{"id":5449,"date":"2024-06-13T19:48:17","date_gmt":"2024-06-13T19:48:17","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/julius-corentin-acquefacques-les-phylacteres-de-labsurde-kafkaien\/"},"modified":"2024-09-13T17:15:32","modified_gmt":"2024-09-13T17:15:32","slug":"julius-corentin-acquefacques-les-phylacteres-de-labsurde-kafkaien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5449","title":{"rendered":"\u00ab Julius Corentin Acquefacques \u00bb : les phylact\u00e8res de l\u2019absurde kafka\u00efen"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6879\">Dossier \u00ab\u00a0\u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb, n\u00b011<\/a><\/h5>\n<p>Tous les matins, Julius Corentin Acquefacques se r\u00e9veille en tombant de son lit. Il se douche, s\u2019habille et part ponctuellement pour affronter \u00e0 pied l\u2019heure de pointe et se rendre au travail en suivant le flot d\u2019une mer humaine, empruntant toujours les m\u00eames rues \u00e9troites. Fonctionnaire au minist\u00e8re de l\u2019Humour, il exerce un travail des plus s\u00e9rieux\u00a0: mettre \u00e0 jour le grand glossaire des blagues et incongruit\u00e9s. Le soir, parfois apr\u00e8s un souper avec des amis, il se remet au lit, seul, parce que comme aime \u00e0 le rappeler son voisin de palier, \u00ab\u00a0une femme, c\u2019est trois unit\u00e9s d\u2019espace vital en moins\u00a0\u00bb (Mathieu, 1991a, p.8). Et dans un temps de pareille crise du logement, o\u00f9 on est parfois contraint \u00e0 r\u00e9server le placard pour qu\u2019un coll\u00e8gue en fasse son appartement, on se doute que trois unit\u00e9s d\u2019espace vital, ce n\u2019est pas n\u00e9gligeable.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s vite, on sent se tisser dans les bandes dessin\u00e9es de Marc-Antoine Mathieu la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Franz Kafka, dont l\u2019\u0153uvre repose, comme l\u2019a fait remarquer Albert Camus, sur \u00ab\u00a0ces perp\u00e9tuels balancements entre le naturel et l\u2019extraordinaire, l\u2019individu et l\u2019universel, le tragique et le quotidien, l\u2019absurde et le logique\u00a0\u00bb (Camus, 2005, p.174). Si les r\u00e9cits des aventures d&rsquo;Acquefacques sont impr\u00e9gn\u00e9s des caract\u00e9ristiques de cet univers, leur aspect formel en est tout autant contamin\u00e9\u00a0: principalement en noir et blanc<a id=\"footnoteref1_6l2um2p\" class=\"see-footnote\" title=\"La couleur n\u2019est utilis\u00e9e dans la s\u00e9rie qu\u2019aux derni\u00e8res pages de\u00a0La Qu\u2026, pr\u00e9cis\u00e9ment pour \u00e9voquer l\u2019id\u00e9e d\u2019un autre monde possible, comme une sortie rapide hors de la caverne. \" href=\"#footnote1_6l2um2p\">[1]<\/a>, sans nuances de gris, l\u2019\u0153uvre de Mathieu montre de constants contrastes entre des lieux enti\u00e8rement vides et d\u2019autres o\u00f9 les gens ne disposent que d&rsquo;assez d&rsquo;espace pour se tenir debout. La hauteur des b\u00e2timents repr\u00e9sent\u00e9s et les escaliers tourbillonnants rappellent aussi la g\u00e9om\u00e9trie pragoise qui parcourt les romans du ma\u00eetre<a id=\"footnoteref2_602btey\" class=\"see-footnote\" title=\"Le\u00a0Proc\u00e8s\u00a0nous offre un bon exemple de cette configuration des lieux avec les descriptions de la cath\u00e9drale que visite K. D\u2019une part, on nous dit que \u00ab\u00a0la dimension de la cath\u00e9drale lui semblait \u00e0 la limite de ce qui \u00e9tait humainement supportable\u00a0\u00bb\u00a0(Kafka, 2001, p.\u00a0239); d\u2019autre part, on y d\u00e9crit un \u00ab\u00a0escalier qui montait en colima\u00e7on jusqu\u2019\u00e0 la chaire, en enserrant le pilier [et qui] \u00e9tait si \u00e9troit qu\u2019on l\u2019e\u00fbt cru fait non pour servir \u00e0 un homme, mais \u00e0 la d\u00e9coration du pilier\u00a0\u00bb\u00a0(ibid., p.