{"id":5430,"date":"2024-06-13T19:48:16","date_gmt":"2024-06-13T19:48:16","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/engagement-imaginaires-et-pratiques\/"},"modified":"2024-09-11T04:52:17","modified_gmt":"2024-09-11T04:52:17","slug":"engagement-imaginaires-et-pratiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5430","title":{"rendered":"Engagement: imaginaires et pratiques"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6880\">Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01<\/a><\/h5>\n<p>Au d\u00e9but, l\u2019engagement est celle \u00e9nergie, investie aupr\u00e8s des autres, pour d\u2019abord se convaincre soi-m\u00eame de sa propre pertinence en ce monde ou de s\u2019interroger sur sa tr\u00e8s emprunt\u00e9e appartenance \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle nous vivons. \u00c9videmment nous privil\u00e9gions le milieu qui semble le moins r\u00e9fractaire \u00e0 nous accepter. L\u2019engagement est cette approbation recherch\u00e9e \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur de soi, cette preuve d\u2019un sens qui semble orient\u00e9 depuis ce que nous appelons nos valeurs personnelles \u2014 valeurs qui, de fait, sont un h\u00e9ritage et un amalgame arbitraire des lignes de notre \u00e9ducation et de notre milieu d\u2019origine \u2014 ou qui s\u2019y opposent. On met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve ce qu\u2019on croit sentir d\u2019autre. On se met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve des autres pour se prouver \u00e0 soi-m\u00eame une mani\u00e8re d\u2019exister, une fa\u00e7on de penser que nous voulons personnelle. L\u2019engagement est ce jeu social, parfois tragique, face \u00e0 un ordre de pouvoirs multiples \u2014 que nous acceptons ou pas \u2014 et o\u00f9 l\u2019on a pour seule mise soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>Bien souvent, un engagement, qui nous a r\u00e9ussi, revient \u00e0 nous donner une forme de pouvoir sur les autres, sinon une ascendance, une autorit\u00e9 qui semble naturelle mais dans laquelle on peut s\u2019enfermer et se figer. L\u2019immobilisme n\u2019est pas le dernier d\u00e9faut du pouvoir, une fois qu\u2019on croit l\u2019avoir ou y participer. On s\u2019est donn\u00e9 raison et on risque de s\u2019y asseoir, bouffi d\u2019une importance toute relative ou se gargarisant d\u2019une renomm\u00e9e tr\u00e8s temporaire devant les d\u00e9sordres, les horreurs et les injustices persistant.<\/p>\n<p>Par ailleurs, on peut tout aussi bien se braquer, se crisser, se racrapauter dans une vindicte monomaniaque si l\u2019on n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 convaincre les autres du bien-fond\u00e9 de notre volont\u00e9 d\u2019action dans te ou tel sens. On se rebiffe, on se b\u00e9tonne ou on s\u2019avachit dans une attitude ferm\u00e9e \u00e0 l\u2019autre, aux autres. Et l\u2019engagement qui, au d\u00e9part, pr\u00e9textait une ouverture vers d\u2019autres avenues, devient une impasse de renfrognements atrabilaires, de frustrations faisand\u00e9es, de d\u00e9pressions saturniennes.<\/p>\n<p>C\u2019est ici que j\u2019aimerais amener ce qui m\u2019appara\u00eet comme devant \u00eatre le fondement de tout engagement, m\u00eame si c\u2019en est presque un lieu commun\u00a0: le refus de l\u2019in\u00e9galit\u00e9 des forces en place, au pouvoir. In\u00e9galit\u00e9 induite par un sentiment ineffa\u00e7able d\u2019injustice et, plus profond\u00e9ment, par l\u2019intuition ind\u00e9l\u00e9bile d\u2019une injustesse personnelle. Injustice et injustesse \u2014 voil\u00e0 pour moi deux mots cl\u00e9s. Celle-ci, l\u2019injustesse, t\u00e9moigne de l\u2019impression de l\u2019inappropri\u00e9 de notre vie, de la sensation d\u2019une im-pertinence individuelle et cela peut nous mener \u00e0 projeter, sur l\u2019ext\u00e9rieur, une grille d\u2019interpr\u00e9tations aboutissant \u00e0 un constat, tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9ralisant, d\u2019injustice. Pas toujours, mais bien souvent.<\/p>\n<p>Entre en jeu, ici, ce bien connu ballottement entre posture et imposture, qui se confondent et nous confondent, qui nous troublent mais qui est en m\u00eame temps le ferment d\u2019une remise en question de soi face aux autres et au monde. On se coletaille avec la pens\u00e9e, quoi\u2026 et c\u2019est peut-\u00eatre l\u00e0, entre soi et soi-m\u00eame, que l\u2019on commence \u00e0 articuler une certaine dialectique entre un engagement imaginaire et un engagement pratique. Car, si je veux \u00eatre juste avec les autres, il faut bien que je commence par l\u2019\u00eatre avec moi-m\u00eame \u2014 tout engagement bien senti commence par soi-m\u00eame.