{"id":5552,"date":"2024-06-13T19:48:23","date_gmt":"2024-06-13T19:48:23","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/vers-une-genealogie-minimale-du-sadopop\/"},"modified":"2024-09-06T15:58:41","modified_gmt":"2024-09-06T15:58:41","slug":"vers-une-genealogie-minimale-du-sadopop","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5552","title":{"rendered":"Vers une g\u00e9n\u00e9alogie (minimale) du Sadopop"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6890\">Dossier \u00ab\u00a0Violence et culture populaire \u00bb, n\u00b019<\/a><\/h5>\n<p>D\u00e8s le grand schisme entre les cultures populaires et le processus de la \u00ab\u00a0civilisation des m\u0153urs\u00a0\u00bb d\u00e9crit par Norbert Elias (1973) il a \u00e9t\u00e9 de bon ton de se distinguer de la vulgarit\u00e9 des premi\u00e8res, travers\u00e9es par les d\u00e9sordres carnavalesques du \u00ab\u00a0bas corporel\u00a0\u00bb lubrique et une violence qui fait peur, signe distinctif de ces \u00ab\u00a0classes (devenues) dangereuses\u00a0\u00bb. La culture populaire serait ainsi d\u00e9finie <em>a contrario<\/em> par le double processus de la curialisation pacificatrice des guerriers et du contr\u00f4le des pulsions \u00e9rotiques des corps aristocratiques, vou\u00e9e au sensationnalisme m\u00eame du sexe et du sang&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p>Principal objet des r\u00e9cits \u00e0 destination du peuple, le crime a suscit\u00e9 depuis cinq si\u00e8cles la production d&rsquo;une quantit\u00e9 consid\u00e9rable de discours. Occasionnels, canards et complaintes, gravures et placards, litt\u00e9rature bleue et litt\u00e9rature de la gueuserie, puis faits divers et romans populaires, tous firent du crime l&rsquo;un des th\u00e8mes principaux, sinon le principe m\u00eame de leur dynamique narrative<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00e9crit Dominique Kalifa (Kalifa, 1995, p. 68).<\/p>\n<p>Deux \u00ab\u00a0fabriques\u00a0\u00bb ou m\u00e9caniques significatives\u00a0se d\u00e9gagent \u00e0 l&rsquo;or\u00e9e de la premi\u00e8re modernit\u00e9\u00a0: la naissance du <em>gore<\/em> litt\u00e9raire dans les \u00ab\u00a0histoires tragiques\u00a0\u00bb, inspir\u00e9es des \u00ab\u00a0canards sanglants\u00a0\u00bb, et l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une litt\u00e9rature \u00e9rotique sp\u00e9cialis\u00e9e et clandestine, fruit et contestation de la progression de la \u00ab\u00a0civilisation des m\u0153urs\u00a0\u00bb. Dans cette transition vers le r\u00e9gime fantasmatique de la violence et la sexualit\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9es, il y a d\u00e9j\u00e0 un tournant qu&rsquo;on peut dire \u00ab\u00a0pr\u00e9sadien\u00a0\u00bb ou sadien (que l&rsquo;on affectionne la t\u00e9l\u00e9ologie ou le plagiat anticipatif cher \u00e0 Pierre Bayard) dans l&rsquo;exaltation mutuelle des ambigu\u00eft\u00e9s de la mort et du d\u00e9sir, ce que corroborera l&rsquo;int\u00e9r\u00eat profond marqu\u00e9 par le Divin Marquis pour ces textes. Violence et \u00e9rotisme allaient ainsi s&rsquo;allier dans une production qu&rsquo;on dira \u00ab\u00a0populaire\u00a0\u00bb, par le caract\u00e8re quantitatif de sa r\u00e9ception, r\u00e9it\u00e9ratif de sa production et \u00ab\u00a0sensationnaliste\u00a0\u00bb de son esth\u00e9tique, faisant appel aux \u00ab\u00a0bas instincts\u00a0\u00bb (m\u00eame si c&rsquo;est, et ce sera toujours, pour d\u00e9noncer le vice) face au culte du juste milieu qui caract\u00e9rise \u00ab\u00a0l&rsquo;honn\u00eate homme\u00a0\u00bb de la culture \u00ab\u00a0polic\u00e9e\u00a0\u00bb. Cette alliance surgit au moment m\u00eame o\u00f9, selon l&rsquo;hypoth\u00e8se du c\u00e9l\u00e8bre historien des mentalit\u00e9s