\u00a0237). Ainsi, chez Kafka comme chez Mathieu, les grands espaces sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des monuments de culte, l\u00e9gaux ou religieux, tandis que les aires de circulation sont r\u00e9duites au minimum. \" href=\"#footnote2_602btey\">[2]<\/a>. Enfin, les visages des personnages se ressemblent tous, attirant davantage l\u2019attention sur les traits distincts du protagoniste, dont on ne saurait dire, comme pour Joseph K., s\u2019il est le grand \u00e9lu ou la victime pers\u00e9cut\u00e9e. Toute cette intertextualit\u00e9 \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 confirm\u00e9e avec le nom de famille de Julius Corentin, que l\u2019on prononce AKFAK, anacycle \u00e9vident du nom de l\u2019\u00e9crivain.<\/p>\n<p>Ainsi, comme les romans de Kafka, la s\u00e9rie\u00a0<em>Acquefacques<\/em>\u00a0de Marc-Antoine Mathieu met en sc\u00e8ne le caract\u00e8re absurde de l\u2019existence et la marginalisation de celui qui tente d\u2019y trouver un sens. Semblable en cela aux personnages du\u00a0<em>Proc\u00e8s<\/em>, de\u00a0<em>La M\u00e9tamorphose<\/em>\u00a0et du\u00a0<em>Ch\u00e2teau<\/em>, Julius Corentin Acquefacques ne remet pas lui-m\u00eame en question le monde dans lequel il \u00e9volue, ni l\u2019univers hautement bureaucratique qui le commande; ses r\u00e9flexions sont d\u00e9clench\u00e9es par des bouleversements de son quotidien, et encore, il ne sait examiner les situations que d\u2019une mani\u00e8re qui oscille entre l\u2019extr\u00eame rationalit\u00e9 et la parano\u00efa. Par exemple, dans\u00a0<em>L\u2019Origine<\/em>, qui commence la pentalogie, le protagoniste re\u00e7oit anonymement une page de BD sur laquelle apparaissent des \u00e9v\u00e9nements ant\u00e9rieurs de sa journ\u00e9e, incluant ses propres pens\u00e9es. Ses questionnements ne se poseront alors pas tant sur la signification de ce qu\u2019il a re\u00e7u que sur ce qui l\u2019a plac\u00e9, lui, comme destinataire de l\u2019envoi\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Le plus inqui\u00e9tant dans cette histoire, est qu\u2019elle m\u2019arrive \u00e0 moi.\u00a0Pourquoi moi\u00a0? Tout ceci ne serait-il pas une machination de mes coll\u00e8gues pour se moquer et rire \u00e0 mes d\u00e9pens\u00a0?.. \/\/&#8230;Et me faire comprendre ainsi qu\u2019il existe d\u2019autres formes d\u2019humour\u00a0? Ou bien serait-ce dans le but de m\u2019amener \u00e0 penser que l\u2019humour reste impuissant face au doute ou au myst\u00e8re\u00a0? (Mathieu, 1991a, p.\u00a030.)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Julius Corentin consid\u00e8re donc qu\u2019il n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 choisi au hasard, ce qui contrevient de prime abord aux normes de cet univers o\u00f9 tous sont identiques, o\u00f9 la personnalit\u00e9 a une moindre importance; ainsi, il cherche sa r\u00e9ponse non dans sa vie sociale, mais dans sa fonction professionnelle, comme si cette derni\u00e8re \u00e9tait la seule qui puisse le distinguer d\u2019un autre.<\/p>\n<p>Par ailleurs, son emploi est int\u00e9ressant en ce qu&rsquo;il est parfaitement vain\u00a0: si l\u2019humour repose sur la facult\u00e9 de surprendre, il appara\u00eet \u00e9videmment impossible de recenser toutes les formes qu\u2019il peut emprunter, et le grand glossaire auquel travaille Acquefaques ne pourra jamais voir le jour. Comme c\u2019est souvent le cas chez Kafka, le personnage, issu d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 hautement hi\u00e9rarchis\u00e9e, ob\u00e9it sans se questionner \u00e0 des codes sociaux auxquels il semble impossible de trouver un fondement, et