{"id":5540,"date":"2024-06-13T19:48:23","date_gmt":"2024-06-13T19:48:23","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/preface-deviances\/"},"modified":"2024-09-06T16:36:30","modified_gmt":"2024-09-06T16:36:30","slug":"preface-deviances","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5540","title":{"rendered":"Pr\u00e9face : D\u00e9viances"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6887\">Dossier \u00ab D\u00e9viances \u00bb, n\u00b018<\/a><\/h5>\n<p>Les d\u00e9viances ont ceci de particulier, elles se d\u00e9finissent pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir de ce qu\u2019elles mettent en p\u00e9ril. Comme si interroger les d\u00e9viances revenait toujours, en m\u00eame temps, \u00e0 interroger l\u2019<em>autre c\u00f4t\u00e9<\/em>, qui est quelque chose comme la <em>ligne droite<\/em> (du sens commun, de la norme, de la volont\u00e9 unique de l\u2019\u00eatre ensemble dans un espace familial, social et politique). En cela, les d\u00e9viances sont toujours p\u00e9rilleuses. Au sens classique du terme, un \u00ab\u00a0p\u00e9ril\u00a0\u00bb, en latin <em>periculum<\/em>, c\u2019est un essai, une exp\u00e9rience, une \u00e9preuve, mais c\u2019est aussi un risque, un proc\u00e8s, voire une damnation, un danger pour l\u2019\u00e2me. C\u2019est pourquoi les d\u00e9viances repr\u00e9sentent un p\u00e9ril pour tout ce qu\u2019elles font \u00ab\u00a0d\u00e9vier\u00a0\u00bb, ce qu\u2019elles <em>pervertissent<\/em> en somme. Mais elles sont aussi p\u00e9rilleuses pour les \u00ab\u00a0d\u00e9viants\u00a0\u00bb eux-m\u00eames, pour ceux et celles qui, volontairement ou non, s\u2019\u00e9cartent du chemin, font d\u00e9vier le cours de leur vie, brisent la ligne du confort et de l\u2019indiff\u00e9rence. Cela, on le sait, conduit parfois \u00e0 une libert\u00e9 trop grande, presque volatile, et av\u00e9r\u00e9e dangereuse. Cela peut conduire \u00e0 la mort, \u00e0 la maladie, \u00e0 la folie, \u00e0 l\u2019exclusion sociale, au malentendu.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas un jugement que de dire les p\u00e9rils de la d\u00e9viance. Les d\u00e9viances sont p\u00e9rilleuses parce qu\u2019il y aura toujours de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 une volont\u00e9 bien r\u00e9elle d\u2019en finir avec elles. C\u2019est pourquoi les d\u00e9viances sont morales autant que politiques. Morales, parce qu\u2019elles touchent \u00e0 la question du sens de nos gestes, quand les gestes commis au quotidien r\u00e9v\u00e8lent des comportements et des identit\u00e9s. Politiques, parce que les d\u00e9viances ne se d\u00e9finissent jamais seules sur le registre des ambigu\u00eft\u00e9s sociales et des \u00e9carts de conduite. Elles sont politiques, parce qu\u2019elles touchent \u00e0 l\u2019unit\u00e9 de l\u2019\u00eatre ensemble dont elles disent les \u00e9checs. Elles t\u00e9moignent des rat\u00e9s qui se produisent \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019<em>o\u00efkos<\/em>, de la demeure. Elles produisent des fractures, l\u00e0 o\u00f9 il aurait fallu que triomphe une volont\u00e9 unique et sans ambigu\u00eft\u00e9. Par cons\u00e9quent, les d\u00e9viances s\u2019av\u00e8rent toujours, de pr\u00e8s ou de loin, une menace pour le sens commun, la r\u00e9alit\u00e9 publique d\u2019une illusoire pl\u00e9nitude et la trop suspecte tranquilit\u00e9 de la norme. En ce sens, toute d\u00e9viance a peut-\u00eatre quelque chose d\u2019h\u00e9r\u00e9tique; et comme dans tout proc\u00e8s pour \u00ab\u00a0h\u00e9r\u00e9sie\u00a0\u00bb, il n\u2019y a pas de condamnation qui ne soit pas d\u2019abord une d\u00e9fense contre quelque chose que l\u2019on tient pour une menace. Quoi qu\u2019il en soit, les d\u00e9viances nous obligent \u00e0 des gestes de protection, voire de conjuration, parce qu\u2019elles sont profond\u00e9ment aga\u00e7antes, d\u00e9stabilisantes et subversives.