Philippe Ari\u00e8s, on assiste \u00e0 la \u00ab\u00a0naissance\u00a0\u00bb (toute baroque) du lien entre Eros et Thanatos (le passage de \u00ab\u00a0la mort du moi\u00a0\u00bb \u00e0 \u00ab\u00a0la mort du toi\u00a0\u00bb constituant pour l&rsquo;historien l&rsquo;origine des fantasmes \u00ab\u00a0\u00e9rotico-macabres\u00a0\u00bb qui culmineront \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge romantique). Ce lien est comme \u00ab\u00a0incarn\u00e9\u00a0\u00bb dans l&rsquo;\u00e9mergence de l&rsquo;algolagnie en tant que \u00ab\u00a0nouvelle\u00a0\u00bb pratique et progressive \u00ab\u00a0structure de sentiment\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;atteste le trait\u00e9 de Meibomius sur <em>De Usu Flagrorum in re Venerea<\/em> de 1643.<\/p>\n<p>\u00c0 la confluence parfaite de ces deux dispositifs de la litt\u00e9rature \u00ab\u00a0populaire\u00a0\u00bb que l&rsquo;on vient d&rsquo;analyser, celui,<em> gore,<\/em> des histoires tragiques et celui, pornographique, du libertinage flagellant le tournant Sadien radicalise d\u00e9finitivement ce double h\u00e9ritage. Significativement, Sade lui-m\u00eame devient vite personnage de roman gothique, dont il incarne le parfait villain, \u00ab\u00a0homme fatal\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0libertin pr\u00e9dateur sexuel\u00a0\u00bb litt\u00e9ralement monstrifi\u00e9, puis du roman-feuilleton qui en est l&rsquo;h\u00e9ritier. Or, \u00ab\u00a0depuis que le marquis de Sade a d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que le seul v\u00e9ritable plaisir dans la vie \u00e9tait d&rsquo;enculer quelqu&rsquo;un dont on tranche en m\u00eame temps [&#8230;] la t\u00eate de mani\u00e8re \u00e0 provoquer quelques d\u00e9licieuses contractions de l&rsquo;anus, il para\u00eet difficile d&rsquo;en rajouter\u00a0\u00bb, comme l&rsquo;\u00e9crit Bernard Arcand (Arcand, 1991, p. 182). Ce sera l\u00e0 tout le paradoxe de notre \u00ab\u00a0tradition de la transgression\u00a0\u00bb contemporaine, que d&rsquo;avoir toujours la radicalit\u00e9 sadienne derri\u00e8re elle, comme un horizon ind\u00e9passable, contrairement \u00e0 ce que pr\u00e9tend la vulgate de la t\u00e9l\u00e9ologie \u00ab\u00a0\u00e9mancipatrice\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0catastrophiste\u00a0\u00bb de la violence des repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p>Avec l&rsquo;av\u00e8nement de la \u00ab litt\u00e9rature industrielle \u00bb honnie par Sainte-Beuve, l&rsquo;on accusera la culture de masses naissante de carburer au sensationnalisme, capitalisant par pur profit le double axe de l&rsquo;Eros et le Thanatos, alors m\u00eame que le Romantisme Noir, plac\u00e9 tout entier \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;ombre du Divin Marquis\u00a0\u00bb (Mario Praz, 1999) faisait de ce m\u00eame axe le c\u0153ur de \u00ab\u00a0LA litt\u00e9rature\u00a0\u00bb enfin d\u00e9gag\u00e9e de l&#8217;emprise des \u00ab\u00a0Belles Lettres\u00a0\u00bb. Pour la critique il y aurait d\u00e9sormais deux \u00e9rotismes cruels, celui, \u00ab\u00a0qui n&rsquo;ose dire son nom\u00a0\u00bb d&rsquo;une haute culture de la perversit\u00e9, devenue pure r\u00e9volte contre l&rsquo;ordre sexuel bourgeois (par l&rsquo;artiste bourgeois anti-bourgeois), et celui, bas et avilissant, du Sadopop (destin\u00e9 selon Sainte-Beuve \u00e0 \u00ab\u00a0exploiter fructueusement les mauvais penchants du public\u00a0\u00bb, notamment des classes laborieuses, \u00e0 tout moment susceptibles de devenir dangereuses). Or les deux ne sont jamais trop \u00e9loign\u00e9s, se mirant sans cesse au reflet de l&rsquo;autre sous la double \u00e9gide du legs d&rsquo;une \u0153uvre elle-m\u00eame hybride, celle de Sade, pornographe \u00ab\u00a0bas\u00a0\u00bb et philosophe \u00ab\u00a0\u00e9clair\u00e9\u00a0\u00bb. Ainsi le Romantisme noir s&rsquo;est nourri lui-m\u00eame du double courant \u00e9rotique et violent du Sadopop, qui devient son principal alli\u00e9 (qu&rsquo;il doit cependant d\u00e9savouer strat\u00e9giquement) dans la guerre contre le classicisme acad\u00e9mique d&rsquo;une culture savante scl\u00e9ros\u00e9e, que ce soit dans le domaine du roman gothique, du m\u00e9lodrame ou du roman pornographique (<em>Gamiani<\/em>, publi\u00e9 sous le manteau par nul autre que Musset restera pour tout le si\u00e8cle l&#8217;embl\u00e8me du porno-gothique)<a id=\"footnoteref1_ij6cace\" class=\"see-footnote\" title=\"Entre quantit\u00e9 d'autres t\u00e9moignages, citons Th\u00e9ophile Gautier\u00a0: \u00ab\u00a0je m\u2019amusais comme une porti\u00e8re \u00e0 lire les Myst\u00e8res d\u2019Udolphe ou tout autre roman d\u2019Anne Radcliffe. J\u2019avais du plaisir \u00e0 avoir peur (\u2026) On aura beau dire, Notre-Dame de Paris ne vaut pas Le ch\u00e2teau des Pyrenn\u00e9es\u00a0\u00bb (pr\u00e9face \u00e0 son \u00e9tude nostalgique sur les Jeunes France).\" href=\"#footnote1_ij6cace\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p>L&rsquo;opposition entre \u00ab\u00a0litt\u00e9rature blanche\u00a0\u00bb et sensationnalisme populaire sera donc avant tout dialectique. Dans sa pr\u00e9cieuse \u00e9tude consacr\u00e9e \u00e0 ce mouvement jusque-l\u00e0 singuli\u00e8rement \u00e9vinc\u00e9e du canon acad\u00e9mique (Glinoer, 2009), Anthony Glinoer souligne la continuit\u00e9 de l&rsquo;inspiration \u00ab\u00a0fr\u00e9n\u00e9tique\u00a0\u00bb depuis les <em>Histoires tragiques<\/em> (1614) de Fran\u00e7ois de Rosset jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours, ainsi que sa diversit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique \u00e0 travers le temps (m\u00e9lodrame, Grand-Guignol, cin\u00e9ma<em> gore<\/em>, etc.). La p\u00e9riodisation qu&rsquo;il propose \u00e0 partir de la singularit\u00e9 du fr\u00e9n\u00e9tisme des \u00ab\u00a0petits romantiques\u00a0\u00bb met en relief des \u00ab\u00a0classes de textes\u00a0\u00bb ayant des mod\u00e8les ou des repoussoirs en commun, nuan\u00e7ant ainsi le mod\u00e8le de la filiation ininterrompue du divertissement de masses sadique \u00e9tudi\u00e9 entre autres par Twitchell (Twitchell, 1985\u00a0; Twitchell, 1989). Du go\u00fbt des d\u00e9cadents pour les exc\u00e8s des productions clandestines du <em>fladge<\/em> (romans de flagellation) \u00e0 la fascination surr\u00e9aliste pour <em>Fant\u00f4mas<\/em> (dont t\u00e9moigne entre autres la c\u00e9l\u00e8bre <em>Complainte<\/em> de Desnos) ou l&rsquo;impact du roman <em>hard-boiled<\/em> sur la litt\u00e9rature d&rsquo;apr\u00e8s-guerre, de Camus \u00e0 Boris Vian, le \u00ab\u00a0fr\u00e9n\u00e9tisme\u00a0\u00bb populaire n&rsquo;aura de cesse de nourrir les exp\u00e9rimentations de la \u00ab\u00a0haute litt\u00e9rature\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ce dialogue a repris de plus belle dans le brouillage des codes qui marque, dans les soci\u00e9t\u00e9s de consommation, la longue route de l&rsquo;hypermodernit\u00e9 : de l&rsquo;<em>Orange M\u00e9canique<\/em> de Anthony Burguess jusqu&rsquo;au <em>American Psycho<\/em> de Easton Ellis \u00ab\u00a0la (haute) litt\u00e9rature\u00a0\u00bb ne cesse de puiser dans le Sadopop (de plus en plus triomphal) pour se ressourcer et dire le malaise qui la fonde. Plusieurs autres \u00e9tudes se sont pench\u00e9es sur la transformation de cette dialectique \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge postmoderne, o\u00f9, apr\u00e8s une premi\u00e8re p\u00e9riode de \u00ab\u00a0haut postmodernisme\u00a0\u00bb