{"id":5456,"date":"2024-06-13T19:48:17","date_gmt":"2024-06-13T19:48:17","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/presentation-ecrire-sur-la-marge-folie-et-litterature\/"},"modified":"2024-09-13T17:05:44","modified_gmt":"2024-09-13T17:05:44","slug":"presentation-ecrire-sur-la-marge-folie-et-litterature","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5456","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation &#8211; \u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6879\">Dossier \u00ab\u00a0\u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb, n\u00b011<\/a><\/h5>\n<p>Le fou investit la marge, s\u2019agite dans les espaces limites, parle un discours en rupture avec la norme. Son histoire s\u2019\u00e9crit \u00e0 partir des fronti\u00e8res et des seuils, parce qu\u2019elle se tient, comme le dit Foucault, au-del\u00e0 du partage. Le fou ne voit pas le monde comme il devrait le voir et, bien souvent, joue le r\u00f4le ingrat, bien que n\u00e9cessaire, de bouc \u00e9missaire. Pour ces raisons, confrontant, diff\u00e9rant et interrogeant une certaine r\u00e9alit\u00e9, cette parole d\u00e9sirante a su forcer au cours des si\u00e8cles l\u2019\u00e9rection de cadres et de cat\u00e9gories. Dans sa pr\u00e9face \u00e0 l\u2019<em>Histoire de la folie \u00e0 l\u2019\u00e2ge classique<\/em>, Foucault nous rappelle ainsi que \u00ab\u00a0[la] folie n\u2019existe que dans une soci\u00e9t\u00e9, elle n\u2019existe pas en dehors des formes de la sensibilit\u00e9 qui l\u2019isolent et des formes de r\u00e9pulsion qui l\u2019excluent ou la capturent.\u00a0\u00bb La folie est d\u00e8s lors culturelle. Elle est aussi fortement artistique et litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Depuis longtemps, litt\u00e9rature et folie exercent l\u2019une sur l\u2019autre un puissant pouvoir d\u2019attraction. Tant\u00f4t source d\u2019inspiration, tant\u00f4t principe de cr\u00e9ation (comme chez les Surr\u00e9alistes) et tant\u00f4t seule voie d\u2019exorcisation, elles partagent une tortueuse histoire construite en marge ou en \u00e9cho des institutions qui se nourrissent du fou, que ce soit la psychiatrie, l\u2019anthropom\u00e9trie, la criminologie ou la psychanalyse. La folie est donc un lieu que la litt\u00e9rature et le discours ont su rapidement habiter. D\u2019ailleurs, l\u2019artiste a toujours entretenu une fascination ambigu\u00eb, faite de fantasmes et d\u2019angoisses, pour la d\u00e9mence. Parfois associ\u00e9e au g\u00e9nie, la folie inscrite dans une \u0153uvre interroge toujours le sens parce qu\u2019elle \u00e9branle le r\u00e9el, le discours et la structure du r\u00e9cit. Quelquefois aussi, elle force l\u2019artiste \u00e0 \u00e9merger de l\u2019homme et d\u00e9clenche une n\u00e9cessit\u00e9 de dire, une volont\u00e9 d\u2019\u00e9crire afin de se d\u00e9livrer de soi, de l\u2019autre, de l\u2019autre en soi.<\/p>\n<p>Ainsi, tous unis devant le m\u00eame d\u00e9mon, les auteurs de cette onzi\u00e8me \u00e9dition de la revue\u00a0<em>Postures<\/em>\u00a0ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment choisi de se poster sur la marge afin de traquer, dans des r\u00e9cits o\u00f9 diff\u00e9rentes formes de folies se manifestent, le fl\u00e9au de l\u2019uniformisation qui la stigmatise. Certains ont pris pour arme la singularit\u00e9 du fou pour aller au combat. Arpentant les mots de ceux qui ont habit\u00e9 les asiles et parcouru leurs couloirs aseptis\u00e9s, ils ont cherch\u00e9 au fil des lettres son inscription dans le verbe et dans la phrase. Bien loin de nos ailes psychiatriques cependant, Ariane G\u00e9linas la d\u00e9couvre dans les m\u00e9moires d\u2019Alexis Vincent Charles Berbiguier, le plus \u00ab\u00a0fameux des monomanes hallucin\u00e9s\u00a0\u00bb du XIX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle. \u00c0 la fois redevable des outils de la psychanalyse