{"id":5521,"date":"2024-06-13T19:48:22","date_gmt":"2024-06-13T19:48:22","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/presentation-dhier-a-demain-le-rapport-aux-classiques\/"},"modified":"2024-09-06T17:33:56","modified_gmt":"2024-09-06T17:33:56","slug":"presentation-dhier-a-demain-le-rapport-aux-classiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5521","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation &#8211; D&rsquo;hier \u00e0 demain\u00a0: le rapport au(x) classique(s)"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6885\">Dossier \u00ab D&rsquo;hier \u00e0 demain : le rapport au(x) classique(s) \u00bb, n\u00b016<\/a><\/h5>\n<p>Depuis l\u2019hiver 2008, l\u2019Association \u00e9tudiante des cycles sup\u00e9rieurs en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AECSEL-UQAM) organise un colloque annuel autour d\u2019une probl\u00e9matique donn\u00e9e. C\u2019est l\u2019occasion pour les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants de partager avec leurs coll\u00e8gues le fruit de leurs recherches. Pour l\u2019\u00e9dition 2012, l\u2019AECSEL a demand\u00e9 aux jeunes chercheuses et jeunes chercheurs de se pencher sur le rapport aux classiques en litt\u00e9rature. Quels liens la litt\u00e9rature et les litt\u00e9raires peuvent-ils entretenir avec les \u0153uvres consacr\u00e9es ? Comment lier les \u0153uvres du pr\u00e9sent (et du futur) avec celles du pass\u00e9 ? Comment penser la place d\u2019\u00e9crivains et d\u2019\u0153uvres classiques dans les textes\u2026 d\u2019\u00e9crivains eux-m\u00eames d\u00e9finis comme classiques ? Et d\u2019ailleurs, qu\u2019est-ce qu\u2019un \u00ab classique \u00bb ? Quelles instances permettent v\u00e9ritablement de d\u00e9terminer la post\u00e9rit\u00e9 d\u2019une \u0153uvre ? N\u2019avons-nous pas, en tant que lectrices et lecteurs, des classiques \u00ab personnels \u00bb que le champ litt\u00e9raire ne reconna\u00eet pas n\u00e9cessairement comme \u0153uvres dominantes ?<\/p>\n<p>Autant de questions qui ont suscit\u00e9 des r\u00e9ponses riches et vari\u00e9es le 24 f\u00e9vrier 2012. Dans le cadre de son seizi\u00e8me num\u00e9ro, Postures publie les actes d\u2019un colloque ayant fait intervenir des approches et des corpus \u00e9clectiques : les \u0153uvres ici analys\u00e9es proviennent d\u2019horizons divers et attribuent au terme \u00ab classique \u00bb de multiples acceptions. Un classique serait une \u0153uvre dont la post\u00e9rit\u00e9 est ind\u00e9niable ; serait une \u0153uvre l\u00e9gitim\u00e9e par l\u2019\u00c9cole et le champ litt\u00e9raire ; serait un auteur qu\u2019on imite\u2026 parfois avec un succ\u00e8s mitig\u00e9 ; serait un auteur important dans nos vies et qui guide nos propres pratiques d\u2019\u00e9criture ; serait une \u0153uvre qui traverse les \u00e9poques et qui trouve sa place, par diff\u00e9rents proc\u00e9d\u00e9s intertextuels, dans d\u2019autres \u0153uvres; serait un condens\u00e9 de toutes ces d\u00e9finitions et tout autre chose \u00e0 la fois. Entre filiation et remise en question, les cinq textes issus du colloque <em>D\u2019hier \u00e0 demain : le rapport au(x) classique(s) <\/em>permettent d\u2019explorer de nombreuses pistes de r\u00e9flexion sur ces liens que nous tissons avec nos \u00ab pr\u00e9d\u00e9cesseurs \u00bb litt\u00e9raires.<\/p>\n<p>Isabelle Thisdale ouvre le bal et s\u2019int\u00e9resse \u00e0 nos \u00ab classiques personnels \u00bb en offrant une r\u00e9flexion originale sur la place de Marguerite Duras dans sa propre d\u00e9marche d\u2019\u00e9criture : vouloir \u00ab \u00e9crire comme \u00bb, n\u2019est-ce pas un peu plagier, malgr\u00e9 soi ? Thisdale donne un tour d\u2019\u00e9crou \u00e0 cette premi\u00e8re r\u00e9flexion en affirmant que l\u2019\u0153uvre de Duras est elle-m\u00eame une forme d\u2019autoplagiat. Duras, d\u2019un texte \u00e0 l\u2019autre, reprend les m\u00eames motifs, recr\u00e9e les m\u00eames personnages : pour Thisdale, la r\u00e9p\u00e9tition est peut-\u00eatre ce qui rend cette \u0153uvre \u00ab classique \u00bb. Son texte, \u00e0 la fois une analyse de l\u2019\u0153uvre durasienne et un hommage, sugg\u00e8re de repenser notre rapport \u00e0 nos mod\u00e8les.