qui recombinait les strat\u00e9gies modernistes (parodie, subversion, ironie, distanciation, complexification) de r\u00e9appropriation de la culture populaire (comme en t\u00e9moignent les \u0153uvres de Coover, Barth, Pynchon ou Manuel Puig) on est progressivement arriv\u00e9 \u00e0 une p\u00e9riode d&rsquo;imbrication et, pour d&rsquo;aucuns, de quasi-indistinction, n&rsquo;en d\u00e9plaise aux partisans forcen\u00e9s ou nostalgiques des grandes heures de la \u00ab\u00a0litt\u00e9rature blanche\u00a0\u00bb immacul\u00e9e (c&rsquo;est notamment la th\u00e8se de Peter Swirski dans <em>From Lowbrow to Nobrow<\/em>, 2005). Et la combinaison de violence et \u00e9rotisme se trouve, encore une fois, au c\u0153ur de ce processus, renforc\u00e9 par cette culture de l&rsquo;extr\u00eame, voire de \u00ab\u00a0l&rsquo;extr\u00e9misation\u00a0\u00bb qu&rsquo;analyse Paul Ardenne (<em>Extr\u00eame. Esth\u00e9tiques de la limite d\u00e9pass\u00e9e<\/em>, 2006).<\/p>\n<p>De Houellebecq \u00e0 Jelinek ou Jonathan Littell nous voyons ainsi \u00e0 l&rsquo;oeuvre un parfait chass\u00e9-crois\u00e9 des codes o\u00f9 l&rsquo;auteur \u00ab\u00a0litt\u00e9raire\u00a0\u00bb puise dans les mat\u00e9riaux du Sadopop pour b\u00e2tir son \u0153uvre (et aussi son succ\u00e8s m\u00e9diatique) tandis que le Sadopop lui-m\u00eame (du \u00ab\u00a0torture porn\u00a0\u00bb post-bataillien \u00e0 des s\u00e9ries <em>mainstream<\/em> telles que <em>True Detective<\/em>) puise dans les analyses critiques de la culture savante pour reconfigurer ses propres mythes. Ironiquement, au bout du processus, c&rsquo;est la litt\u00e9rature de circuit restreint qui non seulement s&rsquo;abreuve au Sadopop pour nourrir sa cr\u00e9ativit\u00e9 (selon un processus d\u00e9j\u00e0 \u00e9tudi\u00e9 par Bakthine dans les litt\u00e9ratures europ\u00e9ennes de la premi\u00e8re modernit\u00e9) et sa r\u00e9flexion (dont on ne peut pas toujours dire qu&rsquo;elle d\u00e9passe la compl\u00e9xit\u00e9 de son objet) mais fonctionne d\u00e9sormais sur les m\u00eames principes d&rsquo;exploitation sensationnaliste (la pol\u00e9mique fabriqu\u00e9e de toutes pi\u00e8ces autour de romans tels que <em>Rose bonbon<\/em> de Nicolas Jones-Gorlin ou <em>Il entrerait dans la l\u00e9gende<\/em>\u00a0de Louis Skorecki en fournit une preuve presque caricaturale).<\/p>\n<p>La transgression, pilier de l&rsquo;esth\u00e9tique de la modernit\u00e9 la plus \u00e9litaire, serait-elle ainsi r\u00e9duite au simple jeu de \u00ab\u00a0l&rsquo;exploitation de la transgression\u00a0\u00bb qui a longtemps caract\u00e9ris\u00e9 le Sadopop? Et ce dernier serait-il paradoxalement devenu, en int\u00e9grant les codes de la haute culture qui longtemps le postula comme son Double honteux, le seul territoire v\u00e9ritablement transgresseur de notre \u00e9poque (avec des \u0153uvres telles que<em> Lost Girls<\/em> de Allan Moore, <em>Lord Horror<\/em> de David Britton and Michael Butterworth \u2013 \u0153uvre post-ballardienne encore interdite \u2013 ou <em>A Serbian Movie<\/em>)? Ou bien est-ce que tout ce syst\u00e8me de la transgression \u00e9tabli par la modernit\u00e9 sadienne est-il ext\u00e9nu\u00e9, parachev\u00e9 dans sa pure spectacularisation, toutes cat\u00e9gories confondues?<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Arcand, Bernard. 1991. <em>Le Jaguar et le Tamanoir, Anthropologie de la pornographie<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: Bor\u00e9al, 399 p.<\/p>\n<p>Ardenne, Paul. 2006. <em>Extr\u00eame. Esth\u00e9tiques de la limite d\u00e9pass\u00e9e<\/em>. Paris\u00a0: Flammarion, 466 p.<\/p>\n<p>Elias, Norbert. 1973. <em>La Civilisation des moeurs<\/em>. Paris\u00a0: Calmann- L\u00e9vy, 345 p.<\/p>\n<p>Glinoer, Anthony. 