<\/p>\n<p>Certes, il ne suffit pas d\u2019\u00eatre \u00ab\u00a0d\u00e9viant\u00a0\u00bb pour \u00eatre subversif. Tous les artistes et les \u00e9crivains le savent, pour ceux qui se sont vraiment coll\u00e9s au probl\u00e8me de la subversion. Il y a des pratiques d\u00e9viantes qui sont sans effet, comme il y a des tentatives de subversion qui tombent <em>\u00e0 plat<\/em>. Et s\u2019il faut juger des actes, il nous arrive souvent de confondre subversion et provocation, d\u00e9viance et incoh\u00e9rence. Dans une autre perspective, il arrive que la d\u00e9viance s\u2019av\u00e8re \u00eatre une ligne de conduite par rapport \u00e0 une pratique, quand l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de la d\u00e9marche passe justement par le d\u00e9sir de s\u2019\u00e9carter de la ligne. Il arrive aussi que la d\u00e9viance rel\u00e8ve d\u2019une n\u00e9cessit\u00e9 politique, quand la d\u00e9viance devient synonyme de dissidence et d\u2019indignation \u2014 ce qui ne va pas sans impliquer la criminalisation des gestes commis en rupture de ban. Non seulement la d\u00e9viance se d\u00e9finit d\u2019\u00eatre hors norme, mais en m\u00eame temps, elle nous permet de constater l\u2019inqui\u00e9tante puissance de la norme, son caract\u00e8re rigide et obstin\u00e9, qu\u2019on accueille parfois de bonne gr\u00e2ce comme une condition naturelle. \u00catre d\u00e9viant, est-ce que ce n\u2019est pas d\u00e9signer comme sympt\u00f4me ce qui semble <em>\u00eatre la norme<\/em> pour mieux mettre en perspective une r\u00e9alit\u00e9 qui n\u2019est peut-\u00eatre qu\u2019une construction admise sans discuter? On parle alors de \u00ab\u00a0faire violence \u00e0 la norme\u00a0\u00bb, en mettant en valeur les rapports de force, entre la norme et l\u2019exception, entre la rigidit\u00e9 des codes et la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019en interroger la dimension ali\u00e9nante et symptomatique. Par cons\u00e9quent, la d\u00e9viance n\u2019est-elle pas une mani\u00e8re de rendre <em>visible<\/em> la norme? Est-ce que ce n\u2019est pas une mani\u00e8re de la d\u00e9signer comme une construction l\u00e9gale? Une fiction institu\u00e9e des codes?<\/p>\n<p>C\u2019est une question de la plus grande importance. Ce qu\u2019on regroupe derri\u00e8re la dimension normative de l\u2019existence n\u2019est jamais si bien visible, comme fiction, que lorsqu\u2019elle est \u00e9branl\u00e9e dans ses fondements m\u00eames. Cela dit, rien n\u2019est simple dans cette histoire. Il n\u2019y a pas la \u00ab\u00a0norme\u00a0\u00bb et ceux qui ont le pouvoir de l\u2019\u00e9branler. Il n\u2019y a pas la \u00ab\u00a0loi\u00a0\u00bb et ceux qui sont en dehors de la loi. Il n\u2019y a pas les \u00ab\u00a0codes\u00a0\u00bb et les agents de la subversion. S\u2019il y a une chose qui caract\u00e9rise la norme, la loi, les codes institu\u00e9s de la fonction symbolique, c\u2019est le fait qu\u2019il y a toujours une part d\u2019inconscient qui fait s\u2019enraciner en nous la dimension normative de l\u2019existence. C\u2019est pourquoi il n\u2019est pas si s\u00fbr que l\u2019on sache d\u00e9j\u00e0 de quoi nous sommes ali\u00e9n\u00e9s. Ne vivons-nous pas \u00e0 une \u00e9poque beaucoup plus conservatrice que nous voudrions bien l\u2019admettre? Ne sommes-nous pas confront\u00e9s \u00e0 de nouvelles rigidit\u00e9s morales, \u00e0 des syst\u00e8mes de valeurs qui pr\u00e9cis\u00e9ment font consensus alors m\u00eame qu\u2019on croyait avoir d\u00e9pass\u00e9 les croyances qui les fondent, et que l\u2019on dit, souvent \u00e0 tort, avoir abandonn\u00e9es? Et puis, apr\u00e8s tout, n\u2019y a-t-il pas des normes qu\u2019on finit par oublier faute de les interroger? Enfin, n\u2019y a-t-il pas toujours une part d\u2019inconscient dans le fait de tenir pour \u00e9videntes certaines r\u00e9alit\u00e9s qui sont, en fait, des constructions culturelles, des fictions id\u00e9ologiques ou des habitudes de pens\u00e9e?