{"id":5607,"date":"2024-06-13T19:48:28","date_gmt":"2024-06-13T19:48:28","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/la-disparition-de-soi-corps-individu-et-societe\/"},"modified":"2024-08-25T22:47:43","modified_gmt":"2024-08-25T22:47:43","slug":"la-disparition-de-soi-corps-individu-et-societe","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5607","title":{"rendered":"La disparition de soi : corps, individu et soci\u00e9t\u00e9"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6895\">Dossier \u00ab La disparition de soi : corps, individu et soci\u00e9t\u00e9 \u00bb, n\u00b026<\/a><\/h5>\n<p>Dans le dernier tome de l\u2019<em>Histoire du corps<\/em>, Jean-Jacques Courtine souligne l\u2019importance du bouleversement qu\u2019a connu le corps humain au cours du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, la psychanalyse, la ph\u00e9nom\u00e9nologie, l\u2019existentialisme et l\u2019anthropologie l\u2019ayant \u00ab invent\u00e9 th\u00e9oriquement \u00bb en plus de l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0ins\u00e9r[er] dans les formes sociales de la culture\u00a0\u00bb (2006). Aujourd\u2019hui, il va de soi que le corps s\u2019inscrit dans la soci\u00e9t\u00e9 ; c\u2019est lui qui nous fait \u00ab\u00a0\u00eatre-au-monde\u00a0\u00bb (Merleau-Ponty, 1945), qui nous procure une pr\u00e9sence \u00e0 soi et aux autres, notamment par notre fa\u00e7on de le mettre en sc\u00e8ne au quotidien (Goffman, 1973) et de le \u00ab\u00a0performer\u00a0\u00bb (Butler, 1990). Marcel Mauss parle notamment de techniques du corps (1936), c\u2019est-\u00e0-dire \u00ab\u00a0les fa\u00e7ons dont les hommes [et les femmes], soci\u00e9t\u00e9 par soci\u00e9t\u00e9, d\u2019une fa\u00e7on traditionnelle, savent se servir de leur corps\u00a0\u00bb ; mais c\u2019est aussi le cas en ce qui a trait \u00e0 la sexualit\u00e9, comme nous le montre John Gagnon avec sa th\u00e9orie des scripts de la sexualit\u00e9 (2008). \u00c0 l\u2019inverse, la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019inscrit elle aussi dans (et sur) le corps, alors que les conditions sociales, historiques et mat\u00e9rielles environnantes \u00e9crivent\/marquent le corps. D\u00e8s sa naissance, l\u2019\u00eatre humain est \u00ab\u00a0un corps interpr\u00e9t\u00e9, un corps de langage, li\u00e9 au programme d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 et, donc, d\u2019embl\u00e9e une surface d\u2019inscription, un texte\u00a0\u00bb (Oberhuber, 2012). Les usages sociaux du corps, aussi naturels et inn\u00e9s puissent-ils para\u00eetre, ne seraient au fond que constructions, un \u00ab\u00a0fait social total\u00a0\u00bb (Mauss) relevant \u00e0 la fois de la conscience individuelle et de la collectivit\u00e9.<\/p>\n<p>La relation contemporaine au corps fait pourtant de plus en plus obstacle \u00e0 ce \u00ab\u00a0corps social\u00a0\u00bb alors que nous observons une tentation grandissante de diverses formes de disparition de soi, c\u2019est-\u00e0-dire une volont\u00e9 d\u2019effacement face \u00e0 l\u2019obligation de s\u2019individualiser au sein du lien social.<\/p>\n<p>Varsos et Wagner (2007) sugg\u00e8rent d\u2019ailleurs que ce ph\u00e9nom\u00e8ne constituerait un paradigme de notre \u00e9poque en raison de l\u2019intensit\u00e9 et de la rapidit\u00e9 des changements qui y surviennent. Ainsi, selon Rabat\u00e9 (2015), la disparition peut constituer une tentative positive d\u2019\u00e9chapper \u00e0 l\u2019emprise des dispositifs normalisateurs du capitalisme. Dans cette perspective, elle appara\u00eet comme le dernier recours d\u2019un \u00eatre d\u00e9termin\u00e9 par les dispositifs de contr\u00f4le du monde contemporain (Agamben, 2007), qui chercherait ainsi \u00e0 fuir son \u00ab\u00a0omnivisibilit\u00e9\u00a0\u00bb (Zaoui, 2013) ou ses injonctions de performance (Le Breton, 2015). Pour d\u2019autres, tel M\u00e9choulan, le \u00ab\u00a0dispar\u00eatre\u00a0\u00bb se pr\u00e9sente comme une occasion de \u00ab\u00a0bifurcation\u00a0\u00bb, de \u00ab\u00a0faire la diff\u00e9rence\u00a0\u00bb (2004).