et d\u2019une r\u00e9flexion critique sur l\u2019imaginaire religieux qu\u2019a su l\u00e9guer la Grande Inquisition, son analyse d\u00e9monte les m\u00e9canismes de la structure d\u00e9lirante d\u2019un univers peupl\u00e9 de farfadets afin d\u2019en faire \u00e9merger le portrait d\u2019un corps qui ne souffre ni le manque ni la frustration. Plus encore, sa lecture de Berbiguier lui permet de constater que la folie se loge l\u00e0 o\u00f9 il y a enfermement\u00a0: enfermement du corps dans la rigueur des sacrements, enfermement de l\u2019esprit dans les dogmes du temps et enfermement du d\u00e9sir dans la violence d\u2019un \u00eatre abstinent. Par ce constat, Ariane G\u00e9linas ouvre la voie \u00e0 une \u00e9criture de la corpor\u00e9it\u00e9 qui, pendant longtemps, a \u00e9t\u00e9 associ\u00e9e tant\u00f4t \u00e0 la litt\u00e9rature des femmes, tant\u00f4t \u00e0 la litt\u00e9rature du colonis\u00e9, deux cat\u00e9gories g\u00e9n\u00e9riques auxquelles Marie-\u00c8ve Bradette ajoute celle de l\u2019\u00e9criture de l\u2019internement. En effet, explicite \u00e0 ce sujet, Bradette s\u2019est int\u00e9ress\u00e9e \u00e0 la parole de cette \u00ab\u00a0Folie-Femme\u00a0\u00bb qui travaille de son obsession l\u2019ensemble du roman\u00a0<em>J\u2019ai tu\u00e9 Emma S. ou l\u2019\u00e9criture colonis\u00e9e<\/em>\u00a0d\u2019Emma Santos, chez qui la folie, \u00ab\u00a0par l\u2019entremise d\u2019une voix narrative, cherche par tous les moyens \u00e0 s&rsquo;exprimer, \u00e0 s&rsquo;\u00e9crire\u00a0\u00bb. De ce fait, le simple geste d\u2019\u00e9crire en terre d\u2019asile se r\u00e9v\u00e8le alors dans une double perspective qu\u2019Annie Monette, \u00e0 travers une interpr\u00e9tation nuanc\u00e9e de la coexistence de l\u2019anagramme et du texte en prose dans\u00a0<em>L\u2019homme-Jasmin<\/em>\u00a0de Unica Z\u00fcrn, met en relief. S\u2019int\u00e9ressant \u00e9galement \u00e0 une auteure dont l\u2019exp\u00e9rience de la folie emprunte les voies de l\u2019autobiographie, Monette rappelle ainsi que le fou qui \u00e9crit jongle constamment entre r\u00e9clusion de sa marge d\u00e9lirante et lib\u00e9ration de toutes ces normes \u00e9touffantes. En ce sens subversive, nous apprend Monette, la plume de Z\u00fcrn use de la contrainte langagi\u00e8re qui r\u00e9git tout anagramme afin de transformer ce qui aurait pu \u00eatre un lieu d\u2019enfermement en une occasion inesp\u00e9r\u00e9e d\u2019affranchissement.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me de l\u2019enfermement, de la r\u00e9clusion et de la claustration semble donc \u00eatre f\u00e9cond. Cependant, alors qu\u2019il se voulait physique dans les analyses propos\u00e9es par G\u00e9linas, Bradette et Monette, il se fait psychique dans celle que nous propose Marie-Christine Lambert-Perreault. Prenant pour objet la relation qu\u2019entretiennent les personnages de\u00a0<em>Cosm\u00e9tique de l\u2019ennemi<\/em>\u00a0d\u2019Am\u00e9lie Nothomb avec leur ennemi int\u00e9rieur, elle nous d\u00e9voile comment, m\u00eame sans le contexte de l\u2019internement, le processus cr\u00e9ateur peut traduire une folie qui mine l\u2019auteur de l\u2019int\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9es, mais dans une perspective plus ax\u00e9e sur la psych\u00e9 du personnage, Gabriel Tremblay-Gaudette suit les traces labyrinthiques de \u00ab\u00a0l\u2019enqu\u00eateur improvis\u00e9\u00a0\u00bb Daniel Quinn, protagoniste de\u00a0<em>City of Glass<\/em>\u00a0de Paul Auster, dans son adaptation en roman graphique par Karasik et Mazzuchelli. Selon Tremblay-Gaudette, ces derniers ont r\u00e9ussi \u00e0 \u00ab\u00a0incarner graphiquement les consid\u00e9rations inh\u00e9rentes \u00e0\u00a0<em>City of Glass<\/em>, sur l\u2019ali\u00e9nation et le d\u00e9s\u0153uvrement\u00a0\u00bb, ainsi qu\u2019\u00e0 proposer une r\u00e9\u00e9criture du\u00a0<em>Don