{"id":5500,"date":"2024-06-13T19:48:21","date_gmt":"2024-06-13T19:48:21","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/introduction-vieillesse-et-passage-du-temps\/"},"modified":"2024-09-10T15:27:38","modified_gmt":"2024-09-10T15:27:38","slug":"introduction-vieillesse-et-passage-du-temps","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5500","title":{"rendered":"Introduction: vieillesse et passage du temps"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6883\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6883\">Dossier \u00ab&nbsp;Vieillesse et passage du temps \u00bb, n\u00b014<\/a><\/h5>\n\n\n<blockquote>\n<p>Vieillir est ennuyeux, mais c\u2019est le seul moyen que l\u2019on ait trouv\u00e9 de vivre longtemps<br \/>Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le chemin de la vie, s\u2019il n\u2019est pas abruptement interrompu par la maladie ou par un accident malencontreux, s\u2019ach\u00e8ve immanquablement avec la vieillesse. Si les images utilis\u00e9es dans le langage courant \u2013 comme \u00ab\u00a0l\u2019\u00e2ge d\u2019or\u00a0\u00bb \u2013 tendent \u00e0 d\u00e9peindre la vieillesse comme une p\u00e9riode bienheureuse, il demeure qu\u2019elle s\u2019associe souvent aux id\u00e9es de solitude, d\u2019affaiblissement, de d\u00e9cr\u00e9pitude; la vieillesse est une tare que la m\u00e9decine s\u2019attache \u00e0 rendre toujours plus lointaine et que la chirurgie esth\u00e9tique tente d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment de masquer. Consid\u00e9rant cette r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la fois personnelle et sociale, il appara\u00eet int\u00e9ressant de voir comment l\u2019accession \u00e0 la vieillesse est figur\u00e9e dans la litt\u00e9rature; \u00e9crivains vieillissants, personnages d\u2019un \u00e2ge avanc\u00e9 et textes anciens, la s\u00e9nescence fait sans conteste partie de l\u2019imaginaire litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Pour son quatorzi\u00e8me num\u00e9ro, la revue <em>Postures, critique litt\u00e9raire<\/em> a invit\u00e9 les jeunes chercheurs \u00e0 se pencher sur ce sujet, suscitant des r\u00e9flexions sur des th\u00e8mes vari\u00e9s, de la po\u00e9sie ant\u00e9islamique \u00e0 la litt\u00e9rature poststructuraliste, en passant par l\u2019incontournable <em>Recherche du temps perdu<\/em>. Que ce soit \u00e0 travers une analyse de l\u2019image iconique de Marilyn Monroe ou par l\u2019exploration de l\u2019effet temporel chez Beckett, les contributeurs de cette nouvelle mouture de notre revue ont su relever avec adresse le d\u00e9fi d\u2019affronter l\u2019in\u00e9luctable triade\u00a0: passage du temps, vieillesse et mort.<\/p>\n<p><em>Carm\u00e9lie Jacob, \u00ab\u00a0Du moi fragmentaire d\u2019<\/em>\u00c0 la recherche du temps perdu<em>, ou comment Marcel devint vieux lorsque son narrateur croqua dans une madeleine\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>On ne saurait aborder la question de la vieillesse et du passage du temps sans s\u2019int\u00e9resser au traitement de ces th\u00e8mes dans l\u2019\u0153uvre de Marcel Proust. Ici, Carm\u00e9lie Jacob nous montre comment la narration de la <em>Recherche<\/em> induit une superposition des diff\u00e9rents Marcel qui se succ\u00e8dent au fil du temps. Les \u00e9v\u00e9nements relat\u00e9s dans l\u2019\u0153uvre monumentale de Proust sont en effet envisag\u00e9s \u00e0 travers deux regards\u00a0: celui du vieillard, le narrateur premier, et celui du (plus ou moins) jeune Marcel qui vit les moments racont\u00e9s. L\u2019auteure met de l\u2019avant le jeu identitaire provoqu\u00e9 par la diffraction de la dimension temporelle dans l\u2019\u0153uvre proustienne. Le temps, comme th\u00e8me litt\u00e9raire, se conjugue de diff\u00e9rentes mani\u00e8res; il prend notamment une forme particuli\u00e8re dans l\u2019\u0153uvre th\u00e9\u00e2trale de Samuel Beckett.