tient pour acquis des \u00e9l\u00e9ments donn\u00e9s de son monde qui rev\u00eatent pour le lecteur une qualit\u00e9 fantastique forte. Et si ce dernier rit de l\u2019attitude du personnage, il n\u2019en reste pas moins qu\u2019il fera l\u2019analogie avec certaines de ses propres actions irrationnelles, dont celle m\u00eame de vivre. Mais \u00e0 l\u2019inverse du lecteur, pour qui la futilit\u00e9 de l\u2019existence ne peut que rester \u00e0 l\u2019\u00e9tat de supposition, le protagoniste rencontre son cr\u00e9ateur \u00e0 la fin de\u00a0<em>L\u2019Origine<\/em>, qui est, comme on peut s\u2019en douter, le b\u00e9d\u00e9iste. Julius Corentin apprend donc que tout ce qui lui arrive est pr\u00e9vu, calcul\u00e9 d\u2019avance par un autre, ce qui ne l\u2019emp\u00eache pas de poursuivre sa \u00ab\u00a0vie\u00a0\u00bb. Il y a bien s\u00fbr paradoxe ici, car s\u2019il n\u2019est pas ma\u00eetre de ses actions, il ne peut pas non plus d\u00e9cider de vivre ou de mourir\u2026 Par contre, l\u2019analogie avec l\u2019absurdit\u00e9 de l\u2019existence humaine subsiste, et on per\u00e7oit dans le respect aveugle des r\u00e8gles qu\u2019applique Acquefacques le d\u00e9sir de tout homme, certainement un peu fou, de s\u2019accrocher \u00e0 une raison d\u2019\u00eatre, quitte \u00e0 se la cr\u00e9er lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Pour cette raison aussi, dans\u00a0<em>La Qu\u2026<\/em>, le protagoniste est condamn\u00e9 \u00e0 marcher, au milieu du rien, vers une gare que tout porte \u00e0 consid\u00e9rer comme un mirage. \u00c0 ce moment, il est m\u00eame certain de r\u00eaver, et pourrait facilement s\u2019\u00e9viter l\u2019effort d\u2019un long trajet \u00e0 pied. Mais que ferait-il alors\u00a0? La sieste au c\u0153ur du n\u00e9ant, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un mort\u00a0? La foi en l\u2019existence de la gare, comme celle, pour le religieux, d\u2019une forme de vie seconde, lui donne l\u2019illusion d\u2019un objectif \u00e0 poursuivre, la croyance qu\u2019il n\u2019est pas l\u00e0 pour rien. Chez les personnages secondaires (voire les figurants) de la BD, la m\u00eame situation est expos\u00e9e, tous s\u2019accrochant irrationnellement \u00e0 des espoirs sans fondement. Par exemple, toujours dans\u00a0<em>La Qu&#8230;<\/em>, les chanceux qui ont finalement pu entrer dans la gare attendent le train depuis des ann\u00e9es; au moment o\u00f9 il passe, seul Acquefaques peut y monter; les autres attendront le prochain, qui, m\u00eame s\u2019il les am\u00e8ne, n\u2019a pour seule destination que le \u00ab\u00a0rien\u00a0\u00bb, ou le \u00ab\u00a0rien de rien\u00a0\u00bb (Mathieu, 1991b, p.40).<\/p>\n<p>Finalement, ce que Mathieu repr\u00e9sente avec\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves<\/em>, c\u2019est cet absurde si typiquement kafka\u00efen, dans lequel le personnage conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 sa finalit\u00e9 et \u00e9prouve, de fa\u00e7on obsessionnelle, le d\u00e9sir d\u2019y \u00e9chapper. \u00c0 l\u2019instar de K., dont le sort est d\u00e9termin\u00e9 par les gens du ch\u00e2teau, le protagoniste de Mathieu sait que ses gestes, ses paroles, ses pens\u00e9es sont la cr\u00e9ation d\u2019un autre, mais est tout de m\u00eame repr\u00e9sent\u00e9 comme cherchant une r\u00e9ponse \u00e0 ce qui lui arrive. Dans les deux cas, il y a mise en relief d\u2019une irrationalit\u00e9 qui fait de tout \u00eatre humain un fou : la seule mani\u00e8re d\u2019\u00e9chapper au rien est de se donner un but dont le caract\u00e8re illusoire est connu d\u2019avance, de marcher \u00e9ternellement vers ce qui a toutes les caract\u00e9ristiques du mirage.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>CAMUS, Albert. 