Quichotte<\/em>\u00a0de Cervant\u00e8s, faisant en quelque sorte de Daniel Quinn \u00ab\u00a0une version moderne\u00a0\u00bb de ce personnage litt\u00e9raire qui prenait des moulins \u00e0 vent pour des g\u00e9ants. Toujours dans le domaine de la bande dessin\u00e9e, Carm\u00e9lie Jacob analyse la pentalogie de Marc-Antoine Mathieu,\u00a0<em>Julius Corentin Acquefacques, prisonnier des r\u00eaves<\/em>, et rel\u00e8ve sa filiation avec l\u2019oeuvre de Kafka. Elle en conclut qu\u2019au bout du compte, devant l\u2019absurdit\u00e9 de la vie, tout \u00eatre humain est en quelque sorte un peu fou, dans la mesure o\u00f9 \u00ab\u00a0la seule mani\u00e8re d\u2019\u00e9chapper au rien est de se donner un but dont le caract\u00e8re illusoire est connu d\u2019avance, de marcher \u00e9ternellement vers ce qui a toutes les caract\u00e9ristiques du mirage\u00a0\u00bb. Tel Sisyphe, qui monte et remonte \u00e9ternellement son rocher, on doit ainsi, comme l\u2019expliquait d\u00e9j\u00e0 Camus dans son c\u00e9l\u00e8bre essai\u00a0<em>Le mythe de Sisyphe<\/em>, imaginer l\u2019\u00eatre humain non pas fou, mais heureux. Ce \u00e0 quoi H\u00e9l\u00e8ne Taillefer pourrait ajouter, \u00e0 la lumi\u00e8re de sa lecture de\u00a0<em>Neuromancer<\/em>\u00a0de William Gibson, que ce qui distingue l\u2019humain de la machine est justement sa capacit\u00e9 \u00e0 sombrer dans la folie, puisque \u00ab\u00a0l\u00e0 o\u00f9 la calculatrice s\u2019av\u00e8re banalement \u00e9quilibr\u00e9e, c\u2019est par la folie que la machine acquiert, paradoxalement, une forme d\u2019humanit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Si certains ont privil\u00e9gi\u00e9 l\u2019individualit\u00e9 pour aborder les contours de la folie, d\u2019autres observent plut\u00f4t les tares de la collectivit\u00e9 dans les reflets d\u00e9formants de textes-miroirs. Analysant le caract\u00e8re subversif de la rumeur dans la litt\u00e9rature africaine, plus particuli\u00e8rement dans\u00a0<em>Les Sept Solitudes de Lorsa Lopez<\/em>\u00a0de Soni Labou Tansi, Marie-Pierre Bouchard d\u00e9montre comment, dans une Afrique marqu\u00e9e par une forte tradition orale, la rumeur s\u2019inscrit dans les marges afin de faire \u00e9merger, contre toute attente, un puissant contre-pouvoir. Ainsi, fid\u00e8le en ceci \u00e0 l\u2019avertissement de Labou Tansi, Bouchard, par son analyse, donne \u00e0 voir une autre vision et une autre version de l\u2019Histoire. \u00ab\u00a0Or, ce que nous r\u00e9v\u00e8le l\u2019\u00e9criture et la pragmatique de la rumeur, \u00e9crit-elle, c\u2019est que l\u2019Histoire officielle n\u2019est rien d\u2019autre que le fruit d\u2019une rumeur qui a su se donner les moyens pour acc\u00e9der au rang de v\u00e9rit\u00e9.\u00bb De la \u00ab\u00a0volont\u00e9 de v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb d\u00e9nonc\u00e9e par Bouchard, l\u2019article de Michael Trahan nous conduit \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019ordre du discours\u00a0\u00bb, pour reprendre une expression de Michel Foucault, et nous propose une incursion dans ses rouages afin de faire appara\u00eetre un mythe l\u00e0 o\u00f9 plusieurs ne pensaient voir qu\u2019un homme, un penseur, un auteur, voire une notion psychopathologique. En effet, \u00e0 travers la figure de ce \u00ab\u00a0divin marquis\u00a0\u00bb, Trahan, dans une approche plus \u00ab\u00a0arch\u00e9ologique\u00a0\u00bb, cherche \u00e0 voir comment se noue et se d\u00e9noue r\u00e9alit\u00e9 factuelle et imaginaire mythique autour de la figure tant\u00f4t encens\u00e9e et tant\u00f4t diabolis\u00e9e de Donatien-Aldonze-Fran\u00e7ois de Sade. Pour sa part, Ana\u00efs Guilet, tout aussi arch\u00e9ologue, fouille les notes de bas de page du roman\u00a0<em>House of Leaves<\/em>\u00a0de Mark Z. Danielewski afin d\u2019y trouver les marques d\u2019une folie contagieuse. En suivant le fil de son analyse