<\/p>\n<p><em>Patrick Gabin Goulou, \u00ab\u00a0Beckett \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9preuve du temps\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Inspir\u00e9 par un imaginaire de la mort qui semble traverser toute l\u2019\u0153uvre de Samuel Beckett, Patrick Gabin Goulou nous offre \u00e0 travers son article une r\u00e9flexion sur la mani\u00e8re dont le temps p\u00e8se sur les personnages des pi\u00e8ces <em>Molloy<\/em>, <em>Malone meurt<\/em> et <em>L\u2019innommable<\/em>. Dans ces trois pi\u00e8ces, les personnages principaux vivent avec les stigmates de la vieillesse\u00a0: m\u00e9moire qui flanche, d\u00e9cr\u00e9pitude physique, puis oblit\u00e9ration de tout le corps, \u00e0 l\u2019exception de la voix. Ainsi, chez l\u2019auteur irlandais, la mort s\u2019impose comme un long tourment qui m\u00e8ne au d\u00e9litement de l\u2019\u00eatre; selon Goulou, \u00ab\u00a0pour Beckett, \u00e9crire le temps [\u2026] c\u2019est accepter de montrer que toute vie y est assujettie et que, chez lui, il n\u2019y a ni avant ni espace interm\u00e9diaire, mais une sorte de simultan\u00e9it\u00e9 de l\u2019apr\u00e8s\u00a0\u00bb. Pourtant, l\u2019av\u00e8nement de la mort ne s\u2019accompagne pas toujours pour l\u2019\u00e9crivain d\u2019une angoisse de la disparition\u00a0: pour les po\u00e8tes ant\u00e9islamiques des Suspendues, l\u2019\u00e2ge am\u00e8ne la sagesse.<\/p>\n<p><em>Salim Gasti, \u00ab\u00a0La vieillesse et le deuil de la jeunesse dans la po\u00e9sie ant\u00e9islamique\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Salim Gasti nous emm\u00e8ne ici \u00e0 la d\u00e9couverte d\u2019un corpus trop peu abord\u00e9, la po\u00e9sie ant\u00e9islamique, dont plusieurs \u0153uvres ont \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9es dans un recueil intitul\u00e9 <em>Mu\u2018allaq\u00e2t<\/em>\u00a0 (les Suspendues). Ces \u0153uvres, \u00e9crites par des po\u00e8tes arabes du 5<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, se conjuguent autour d\u2019un th\u00e8me commun\u00a0: la sapience, c\u2019est \u00e0 dire la pl\u00e9nitude acquise gr\u00e2ce au passage du temps et par l\u2019acceptation de la vieillesse. Loin de maudire l\u2019arriv\u00e9e de la mort, les po\u00e8tes de la sapience se complaisent dans la r\u00e9miniscence des plaisirs pass\u00e9s et des combats livr\u00e9s et accueillent chaque jour l\u2019instant pr\u00e9sent qui leur est offert. Le deuil de la vie pass\u00e9e est aussi l\u2019occasion de profiter \u2013 peut-\u00eatre une derni\u00e8re fois \u2013 des plaisirs de la chair et de l\u2019alcool, avant d\u2019\u00eatre emport\u00e9 par la mort. Cet ultime passage n\u2019est pas craint mais plut\u00f4t attendu, et accept\u00e9 sans regrets. Les po\u00e8tes ant\u00e9islamiques se r\u00e9signent avec sagesse \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e de la vieillesse et de la mort; pourtant, il peut se r\u00e9v\u00e9ler difficile de faire le deuil de la beaut\u00e9 et de la jeunesse.