<\/p>\n<p>De l\u00e0, on pourrait bien s\u00fbr s\u2019interroger sur cette fameuse culpabilit\u00e9 jud\u00e9o-chr\u00e9tienne. Mais je n\u2019irai pas dans ce sens. D\u2019autres en ont parl\u00e9 et en parlent beaucoup mieux que moi. De toute fa\u00e7on, je ne me sens plus coupable de vivre, je ne me sens capable que d\u2019\u00eatre. D\u2019\u00eatre ici et l\u00e0, selon l\u2019al\u00e9atoire des circonstances de la vie. D\u2019\u00eatre parmi les autres \u00eatres, les min\u00e9raux, les v\u00e9g\u00e9taux, les animaux et tous ceux dont m\u00eame sens n\u2019ont m\u00eame pas le sens. D\u2019\u00eatre avec eux. Avec sympathie et compassion, et joie si possible. Sympathie, du latin <em>sympathia<\/em>\u00a0: fait d\u2019\u00e9prouver les m\u00eames sentiments; du grec <em>sumpatheia<\/em>\u00a0: participation \u00e0 la souffrance d\u2019autrui. Et compassion\u00a0: souffrir avec \u2014 la passion \u00e9tant, par son \u00e9tymon, la souffrance. Eh oui, je reste tout de m\u00eame, de par ma langue, gr\u00e9co-romain.<\/p>\n<p>Donc, sympathie et compassion (et joie), m\u2019amenant \u00e0 m\u2019identifier \u00e0 ceux qui ont le m\u00eame sentiment que moi et\/ou qui semblent souffrir de la m\u00eame chose. Cette reconnaissance mutuelle conduit \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une connivence, d\u2019une complicit\u00e9 et plus avant, d\u2019une communaut\u00e9 d\u2019esprits. On se frotte les antennes, on se r\u00e9unit et cette communaut\u00e9 se noyaute en un \u00eelot de r\u00e9sistance contre tout ce qui d\u00e9nie la souffrance bien r\u00e9elle, de soi comme des autres. Communaut\u00e9 d\u2019action, communaut\u00e9 litt\u00e9raire ou communaut\u00e9 d\u2019action litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Qui dit r\u00e9sistance, dit prise d\u2019armes et les seules armes que je puisse envisager sont les mots \u2014 les mots, c\u2019est comme des armes, disait L\u00e9o Ferr\u00e9. C\u2019est ainsi que, fort de mon arsenal gr\u00e9co-romain, la po\u00e9sie s\u2019est impos\u00e9e \u00e0 moi. Lisant et \u00e9coutant les autres po\u00e8tes, je me suis identifi\u00e9 \u00e0 eux et j\u2019ai senti l\u2019urgence d\u2019\u00eatre des leurs, si je ne voulais pas rester coinc\u00e9 dans une vie qui manque de justesse.<\/p>\n<p>La po\u00e9sie, oui, pour son c\u00f4t\u00e9 direct, <em>rentre-dedans<\/em>, qui n\u2019a pas peur de sortir des autoroutes, de passer \u00e0 travers champs, voire m\u00eame parfois d\u2019\u00eatre hors champs. Le po\u00e8me, pour cette voix hors-champ, cette <em>voix-off<\/em> qu\u2019on ne voit pas mais qu\u2019on entend, qu\u2019on peut entendre de fa\u00e7on inou\u00efe. C\u2019est par l\u00e0 que mon engagement s\u2019est clarifi\u00e9 avec les ans. Apr\u00e8s avoir couch\u00e9 sur papier et publi\u00e9 des mots et des maux, il y a eu cette n\u00e9cessit\u00e9 du <em>faire-entendre<\/em>, du <em>vouloir-faire-\u00e9couter<\/em> cet inou\u00ef. D\u2019o\u00f9 un engagement dans l\u2019oralisation du po\u00e8me, dans sa vocalisation. De mes po\u00e8mes comme ceux des autres, ceci par le biais de lectures publiques, de festivals, de spectacles musico-po\u00e9tiques et multim\u00e9dias, de disques et de livres-disques, de rencontres dans les \u00e9coles secondaires, c\u00e9geps et universit\u00e9s, de voyages hors de Montr\u00e9al et du pays.<\/p>\n<p>Parlant de voyages, une petite parenth\u00e8se. C\u2019est en Am\u00e9rique Latine, au Mexique et \u00e0 Cuba surtout, que j\u2019ai cru mieux percevoir toute la pertinence et l\u2019importance de a puissance des mots face \u00e0 la corruption et \u00e0 la pauvret\u00e9. \u00catre po\u00e8te, dans ces pays-l\u00e0, veut vraiment dire quelque chose\u00a0: c\u2019est le pouvoir des mots contre les mots du pouvoir. Encore l\u00e0, c\u2019est la souffrance qui d\u00e9cide de r\u00e9agir. Dans nos ch\u00e8res contr\u00e9es, dites d\u00e9mocratiques mais surtout auto-satisfaites d\u2019elles-m\u00eames, on se fait souvent dire \u2014 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 comme po\u00e8te\u00a0: \u00ab\u00a0\u2014\u00a0Ouais, mais comment tu fais pour gagner ta vie? \u2014 Je gagne ma vie \u00e0 ne pas me laisser anesth\u00e9sier par le monolithique, le ronflant, l\u2019uniformisant, le r\u00e9confortant, l\u2019ind\u00e9rangeant et tout ce qu\u2019il est convenu de ne pas questionner.\u00a0\u00bb Fin de parenth\u00e8se.