2005. \u00ab\u00a0L\u2019espoir et l\u2019absurde dans l\u2019\u0153uvre de Franz Kafka\u00a0\u00bb in\u00a0<em>Le Mythe de Sisyphe<\/em>, p.\u00a0169-187. Coll. \u00ab\u00a0Folio\/essais\u00a0\u00bb. Paris\u00a0: Gallimard.<\/p>\n<p>MATHIEU, Marc-Antoine. 1991a.\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves\u00a0: 1, L\u2019Origine<\/em>. Paris\u00a0: Delcourt, 45 p.<\/p>\n<p>___________. 1991b.\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves\u00a0: 2, La Qu\u2026<\/em>. Paris\u00a0: Delcourt, 47 p.<\/p>\n<p>___________. 1993.\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves\u00a0: 3, Le Processus<\/em>. Paris\u00a0: Delcourt, 48 p.<\/p>\n<p>___________. 1995.\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves\u00a0: 4, Le D\u00e9but de la fin<\/em>. Paris\u00a0: Delcourt, 23 p.<\/p>\n<p>___________. 2004.\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves\u00a0: 5, La 2,333<sup>e<\/sup>\u00a0Dimension<\/em>. Paris\u00a0: Delcourt, 59 p.<\/p>\n<p>KAFKA, Franz. 2001.\u00a0<em>Le Proc\u00e8s<\/em>\u00a0[1925]. Paris\u00a0: Le Livre de poche, 285\u00a0p.<\/p>\n<p>___________.2006.\u00a0<em>Le Ch\u00e2teau<\/em>\u00a0[1926]. Paris\u00a0: Gallimard, 2006, 530\u00a0p.<\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_6l2um2p\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_6l2um2p\">[1]<\/a> La couleur n\u2019est utilis\u00e9e dans la s\u00e9rie qu\u2019aux derni\u00e8res pages de\u00a0<em>La Qu\u2026<\/em>, pr\u00e9cis\u00e9ment pour \u00e9voquer l\u2019id\u00e9e d\u2019un autre monde possible, comme une sortie rapide hors de la caverne.<\/p>\n<p id=\"footnote2_602btey\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref2_602btey\">[2]<\/a> <em>Le<\/em>\u00a0<em>Proc\u00e8s<\/em>\u00a0nous offre un bon exemple de cette configuration des lieux avec les descriptions de la cath\u00e9drale que visite K. D\u2019une part, on nous dit que \u00ab\u00a0la dimension de la cath\u00e9drale lui semblait \u00e0 la limite de ce qui \u00e9tait humainement supportable\u00a0\u00bb\u00a0(Kafka, 2001, p.\u00a0239); d\u2019autre part, on y d\u00e9crit un \u00ab\u00a0escalier qui montait en colima\u00e7on jusqu\u2019\u00e0 la chaire, en enserrant le pilier [et qui] \u00e9tait si \u00e9troit qu\u2019on l\u2019e\u00fbt cru fait non pour servir \u00e0 un homme, mais \u00e0 la d\u00e9coration du pilier\u00a0\u00bb\u00a0(<em>ibid.<\/em>, p.\u00a0237). Ainsi, chez Kafka comme chez Mathieu, les grands espaces sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des monuments de culte, l\u00e9gaux ou religieux, tandis que les aires de circulation sont r\u00e9duites au minimum.<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Jacob, Carm\u00e9lie. 2009. \u00ab Julius Corentin Acquefacques : les phylact\u00e8res de l\u2019absurde kafka\u00efen \u00bb, <em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab \u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature \u00bb, n\u00b011, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5449 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/jacob-11.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 jacob-11.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-801115f4-5d0c-4978-84f9-a01764bd8281\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/jacob-11.pdf\">jacob-11<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/jacob-11.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-801115f4-5d0c-4978-84f9-a01764bd8281\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab\u00a0\u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb, n\u00b011 Tous les matins, Julius Corentin Acquefacques se r\u00e9veille en tombant de son lit. 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