<\/p>\n<p><em>Rania Aoun, \u00ab\u00a0L\u2019ic\u00f4ne f\u00e9minine\u00a0: de la mythification du visage de Marilyn Monroe \u00e0 la mythification de la jeunesse\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Prenant pour point de d\u00e9part une d\u00e9finition barth\u00e9sienne du mythe, Rania Aoun dresse un portrait de l\u2019iconicit\u00e9 de la jeunesse \u00e0 l\u2019aide de diff\u00e9rentes images. Du <em>Dyptique Marilyn<\/em> d\u2019Andy Warhol \u00e0 l\u2019autorepr\u00e9sentation mythifiante de la chanteuse pop Madonna, en passant par la page Facebook d\u2019une starlette fran\u00e7aise, la jeune chercheuse fait ressortir quelques attributs canoniques de la beaut\u00e9 et de la jeunesse f\u00e9minines\u00a0: cheveux blonds, yeux bleus, peau blanche. L\u2019analyse de cette image id\u00e9alis\u00e9e conduit \u00e0 un constat navrant\u00a0: les femmes modernes sont aux prises avec le mod\u00e8le d\u2019une jeunesse inatteignable, aliment\u00e9 par l\u2019industrie culturelle, les m\u00e9dias et la publicit\u00e9. Le corps et son image \u00e9tant sans conteste au centre des discours sur le vieillissement, cette obsession de la jeunesse \u00e9ternelle nous am\u00e8ne \u00e0 explorer un th\u00e8me litt\u00e9raire depuis toujours pr\u00e9sent\u00a0: le double.<\/p>\n<p><em>Ariane G\u00e9linas, \u00ab\u00a0Identit\u00e9 trouble\u00a0: manifestations litt\u00e9raires du double\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Dans cet article fort \u00e9clairant, Ariane G\u00e9linas aborde l\u2019imaginaire du double sous l\u2019angle du rapport \u00e0 la mort. En effet, confront\u00e9 \u00e0 un autre soi-m\u00eame, l\u2019individu ne peut que se questionner sur sa propre finitude et son in\u00e9luctable fin, voire sombrer dans l\u2019angoisse, comme le narrateur du \u00ab\u00a0Horla\u00a0\u00bb. La r\u00e9flexion propos\u00e9e s\u2019\u00e9tend des figures funestes du 19<sup>e<\/sup> si\u00e8cle fantastique de Maupassant ou de Wilde aux modalit\u00e9s du prolongement de soi qu\u2019offre la d\u00e9couverte de l\u2019ADN chez McAuley et Houellebecq. Les fictions du double peuvent alors \u00eatre per\u00e7ues comme un refus de la part de l\u2019\u00e9crivain de vieillir et de mourir, et un moyen pour lui de se fixer, immobile, dans le temps et \u00e0 travers l\u2019\u00e9criture. Comme l\u2019avance G\u00e9linas\u00a0: \u00ab\u00a0En attendant de pouvoir r\u00e9ellement se mirer (en) soi-m\u00eame, Narcisse peut continuer de r\u00eaver au-dessus de son reflet, les yeux riv\u00e9s sur sa propre image.\u00a0\u00bb Si l\u2019\u00e9criture se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre une mani\u00e8re de contourner le passage du temps en y cristallisant un double de l\u2019auteur, le texte litt\u00e9raire peut lui-m\u00eame constituer une exp\u00e9rience des limites.<\/p>\n<p><em>Val\u00e9rie Provost, \u00ab\u00a0Le r\u00e9cit qui d\u00e9borde : esquisse d\u2019un personnage spectral dans <\/em>Ciels liquides<em> d\u2019Anne Garr\u00e9ta\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>Pour conclure cette exploration des th\u00e8mes du temps, du vieillissement et de la mort, Val\u00e9rie Provost nous propose une r\u00e9flexion d\u2019ordre formel. \u00c0 l\u2019aide du roman postmoderne <em>Ciels liquides<\/em> d\u2019Anne Garr\u00e9ta, l\u2019auteure aborde la question de la finitude de l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire. S\u2019appuyant sur une approche <em>queer<\/em> du texte, Provost met habilement en lumi\u00e8re la structure d\u00e9sarticul\u00e9e du roman de Garr\u00e9ta et nous am\u00e8ne \u00e0 repenser la conception \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb des limites d\u2019une \u0153uvre. Comme elle le souligne, \u00ab\u00a0si le r\u00e9cit est construit [\u2026] en fonction de la fin et qu\u2019il trouve sa motivation premi\u00e8re dans la production et dans l\u2019atteinte d\u2019un but, <em>Ciels liquides<\/em> fait tomber cette exigence, car non seulement on n\u2019y trouve aucune production, mais on n\u2019y trouve aucun but, aucun horizon, seulement un retour \u00e0 la case d\u00e9part qui se r\u00e9p\u00e8te \u00e0 l\u2019infini\u00a0\u00bb. La brillante \u00e9tude que Provost pr\u00e9sente dans son article nous am\u00e8ne \u00e0 repenser les limites de l\u2019\u0153uvre d\u2019art, tout autant que les fronti\u00e8res de notre propre vision de l\u2019objet artistique.