<\/p>\n<p>Dans un autre ordre d\u2019id\u00e9es, Gavard-Perret (1997) ou encore Lipovetsky (2013, 2015) proposent que ce d\u00e9sir de disparition qui est mis en sc\u00e8ne dans les fictions contemporaines tiendrait plut\u00f4t de la d\u00e9monstration d\u2019une tendance contradictoire \u00e0 valoriser de fa\u00e7on extr\u00eame le corps, d\u2019un c\u00f4t\u00e9, et \u00e0 tenter de l\u2019effacer, de l\u2019autre. Certains r\u00eavent de s\u2019arracher \u00e0 la pesanteur de leur corps pour ne plus \u00eatre entrav\u00e9s par ses \u00ab\u00a0limites\u00a0\u00bb (Baudry, 1991). Pour ce monde gnostique de la haine du corps \u2013 que pr\u00e9figure une part de la culture virtuelle \u2013, l\u2019id\u00e9al serait un monde sans corps o\u00f9 nous pourrions nous d\u00e9faire du fardeau qu\u2019occasionnent sa mat\u00e9rialit\u00e9 et sa finitude. L\u2019anthropologue David Le Breton appelle \u00ab\u00a0blancheur\u00a0\u00bb cet \u00e9tat d\u2019absence \u00e0 soi plus ou moins prononc\u00e9, le fait de prendre cong\u00e9 de soi sous une forme ou une autre (\u00e0 travers les conduites \u00e0 risque et l\u2019autodestruction, par exemple) pour contrer la difficult\u00e9 ou la souffrance d\u2019\u00eatre soi.<\/p>\n<h2>Absence \u00e0 soi<\/h2>\n<p>En ouverture de ce dossier, David Azoulay part du rapprochement entre la posture de l\u2019anonymat litt\u00e9raire et le point de vue psychanalytique sur le sujet obsessionnel pour analyser <em>Thomas l\u2019obscur<\/em>. Le motif de la d\u00e9personnalisation qui hante le texte, de m\u00eame que la po\u00e9tique de l&rsquo;effacement de soi que\u00a0 Maurice Blanchot met en sc\u00e8ne dans ses fictions, permettent \u00e0 Azoulay d\u2019exposer un \u00ab\u00a0autre\u00a0\u00bb Blanchot \u2013 un Blanchot \u00ab\u00a0obsessionnel\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Brouillant le rapport entre le r\u00e9el et la fiction, <em>Perdre des th\u00e9ories<\/em> d&rsquo;Enrique Vila-Matas est un texte \u00e0 mi-chemin entre le roman et l&rsquo;essai. Face \u00e0 une (im)posture et une \u0153uvre paradoxale, Jo\u00eblle Turcotte traque dans son article l&rsquo;auteur catalan afin de r\u00e9fl\u00e9chir avec lui la recherche et la cr\u00e9ation litt\u00e9raire.\u00a0 S&rsquo;effa\u00e7ant derri\u00e8re ses r\u00e9flexions, Turcotte explique la mani\u00e8re dont Vila-Matas r\u00e9concilie r\u00e9cit de soi et disparition, pr\u00e9sence et absence de l&rsquo;auteur, en empruntant et multipliant la voix et les propos des autres.<\/p>\n<p>Fanny R\u00e9guer, quant \u00e0 elle, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019existence des h\u00e9t\u00e9ronymes du po\u00e8te et pol\u00e9miste portugais Fernando Pessosa \u2013 soit des diverses identit\u00e9s qu\u2019il a su mettre de l\u2019avant pour donner vie \u00e0 son \u00e9criture. Ces \u00e9crivains sans corps puisent leur existence \u00e0 m\u00eame les textes, textes au sein desquels la chair est l\u2019objet d\u2019une interrogation constante. R\u00e9guer expose la tension \u00e9manant de cette modalit\u00e9 cr\u00e9atrice singuli\u00e8re qui met en lumi\u00e8re le hiatus existant entre le fait d\u2019avoir un corps et celui d\u2019\u00eatre un corps.<\/p>\n<h2>Dissolutions conjointes<\/h2>\n<p>Virginie Lessard Bri\u00e8re questionne, au fil de son article, la monstration du corps \u00e9rotique \u00e0 travers l\u2019\u00e9tude de cet objet fascinant qu\u2019est <em>L\u2019usage de la photo<\/em> d\u2019Annie Ernaux et de Marc Marie. Objet hybride entre archive et journal intime, l\u2019ouvrage fait cohabiter des photographiques \u00e9rotiques d\u2019o\u00f9 le corps est absent et des textes descriptifs exhaustifs. Le projet se penche donc sur les traces et les marques laiss\u00e9es par des corps amoureux qu\u2019on ne verra jamais et repose, nous d\u00e9montre-t-elle, sur une esth\u00e9tique de l\u2019\u00e9puisement, de l\u2019inach\u00e8vement.