<\/p>\n<p>Du fait que nous parlons, et aussi longtemps qu\u2019on r\u00e9ussisse \u00e0 se reconna\u00eetre sujet du langage, il faut composer avec le fait que le code, la norme, le sens commun <em>s\u2019\u00e9crivent en nous<\/em>. Lorsque l\u2019enfant apprend \u00e0 parler, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 parce qu\u2019il laisse l\u2019Autre parler en lui. En ce sens, lorsque nous parlons, c\u2019est un peu comme si on devait laisser \u00e0 l\u2019Autre la libert\u00e9 de nous donner quelque chose, qui est un legs et un attachement (le langage, la fonction symbolique), mais qui n\u2019en est pas moins un texte institu\u00e9 par l\u2019Autre, \u00e9crit en \u00ab\u00a0langue normative\u00a0\u00bb pour parler comme Pierre Guyotat. Ce que Freud a tr\u00e8s t\u00f4t reconnu, Roland Barthes devait l\u2019\u00e9noncer d\u2019une fa\u00e7on plus radicale encore : \u00ab\u00a0Le langage est une l\u00e9gislation, la langue en est le code. Nous ne voyons pas le pouvoir qui est dans la langue, parce que nous oublions que toute langue est un classement, et que tout classement est oppressif\u00a0\u00bb (Barthes, 1978, p. 12). Est-ce dire, comme Barthes le sugg\u00e8re, qu\u2019il n\u2019y aurait de libert\u00e9 vraie, absolument neuve et sans contrainte, que \u00ab\u00a0hors du langage\u00a0\u00bb? Barthes pensait alors \u00e0 Kierkegaard et \u00e0 Nietzsche. On peut aussi penser \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience int\u00e9rieure de Bataille qui, du fait m\u00eame de sa radicalit\u00e9, ne peut qu\u2019\u00eatre v\u00e9cue que comme une d\u00e9viance int\u00e9rieure, un mouvement vers l\u2019impossible. Cependant, cette libert\u00e9 est invivable. Elle passe par la singularit\u00e9 mystique de Kierkegaard en contemplation devant le sacrifice d\u2019Abraham, acte inou\u00ef et terrifiant, profond\u00e9ment \u00ab\u00a0d\u00e9viant\u00a0\u00bb au regard de la r\u00e9alit\u00e9 humaine, et o\u00f9 la parole n\u2019a plus rien \u00e0 faire, parce que l\u2019acte en lui-m\u00eame se passe de tout argument. C\u2019est aussi une libert\u00e9 qui passe par une critique des servilit\u00e9s du langage, selon Nietzsche, mais qui culmine dans le cri silencieux de la folie. Enfin, cette libert\u00e9 \u00ab\u00a0hors du langage\u00a0\u00bb est aussi celle qu\u2019on voit tout enti\u00e8re absorb\u00e9e par l\u2019angoisse, au sens de Bataille, qui est ce point o\u00f9 le sujet est aval\u00e9.<\/p>\n<p>Alors quoi? D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y aurait la vision d\u2019un langage sans ext\u00e9rieur, \u00ab\u00a0c\u2019est un huis clos\u00a0\u00bb, comme le dit Roland Barthes, de l\u2019autre, l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une d\u00e9viance radicale, \u00ab\u00a0hors du langage\u00a0\u00bb (p. 15), mais qui confine au sacrifice ou \u00e0 la folie, et qui rel\u00e8ve d\u2019une exp\u00e9rience quasi autistique de la libert\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, il nous faudrait peut-\u00eatre nous inspirer de l\u2019id\u00e9e d\u00e9fendue dans ce tr\u00e8s beau discours de Barthes, et o\u00f9, entre deux invivables, il propose de concevoir la litt\u00e9rature comme une mani\u00e8re de \u00ab\u00a0tricher\u00a0\u00bb avec le langage\u00a0: \u00ab\u00a0[\u00c0] nous, qui ne sommes ni des chevaliers de la foi ni des surhommes, il ne reste, si je puis dire, qu\u2019\u00e0 tricher avec la langue, qu\u2019\u00e0 tricher la langue. Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d\u2019entendre la langue hors pouvoir, dans la splendeur d\u2019une r\u00e9volution permanente du langage, je l\u2019appelle pour ma part\u00a0: <em>litt\u00e9rature<\/em>.