<\/p>\n<p>Jean-Michel Lapointe poursuit cette id\u00e9e d\u2019une filiation avec les classiques en se penchant sur deux figures centrales du transcendantalisme am\u00e9ricain : Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau. Pour ces deux \u00e9crivains, l\u2019exp\u00e9rience de lecture doit permettre de forger un rapport spirituel avec les \u0153uvres classiques. Les lecteurs doivent trouver des classiques personnels qui puissent guider leur vie int\u00e9rieure et leur spiritualit\u00e9. Lapointe souligne du reste que c\u2019est ce type de relation qui unit Thoreau \u00e0 Emerson : Thoreau a \u00e9crit ses propres classiques apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 en contact avec la pens\u00e9e d\u2019Emerson. Il s\u2019agit donc d\u2019utiliser les \u0153uvres des autres pour construire sa propre \u00e9criture : \u00ab les classiques ne tiennent pas leur autorit\u00e9 de la tradition ni des institutions litt\u00e9raires, mais bien de cette exp\u00e9rience \u201cd\u2019\u00e9veil\u201d qu\u2019ils ont suscit\u00e9e [chez les lecteurs] \u00bb.<\/p>\n<p>Delphine Klein propose ensuite une r\u00e9flexion en deux temps sur l\u2019\u0153uvre de l\u2019auteure autrichienne et prix Nobel Elfriede Jelinek. Elle se penche sur la r\u00e9ception (notamment scolaire et universitaire) de l\u2019\u0153uvre et avance que la pol\u00e9mique qui l\u2019entoure est ce qui permet sa cons\u00e9cration. Cette cons\u00e9cration, d\u2019ailleurs, a peut-\u00eatre \u00e0 voir avec ce que Klein appelle<em> cannibalisme litt\u00e9raire<\/em> : \u00ab apr\u00e8s avoir d\u00e9membr\u00e9, ingurgit\u00e9 [un] texte original, l\u2019artiste propose \u00e0 ses lecteurs de se le \u201cremembrer\u201d (comme l\u2019on disait en vieux fran\u00e7ais au sens de \u201cse souvenir\u201d) \u00e0 travers son texte \u00bb. En faisant des classiques germanophones (pensons par exemple aux \u0153uvres de Schiller ou de Goethe) le mat\u00e9riau de sa propre \u00e9criture et en cr\u00e9ant des \u00ab drames secondaires \u00bb, Jelinek propose une int\u00e9ressante remise en question du canon litt\u00e9raire.<\/p>\n<p>Julien Perrier-Chartrand \u00e9tudie quant \u00e0 lui l\u2019\u0153uvre d\u2019un dramaturge aujourd\u2019hui oubli\u00e9 : Prosper Jolyot de Cr\u00e9billon. Cr\u00e9billon retient l\u2019attention en ce qu\u2019il tente, dans des \u0153uvres comme <em>Atr\u00e9e et Thyeste<\/em> et <em>Le Triumvirat<\/em>, d\u2019imiter les vers et le mod\u00e8le h\u00e9ro\u00efque pr\u00e9sents dans l\u2019\u0153uvre de Corneille (auteur classique s\u2019il en est). L\u2019entreprise \u00e9choue \u00e0 bien mettre en sc\u00e8ne le tragique, et l\u2019\u0153uvre de Cr\u00e9billon est souvent consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00ab p\u00e2le avatar de l\u2019original corn\u00e9lien \u00bb. Elle n\u2019en est pas moins int\u00e9ressante : comme le montre Perrier-Chartrand, elle annonce le passage de la trag\u00e9die classique au drame bourgeois et incarne \u00ab le combat de deux \u00e9poques, le point de jonction entre l\u2019extinction du monde ancien et la naissance du monde nouveau \u00bb.<\/p>\n<p>Pour clore ce dossier, Jo\u00eblle Comte s\u2019int\u00e9resse \u00e0 <em>Zone<\/em> de Marcel Dub\u00e9 et \u00e0 la r\u00e9ception critique de trois mises en sc\u00e8ne produites \u00e0 des \u00e9poques diff\u00e9rentes. Comment une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre traverse-t-elle le temps ? Comment la langue normative de Dub\u00e9 et les th\u00e8mes principaux (l\u2019adolescence, le passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte, la libert\u00e9, etc.) de ce texte charni\u00e8re ont-ils \u00e9t\u00e9 re\u00e7us en 1953, en 1977 et en 2003 ? L\u2019analyse de Comte donne l\u2019occasion d\u2019observer l\u2019\u00e9volution des questionnements qui ont marqu\u00e9 le th\u00e9\u00e2tre qu\u00e9b\u00e9cois des soixante derni\u00e8res ann\u00e9es. Elle permet \u00e9galement de s\u2019interroger : <em>Zone<\/em> est-elle un classique de notre th\u00e9\u00e2tre ou plut\u00f4t une \u0153uvre scolaire ?<\/p>\n<p>Deux articles hors dossier concluent ce seizi\u00e8me num\u00e9ro et s\u2019inscrivent \u00e0 leur fa\u00e7on dans la probl\u00e9matique des classiques. D\u2019abord, Yao Lambert Konan s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la construction sociale du monstre dans les contes africains. \u00c0 travers une typologie de cette figure essentielle (et classique !) de nos imaginaires, Konan avance que le monstre africain diff\u00e8re du monstre des mythologies occidentales : il a une fonction \u00e9ducative dans la mesure o\u00f9 il assagit les enfants \u00e0 qui sont destin\u00e9s les contes. Ces contes de \u00ab p\u00e9dagogie par la peur \u00bb pr\u00e9sentent en effet de jeunes h\u00e9ros dissip\u00e9s \u00e0 qui on reproche une \u00ab monstruosit\u00e9 morale \u00bb. Le personnage du monstre, nous dit Konan, est le prolongement de l\u2019autorit\u00e9 parentale : il permet de corriger de tels travers. La peur suscit\u00e9e par les contes devient du coup une \u00e9motion positive. Pour nous permettre de d\u00e9couvrir le corpus qu\u2019il analyse, Konan termine son \u00e9tude avec la transcription de trois contes ivoiriens.