des s\u0153urs, elle qui est n\u00e9e \u00ab\u00a0en l\u2019an IX de l\u2019\u00e8re fasciste\u00a0\u00bb, en 1931 donc, dans une famille catholique et bourgeoise de Rome. Un extrait\u00a0de cette dr\u00f4le de lettre en forme d\u2019aveu. <em>M\u00e9moire intime et m\u00e9moire collective, dans votre cas, indissociables. Voil\u00e0 o\u00f9, pour moi, le b\u00e2t a longtemps bless\u00e9 et blesse encore. Comme si l\u2019histoire personnelle de la petite fille et de l\u2019adolescente que j\u2019ai \u00e9t\u00e9, avec ses dix morts plus ou moins familiales en dix ans, v\u00e9cue dans cet ici, ce Qu\u00e9bec des ann\u00e9es 40 et 50, \u00e9tait inconciliable avec l\u2019autre, la grande, l\u2019Histoire majuscule encombr\u00e9e de trag\u00e9dies. Vos livres me rappellent que cette pr\u00e9occupation est loin d\u2019\u00eatre r\u00e9gl\u00e9e.\u00a0\/\/ Toujours je sens ce d\u00e9sir de r\u00e9conciliation entre des mondes apparemment inconciliables \u2014 l\u2019ici et l\u2019ailleurs, la m\u00e9moire et le pr\u00e9sent, la pens\u00e9e et l\u2019\u00e9motion \u2014 et toujours j\u2019\u00e9cris, avec l\u2019intention de faire surgir les liens \u00e9tranges qui unissent le petit monde de l\u2019intime \u00e0 l\u2019autre, vaste, si vaste, et si encombr\u00e9 de douleurs. J\u2019essaie de \u00ab\u00a0parle[r] d\u2019o\u00f9 je suis\u00a0\u00bb, \u00e0 la mani\u00e8re de France Th\u00e9oret, avec la conscience forte, bouleversante par moments, d\u2019\u00eatre install\u00e9e dans un pays douillet qui tient \u00e0 distance les grandes douleurs, les trag\u00e9dies; qui se tient \u00e0 distance de l\u2019insens\u00e9 de l\u2019Histoire. Comment \u00e9crire simplement avec cette conscience et sans tricher, sans avoir l\u2019air de vouloir faire co\u00efncider le poids de ses petites d\u00e9tresses avec celui de d\u00e9tresses d\u00e9mesur\u00e9es; sans avoir l\u2019air de vouloir rentrer de force dans l\u2019Histoire\u00a0? Comment aborder cet insens\u00e9 de l\u2019Histoire, sans parler faux.<\/em><\/p>\n<h2>Fragment 9<\/h2>\n<p>\u00c0 la lettre <em>H<\/em>, pour \u00ab\u00a0Histoire\u00a0\u00bb, de <em>Ce d\u00e9sir toujours<\/em>, apr\u00e8s une \u00e9num\u00e9ration de mots \u2014 dont j\u2019ai longtemps eu l\u2019impression qu\u2019ils ne m\u2019appartenaient pas, que je ne devais pas les usurper \u2014 parmi lesquels <em>Abou Ghra\u00efb, Auschwitz, Guantanamo, Hutus, Kolyma <\/em>ou<em> Vukovar<\/em>, ceci\u00a0: <em>Paradoxalement la citoyenne que je suis l\u2019\u00e9prouve, la souffrance, cherche le moyen d\u2019\u00eatre moins r\u00e9tive, de rester fid\u00e8le, tant du c\u00f4t\u00e9 de la vie que de l\u2019\u00e9criture, \u00e0 son ambition d\u2019arch\u00e9ologue.<\/em> Arch\u00e9ologue de l\u2019intime, oui, je le suis, mais avec la conscience de plus en plus insistante que ni mes grandeurs ni mes mis\u00e8res ne m\u2019appartiennent en propre, que \u00ab\u00a0le priv\u00e9 est politique\u00a0\u00bb, comme on le r\u00e9p\u00e9tait dans les ann\u00e9es soixante-dix.<\/p>\n<h2>Fragment 10<\/h2>\n<p>J\u2019\u00e9cris, avec une vrille dans les mains, qui perce les surfaces sous lesquelles se sont entass\u00e9es laideurs et splendeurs, des couches de m\u00e9moire trop longtemps tenue en bride, silencieuse, \u00e9touff\u00e9e. J\u2019\u00e9cris avec le projet de ne pas en rester l\u00e0, de mettre un peu d\u2019ordre \u2014 m\u00eame si l\u2019ordre devait \u00eatre \u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u2014 dans ce chaos de petites et de grandes d\u00e9saffections qui obscurcissent les mouvements de la tendresse. J\u2019\u00e9cris pour ne pas m\u2019abandonner \u00e0 moi-m\u00eame \u2014 tout en tentant de me rapprocher de moi \u2014 et de ne pas abandonner le monde \u00e0 lui-m\u00eame.<\/p>\n<h2>Fragment 11<\/h2>\n<p>Et pourtant, je doute.<\/p>\n<h2>Ouvrages cit\u00e9s<\/h2>\n<p>Gamoneda, Antonio. 2002. \u00abPo\u00e9sie, existence, mort\u00bb, <em>Europe<\/em>, n\u00ba 875.<\/p>\n<p>Kafka, Franz. 1967 \u00abLettre \u00e0 Oskar Pollak\u00bb, \u00a0La Pl\u00e9iade, tome 3.<\/p>\n<p>Kristeva, Julia. 1988. <em>\u00c9trangers \u00e0 nous-m\u00eames<\/em>, Paris\u00a0: Fayard.<\/p>\n<p>Maulpoix, Jean-Michel. 1996. <em>La po\u00e9sie malgr\u00e9 tout<\/em>, Paris\u00a0: Mercure de France.<\/p>\n<p>Roy, Claude. 1968. <em>D\u00e9fense de la litt\u00e9rature<\/em>, Paris\u00a0: Gallimard.<\/p>\n<p>Scott, Gail. 1988. \u00ab\u00a0\u2026\u00a0\u00bb <em>La th\u00e9orie, un dimanche<\/em>, Montr\u00e9al\u00a0: Les \u00c9ditions du Remue-M\u00e9nage.<\/p>\n<p>Th\u00e9oret, France. 1978. <em>Une voix pour Odile<\/em>, Montr\u00e9al\u00a0: Les Herbes rouges.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Desautels, Denise. 2009. \u00abOnze fragments\u00bb, <em>Postures<\/em>, Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5429 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx). D&rsquo;abord paru dans: Desautels, Denise. 2009. \u00abOnze fragments\u00bb, <em>Postures<\/em>, Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01, p. 163-168.<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/desautels-hd1.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 desautels-hd1.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-346b225f-021a-43a4-85c6-24c5d7bc60fc\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/desautels-hd1.pdf\">desautels-hd1<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/desautels-hd1.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-346b225f-021a-43a4-85c6-24c5d7bc60fc\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01 Fragment 1 Adolescente d\u00e9j\u00e0. 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