<\/p>\n<p><em>Elaine Despr\u00e9s, \u00ab\u00a0La vieillesse des posthumains\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 la suite des analyses propos\u00e9es par nos six auteurs, Elaine Despr\u00e9s, directrice de la revue depuis plusieurs ann\u00e9es et doctorante en \u00e9tudes litt\u00e9raires \u00e0 l\u2019UQAM, nous offre une rafra\u00eechissante exploration du th\u00e8me du pr\u00e9sent num\u00e9ro dans une postface intitul\u00e9e \u00ab\u00a0La vieillesse des posthumains\u00a0\u00bb. \u00c0 l\u2019aide d\u2019exemples tir\u00e9s du corpus litt\u00e9raire comme du cin\u00e9ma contemporain, Despr\u00e9s envisage la fin de vie du point de vue de ceux qui souhaitent et planifient son \u00e9radication. Or, la mort et la vieillesse sont \u00e0 ce point des passages oblig\u00e9s de l\u2019exp\u00e9rience humaine que leur disparition ne peut que signifier l\u2019av\u00e8nement d\u2019une humanit\u00e9 nouvelle, celle des posthumains.<\/p>\n<p>La revue <em>Postures<\/em> remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction ainsi que les partenaires financiers qui lui permettent, depuis quinze ans, d\u2019offrir \u00e0 ses lecteurs des textes d\u2019une grande qualit\u00e9. Figura, le Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire, l\u2019Association facultaire des \u00e9tudiants en Arts (AFEA), l\u2019Association \u00e9tudiante du module en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AEMel), l\u2019Association \u00e9tudiante des cycles sup\u00e9rieurs en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi que les Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE) donnent l\u2019occasion aux \u00e9tudiants et \u00e9tudiantes des programmes d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires, de l\u2019UQAM comme d\u2019ailleurs, de partager leurs travaux avec un lectorat inform\u00e9.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Fournier-Guillemette, Rosemarie. 2011. \u00ab Introduction\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab\u00a0Vieillesse et passage du temps \u00bb, n\u00b014, En\u00a0ligne &lt;http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/introduction-14&gt;\u00a0(Consult\u00e9\u00a0le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/introduction-14_0.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 introduction-14_0.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-8ddf49e5-0298-4173-84e8-a3e5b16c54bf\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/introduction-14_0.pdf\">introduction-14_0<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/introduction-14_0.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-8ddf49e5-0298-4173-84e8-a3e5b16c54bf\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab&nbsp;Vieillesse et passage du temps \u00bb, n\u00b014 Vieillir est ennuyeux, mais c\u2019est le seul moyen que l\u2019on ait trouv\u00e9 de vivre longtempsCharles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) Le chemin de la vie, s\u2019il n\u2019est pas abruptement interrompu par la maladie ou par un accident malencontreux, s\u2019ach\u00e8ve immanquablement avec la vieillesse. 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