rigoureuse, on comprend que l\u2019usage fictionnel \u2013 pernicieux et d\u00e9lirant \u2013 de la note de bas de page constitue une \u00ab\u00a0authentique menace sur le texte principal en l\u2019envahissant de mani\u00e8re irr\u00e9vocable\u00a0\u00bb. Roman \u00e9triqu\u00e9 s\u2019il en est, le texte de Danielewski se voit donc litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0mis sens dessus-dessous par l\u2019usage des notes de bas de page qui tour \u00e0 tour distordent, fragmentent, envahissent l\u2019espace paginal\u00a0\u00bb, rel\u00e9guant l\u2019\u00e9rudition au rang de simple \u00ab\u00a0produit de l\u2019imagination\u00a0\u00bb et, dans un m\u00eame mouvement, faisant \u00ab\u00a0de la marge un centre\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Pour clore ce num\u00e9ro, le lecteur pourra lire trois fragments du\u00a0<em>Pavillon de chasse<\/em>\u00a0de Jacques Ferron, qui sont parus dans\u00a0<em>L&rsquo;Information m\u00e9dicale et param\u00e9dicale<\/em>\u00a0en 1975 et qui n\u2019ont jamais \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s dans une revue litt\u00e9raire ou une anthologie auparavant. Nous remercions Monsieur Luc Gauvreau, secr\u00e9taire de la Soci\u00e9t\u00e9 des amis de Jacques Ferron, qui nous a sugg\u00e9r\u00e9 ces textes peu connus, ainsi que la Succession de Jacques Ferron, qui nous autorise \u00e0 les publier. Pour pr\u00e9senter ces \u00e9crits fragmentaires et herm\u00e9tiques, pi\u00e8ces d\u2019un travail inachev\u00e9 sur la folie que Ferron n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 en mesure de mener \u00e0 terme, nous avons demand\u00e9 \u00e0 Pierre-Alexandre Bonin de proposer une mise en contexte qui facilitera, nous l\u2019esp\u00e9rons, la lecture du curieux n\u00e9ophyte comme du f\u00e9ru de l\u2019\u0153uvre ferronienne.<\/p>\n<p>La revue\u00a0<em>Postures<\/em>\u00a0remercie chaleureusement les membres de ses comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction ainsi que ses partenaires financiers qui lui permettent, depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie, d\u2019offrir \u00e0 ses lecteurs des textes d\u2019une grande qualit\u00e9. Figura, le Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire, l\u2019Association facultaire des \u00e9tudiants en Arts (AFEA), l\u2019Association \u00e9tudiante du module en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AeMel) ainsi que l\u2019Association \u00e9tudiante des cycles sup\u00e9rieurs en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AECSEL) donnent une opportunit\u00e9 aux \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants des programmes d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires, de l\u2019UQAM comme d\u2019ailleurs, de partager leurs travaux avec un lectorat averti.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Bouchard, Marie-Pierre et Pelletier, Vicky. 2009. \u00ab Pr\u00e9sentation \u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab \u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature \u00bb, n\u00b011, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5456 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-11.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 presentation-11.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-89f70279-5b5e-460e-977e-4f58ad8e78f5\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-11.pdf\">presentation-11<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-11.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-89f70279-5b5e-460e-977e-4f58ad8e78f5\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab\u00a0\u00c9crire (sur) la marge: folie et litt\u00e9rature\u00a0\u00bb, n\u00b011 Le fou investit la marge, s\u2019agite dans les espaces limites, parle un discours en rupture avec la norme. 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