\u00a0\u00bb (p. 16) L\u2019hypoth\u00e8se n\u2019est pas seulement celle d\u2019une \u00e9poque pr\u00e9occup\u00e9e, apr\u00e8s Mai 68, de mettre en valeur la fonction \u00ab\u00a0r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb de la litt\u00e9rature. C\u2019est une hypoth\u00e8se qui concerne \u00e9galement la valeur de la d\u00e9viance, comme tricherie, mais aussi comme mise en p\u00e9ril des codes qui, bien avant que de s\u2019attaquer au monde ext\u00e9rieur, commence par faire violence \u00e0 l\u2019\u00e9crivain lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>\u00c9crire revient toujours d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre \u00e0 faire violence \u00e0 la langue de l\u2019Autre dont l\u2019\u00e9crivain peut \u00eatre le d\u00e9positaire ou le servant, certes, mais aussi le tra\u00eetre et le pervertisseur. C\u2019est en faisant violence \u00e0 sa propre langue, dont il est lui-m\u00eame, en quelque sorte, une anomalie, bref, en s\u2019attaquant d\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autres \u00e0 ce qui s\u2019est d\u00e9pos\u00e9 en lui, que l\u2019\u00e9crivain d\u00e9place, fait d\u00e9vier, d\u00e9tourne la fonction normative du langage pour la retourner sur son envers, c\u2019est-\u00e0-dire l\u00e0 o\u00f9 il commence lui-m\u00eame \u00e0 perdre pied. C\u2019est pourquoi ce dossier, qui prend pour th\u00e8me les d\u00e9viances, n\u2019est pas en lui-m\u00eame un dossier marginal qui ne s\u2019int\u00e9resserait qu\u2019\u00e0 des figures d\u2019exception. C\u2019est parce que la d\u00e9viance est belle et bien au c\u0153ur de la question litt\u00e9raire, que les textes qui sont r\u00e9unis ici, touchent \u00e0 quelque chose d\u2019essentiel. Comme on pourra le lire \u00e0 travers Proust, Dosto\u00efevski, Herv\u00e9 Guibert, Dorothy Allison, Isabelle Eberhardt et Marina De Van, \u00e9crire sur les r\u00e9alit\u00e9s ali\u00e9nantes du discours, ou les r\u00e9alit\u00e9s \u00ab\u00a0troubl\u00e9es\u00a0\u00bb du corps, du d\u00e9sir et de la sexualit\u00e9, les machines sociales, les dispositifs pulsionnels, les syst\u00e8mes de repr\u00e9sentations politiques, morales et sociales, c\u2019est aussi \u00e9crire \u00e0 partir des dispositions dissidentes du sujet qui accumule les gestes de ruptures, les tentatives d\u2019\u00e9loignement, de mise \u00e0 distance et de r\u00e9appropriations des valeurs symboliques. C\u2019est par cons\u00e9quent un tr\u00e8s beau dossier qui est pr\u00e9sent\u00e9 ici, et dont l\u2019axe de r\u00e9flexion s\u2019av\u00e8re d\u2019une br\u00fblante actualit\u00e9.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Barthes, Roland. 1978. <em>Le\u00e7on<\/em>. Paris\u00a0: Seuil, coll. \u00ab\u00a0Points\u00a0\u00bb.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Lussier, Alexis. 2013. \u00ab Pr\u00e9face \u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab D\u00e9viances \u00bb, n\u00b018, En ligne &lt;http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/preface&gt; (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface-18.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 preface-18.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-c1bfb723-0058-4413-af70-5502b232656e\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface-18.pdf\">preface-18<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface-18.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-c1bfb723-0058-4413-af70-5502b232656e\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab D\u00e9viances \u00bb, n\u00b018 Les d\u00e9viances ont ceci de particulier, elles se d\u00e9finissent pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 partir de ce qu\u2019elles mettent en p\u00e9ril. 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