<\/p>\n<p>Certes, je suis souvent d\u00e9courag\u00e9 du peu de place accord\u00e9e, par les pouvoirs m\u00e9diatiques surtout, \u00e0 cet inou\u00ef dont je parlais tant\u00f4t. Mais je persiste et je signe, par \u00e9crit et vocalement\u00a0: chaque v\u00e9ritable po\u00e8me est pour moi autant le dernier que le premier, chaque po\u00e8me est simultan\u00e9ment un testament et une d\u00e9claration de naissance, envers et pour tous. C\u2019est l\u00e0 mon engagement premier, pratique, quotidien, d\u00e9finitif et je dirais m\u00eame inconditionnel envers ce qui me para\u00eet \u00eatre la condition <em>sine qua non<\/em> d\u2019une vie meilleure, c\u2019est-\u00e0-dire la reconnaissance n\u00e9cessaire, vitale, fondamentale de la beaut\u00e9 sous toutes ses formes. Le po\u00e8te est un recycleur de mots, un \u00e9cologue du logos, un passer de beaut\u00e9 \u2014 car nous sommes tous et avant tout des mendiants de beaut\u00e9.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Beaut\u00e9\u00a0: sans elle, il n\u2019y a pas d\u2019avenir, alors c\u2019est \u00ab\u00a0r\u00e9sister ou dispara\u00eetre\u00a0\u00bb. R\u00c9SISTER OU DISPARA\u00ceTRE, c\u2019est aussi le titre d\u2019un manifeste que j\u2019ai cosign\u00e9 avec l\u2019artiste visuel Michel Depatie et les po\u00e8tes Jo\u00ebl Pourbaix et Paul Chamberland. Manifeste qui se conclut sur ces mots \u2014 et ce sera aussi ma conclusion \u2014\u00a0:<\/p>\n<p>Un seul mot de moi \u00e0 toi, de toi\u00a0 moi, et l\u2019univers reviendra battre dans nos veines. Nous n\u2019aspirons pas plus \u00e0 un grand po\u00e8me que l\u2019\u0153uvre de gu\u00e9rison et d\u2019invention d\u2019un s\u00e9jour terrestre enfin accord\u00e9 \u00e0 la dignit\u00e9 et \u00e0 la beaut\u00e9 intrins\u00e8que de chacun. Voil\u00e0 pourquoi nous nous sommes engag\u00e9s \u00e0 pratiquer ce pr\u00e9cepte\u00a0:<\/p>\n<p>Tu n\u2019humilieras personne<br \/>Tu parviendras ainsi au bout de ton chemin<br \/>Fais acte de tendresse gratuite\u00a0:<br \/>va au-devant de ce que tu n\u2019as jamais pens\u00e9 \u00eatre,<br \/>abandonne-toi \u00e8 tout ce que tu vois ne pas \u00eatre toi.<br \/>Ne cache pas le soleil au soleil.<br \/>Ta seule dette est envers la lumi\u00e8re,<br \/>qui n\u2019a jamais attendu de toi<br \/>que de faire un pas avec elle.<br \/>Tu es la m\u00e9moire de l\u2019avenir<br \/>si tu n\u2019opposes pas ton pr\u00e9sent<br \/>\u00e0 l\u2019avenir de la m\u00e9moire.<\/p>\n<\/blockquote>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Acquelin, Jos\u00e9. 2009. \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, <em>Postures<\/em>, Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5430 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx). D&rsquo;abord paru dans: Acquelin, Jos\u00e9. 2009. \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, <em>Postures<\/em>, Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01, p. 157-160.<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/acquelin-hd1.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 acquelin-hd1.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-258134f0-b17a-4169-9a29-6bab93975c92\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/acquelin-hd1.pdf\">acquelin-hd1<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/acquelin-hd1.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-258134f0-b17a-4169-9a29-6bab93975c92\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Actes du colloque \u00abEngagement: imaginaires et pratiques\u00bb, Hors s\u00e9rie n\u00b01 Au d\u00e9but, l\u2019engagement est celle \u00e9nergie, investie aupr\u00e8s des autres, pour d\u2019abord se convaincre soi-m\u00eame de sa propre pertinence en ce monde ou de s\u2019interroger sur sa tr\u00e8s emprunt\u00e9e appartenance \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle nous vivons. \u00c9videmment nous privil\u00e9gions le milieu qui semble le [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1192,1134,1195],"tags":[3],"class_list":["post-5430","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actes-du-colloque-engagement-imaginaires-et-pratiques","category-article","category-table-ronde-possibilites-et-limites-de-lengagement","tag-acquelin-jose"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5430","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5430"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5430\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9344,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5430\/revisions\/9344"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5430"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5430"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5430"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}