<\/p>\n<p>Le texte de Laurence Perron s\u2019attarde \u00e0 l\u2019effet d\u2019effacement des corps par leur mise en r\u00e9seau dans l\u2019\u0153uvre de Don DeLillo. \u00c0 partir des observations de Lacan sur le stade du miroir, elle propose une lecture dans laquelle l\u2019inscription du sens dans le corps, ou du corps dans le sens, d\u00e9clenche un effacement du sujet. L\u2019\u00e9tude de trois cas de figure tir\u00e9s de <em>Body Art<\/em> et de <em>C\u0153ur-saignant-d\u2019amour<\/em> lui permet d\u2019avancer qu\u2019une disparition du corps va souvent de pair avec une dissolution du sens dans les r\u00e9cits delill\u00e9ens.<\/p>\n<p>Les \u0153uvres de science-fiction contemporaines mettent souvent en sc\u00e8ne un imaginaire de la dissolution du corps. Si cet imaginaire est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une perspective m\u00e9taphysique du pur esprit, Christophe Duret propose plut\u00f4t d\u2019aborder <em>Cartographie des nuages<\/em> de David Mitchell selon une perspective ontologique, qui joint le corps physique \u00e0 son milieu (corps m\u00e9dial). Il d\u00e9montre que ce d\u00e9placement permet d\u2019envisager dans ce roman une position interm\u00e9diaire entre les conceptions individualiste et holiste de l\u2019\u00eatre humain.<\/p>\n<h2>Contrer l&rsquo;effacement<\/h2>\n<p>Le paradoxe que constitue les d\u00e9sirs simultan\u00e9s de dispara\u00eetre et de constituer sa propre archive se trouvent au centre de l\u2019article de Sarah Turner, qui analyse <em>L\u2019exposition<\/em> de Nathalie L\u00e9ger. La forme auto\/biofictionnelle du roman pousse d\u2019ailleurs Turner \u00e0 \u00e9tendre sa r\u00e9flexion du c\u00f4t\u00e9 de la prolif\u00e9ration d\u2019alt\u00e9rit\u00e9s et de la spectralisation en tant que caract\u00e9ristiques de l\u2019\u00e9criture f\u00e9minine.<\/p>\n<p>Fr\u00e9d\u00e9rique Collette s\u2019int\u00e9resse quant \u00e0 elle \u00e0 la repr\u00e9sentation litt\u00e9raire de la honte dans <em>La b\u00e2tarde<\/em> de Violette Leduc. Elle postule que cet affect impr\u00e8gne l\u2019\u00e9criture leducienne sur le mode de l\u2019entrelacement, c\u2019est-\u00e0-dire que la honte \u00e9merge \u00e0 la fois des origines sociales et du corps f\u00e9minin stigmatis\u00e9 par la soci\u00e9t\u00e9 patriarcale, ce qui pousse la narratrice \u00e0 vouloir se fondre dans la masse normative, \u00e0 dispara\u00eetre. Il y est aussi question de l\u2019\u00e9criture de soi comme tentative de d\u00e9voilement, de \u00ab\u00a0performance\u00a0\u00bb permettant une r\u00e9appropriation lib\u00e9ratrice de son \u00eatre honteux.<\/p>\n<p>\u00c0 partir du constat qu&rsquo;un imaginaire de la fin teinte les \u0153uvres <em>Manuel de po\u00e9tique \u00e0 l\u2019intention des jeunes filles<\/em> et <em>L\u2019ann\u00e9e de ma disparition<\/em>, Catherine Dupuis analyse la voix probl\u00e9matique port\u00e9e par le \u00ab\u00a0je\u00a0\u00bb dans la po\u00e9sie de Carole David. Dupuis montre que l&rsquo;invocation d&rsquo;une pluralit\u00e9 de voix de femmes, par l&rsquo;entremise de proc\u00e9d\u00e9s intertextuels et p\u00e9ritextuels, fait de l&rsquo;espace des po\u00e8mes de v\u00e9ritables lieux de m\u00e9moire desquels s\u2019\u00e9rigent une communaut\u00e9 d&rsquo;auteures. En ce sens, David forme une filiation politique f\u00e9minine avec celles qui l&rsquo;ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 afin de s&#8217;emparer de la langue, de parvenir \u00e0 se dire et d&rsquo;\u00e9viter sa disparition.