<\/p>\n<p>Enfin, Jacinthe Dub\u00e9 s\u2019int\u00e9resse \u00e0 deux auteurs eux aussi classiques et mythiques : R\u00e9jean Ducharme et Boris Vian. Elle cherche \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler les liens qui unissent leurs \u0153uvres, lesquelles paraissent aux premiers abords tr\u00e8s diff\u00e9rentes. Elle \u00e9claire d\u2019un jour neuf la posture de ces deux auteurs marginaux qui refusent les modes et les hi\u00e9rarchies. Ducharme et Vian, nous dit-elle, luttent contre les \u00e9tiquettes, notamment en faisant usage d\u2019un \u00ab langage libre et ludique \u00bb et en faisant intervenir une multitude de discours dans leurs \u0153uvres. Au final, et c\u2019est la raison pour laquelle il appara\u00eet pertinent de les rapprocher, ils mettent tous deux au point une singuli\u00e8re esth\u00e9tique de la transgression.<\/p>\n<p>Fid\u00e8le \u00e0 ses habitudes, l\u2019\u00e9quipe de <em>Postures<\/em> remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction qui travaillent b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 cr\u00e9er un espace de diffusion riche et stimulant. Merci \u00e9galement aux partenaires financiers qui permettent depuis plusieurs ann\u00e9es la publication d\u2019une revue \u00e9tudiante de qualit\u00e9 : Figura, le Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire, l\u2019Association facultaire des \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants en arts (AFEA-UQAM), l\u2019Association \u00e9tudiante du module d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires (AEMEL-UQAM) et l\u2019Association \u00e9tudiante des cycles sup\u00e9rieurs en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AECSEL- UQAM) donnent aux \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants l\u2019occasion de partager leurs travaux avec un lectorat inform\u00e9. Merci, enfin, \u00e0 Lucie Desjardins et \u00e0 S\u00e9bastien Roldan, respectivement professeure au D\u00e9partement d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires et \u00e9tudiant au doctorat en \u00e9tudes litt\u00e9raires \u00e0 l\u2019UQAM, qui signent l\u2019avant-propos du pr\u00e9sent num\u00e9ro.<\/p>\n<p>Bonne lecture !<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Gibeau, Ariane. 2012. \u00ab Pr\u00e9sentation \u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab D&rsquo;hier \u00e0 demain : le rapport au(x) classique(s) \u00bb, n\u00b016, En ligne &lt;http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/presentation-16&gt; (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-16.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 presentation-16.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-01e521fc-2426-4739-864a-3d23f617a73a\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-16.pdf\">presentation-16<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/presentation-16.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-01e521fc-2426-4739-864a-3d23f617a73a\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab D&rsquo;hier \u00e0 demain : le rapport au(x) classique(s) \u00bb, n\u00b016 Depuis l\u2019hiver 2008, l\u2019Association \u00e9tudiante des cycles sup\u00e9rieurs en \u00e9tudes litt\u00e9raires (AECSEL-UQAM) organise un colloque annuel autour d\u2019une probl\u00e9matique donn\u00e9e. C\u2019est l\u2019occasion pour les \u00e9tudiantes et \u00e9tudiants de partager avec leurs coll\u00e8gues le fruit de leurs recherches. Pour l\u2019\u00e9dition 2012, l\u2019AECSEL a demand\u00e9 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1140,1226],"tags":[159],"class_list":["post-5521","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-avant-propos","category-dhier-a-demain-le-rapport-aux-classiques","tag-gibeau-ariane"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5521","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5521"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5521\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":9043,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5521\/revisions\/9043"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5521"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5521"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5521"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}