2009. <em>La litt\u00e9rature fr\u00e9n\u00e9tique<\/em>. Paris\u00a0: Presses Universitaires de France, coll. \u00ab Les Litt\u00e9raires \u00bb, 274 p.<\/p>\n<p>Kalifa, Dominique. 1995. \u00ab\u00a0Crimes. Fait divers et culture populaire \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle\u00a0\u00bb, dans <em>Gen\u00e8ses<\/em>, no. 19, pp. 68-92.<\/p>\n<p>Praz, Mario. 1999. <em>La chair, la mort et le diable dans la litt\u00e9rature du xixe si\u00e8cle. Le romantisme noir<\/em>. Paris\u00a0: Gallimard, coll. Tel, 504 p.<\/p>\n<p>Swirski, Peter. 2005. <em>From Lowbrow to Nobrow<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: McGill-Queen&rsquo;s University Press, 224 p.<\/p>\n<p>Twitchell, James. 1985. <em>Dreadful Pleasures: An Anatomy of\u00a0 Modern Horror<\/em>. New York\u00a0: Oxford University Press, 360<\/p>\n<p>_______. 1989. <em>Preposterous Violence\u00a0: Fables of Aggression in Modern Culture<\/em>, New York\u00a0: Oxford University Press, 350 p.<\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_ij6cace\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_ij6cace\">[1]<\/a> Entre quantit\u00e9 d&rsquo;autres t\u00e9moignages, citons Th\u00e9ophile Gautier\u00a0: \u00ab\u00a0je m\u2019amusais comme une porti\u00e8re \u00e0 lire les <em>Myst\u00e8res d\u2019Udolphe<\/em> ou tout autre roman d\u2019Anne Radcliffe. J\u2019avais du plaisir \u00e0 avoir peur (\u2026) On aura beau dire, <em>Notre-Dame de Paris<\/em> ne vaut pas <em>Le ch\u00e2teau des Pyrenn\u00e9es<\/em>\u00a0\u00bb (pr\u00e9face \u00e0 son \u00e9tude nostalgique sur les Jeunes France).<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Dominguez Leiva, Antonio. 2014. \u00ab Vers une g\u00e9n\u00e9alogie (minimale) du Sadopop \u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab\u00a0Violence et culture populaire \u00bb, n\u00b019, En\u00a0ligne &lt;http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/domingez-leiva-19&gt; (Consult\u00e9\u00a0le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/dominguez-leiva-19.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 dominguez-leiva-19.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-bcf3b1ff-37a4-4646-8383-03a093253005\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/dominguez-leiva-19.pdf\">dominguez-leiva-19<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/dominguez-leiva-19.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-bcf3b1ff-37a4-4646-8383-03a093253005\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab\u00a0Violence et culture populaire \u00bb, n\u00b019 D\u00e8s le grand schisme entre les cultures populaires et le processus de la \u00ab\u00a0civilisation des m\u0153urs\u00a0\u00bb d\u00e9crit par Norbert Elias (1973) il a \u00e9t\u00e9 de bon ton de se distinguer de la vulgarit\u00e9 des premi\u00e8res, travers\u00e9es par les d\u00e9sordres carnavalesques du \u00ab\u00a0bas corporel\u00a0\u00bb lubrique et une violence qui [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1139,1239],"tags":[107],"class_list":["post-5552","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-preface","category-violence-et-culture-populaire","tag-dominguez-leiva-antonio"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5552","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5552"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5552\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8987,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5552\/revisions\/8987"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5552"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5552"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5552"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}