<\/p>\n<p>Finalement, en fermeture du dossier, Marie-Pier Lafontaine analyse la pi\u00e8ce exp\u00e9rientielle <em>4.48 Psychose<\/em> de Sarah Kane \u00e0 travers le prisme de la notion traumatique. Elle sugg\u00e8re que Kane, en faisant se c\u00f4toyer l\u2019inimaginable horreur et le r\u00e9cit de soi, nous confronte \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019exigence de la v\u00e9rit\u00e9\u00a0\u00bb, cette r\u00e9association intime du monde et du f\u00e9minin qui permet la transformation de la r\u00e9alit\u00e9 traumatique. Par le travail de la coupure (au propre comme au figur\u00e9), Kane donne \u00e0 voir et \u00e0 comprendre la survie que dissimule implicitement le retour du trauma, acte de r\u00e9sistance qui chercherait avant tout \u00e0 sauver le sujet f\u00e9minin de son propre an\u00e9antissement.<\/p>\n<h2>Hors-dossier<\/h2>\n<p>Deux textes hors-dossier agr\u00e9mentent le vingt-sixi\u00e8me num\u00e9ro de la revue <em>Postures<\/em>. Dans son article, Marguerite Bordry s\u2019int\u00e9resse au foss\u00e9 qui existe entre la perception de Venise au dix-neuvi\u00e8me si\u00e8cle par les \u00e9crivains de l\u2019ext\u00e9rieur et celle des \u00e9crivains v\u00e9nitiens \u2013 sp\u00e9cifiquement autour des mythes litt\u00e9raires de la mort <em>de<\/em> et <em>\u00e0<\/em> Venise. L\u2019\u00e9tude des \u0153uvres de Giacinto Gallina (1851-1897), Camillo Boito (1834-1914) et Enrico Castelnuovo (1838-1915) l\u2019am\u00e8ne \u00e0 postuler que lorsque Venise se trouve \u00e9crite \u00ab\u00a0de l\u2019int\u00e9rieur\u00a0\u00bb, elle perd sa singularit\u00e9 et, avec elle, ses attributs mythiques.<\/p>\n<p>Marion Gingras-Gagn\u00e9, \u00e0 travers une analyse ethnocritique, se penche sur les contes <em>Cendrillon <\/em>de Perreault et de Grimm en exposant le rite de passage matrimonial qui permet \u00e0 Cendrillon de passer d\u2019une communaut\u00e9 de filles \u00e0 une communaut\u00e9 de femmes mari\u00e9es. Proc\u00e9dant \u00e0 une \u00ab\u00a0reculturation\u00a0\u00bb des \u00e9l\u00e9ments cl\u00e9s de la trame narrative, Gingras-Gagn\u00e9, <em>a contrario <\/em>des \u00e9tudes qui en font une h\u00e9ro\u00efne passive, propose une reconfiguration du personnage de Cendrillon dans un contexte culturel significatif ainsi que dans un r\u00f4le actif, symbolique et social.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9quipe de Postures remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction, qui ont travaill\u00e9 b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce num\u00e9ro. Nous remercions les partenaires financiers qui permettent \u00e0 <em>Postures<\/em> d&rsquo;exister et d\u2019offrir un espace de partage et de diffusion riche et stimulant aux jeunes chercheuses et jeunes chercheurs. Un grand merci \u00e0 Figura, Centre de recherche sur le texte et l&rsquo;imaginaire, \u00e0 l&rsquo;Association Facultaire des \u00c9tudiants en Arts (AFEA), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante du Module d&rsquo;\u00c9tudes Litt\u00e9raires (AEMEL), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante des Cycles Sup\u00e9rieurs en \u00c9tudes Litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi qu\u2019aux Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE).<\/p>\n<p>Enfin, <em>Postures<\/em> exprime toute sa reconnaissance aux auteur.e.s pour leur travail.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>AGAMBEN, Giorgio. 2007. <em>Qu\u2019est-ce qu\u2019un dispositif ?<\/em>, trad. M. Rueff. Paris : Payot et Rivages.<\/p>\n<p>BAUDRY, Patrick. 1991. <em>Le Corps extr\u00eame. Approche sociologique des conduites \u00e0 risque<\/em>. Paris : L\u2019Harmattan, coll. \u00ab Nouvelles \u00e9tudes anthropologiques \u00bb.<\/p>\n<p>BUTLER, Judith. 2006 [1990]. <em>Trouble dans le genre. Le f\u00e9minisme et la subversion de l\u2019identit\u00e9<\/em>. Paris : La D\u00e9couverte.<\/p>\n<p>COURTINE, Jean-Jacques (dir.). 2006. <em>Histoire du corps, tome 3. Les mutations du regard. Le XXe si\u00e8cle<\/em>. Paris : Seuil.<\/p>\n<p>DETREZ, Christine. 2002. <em>La construction sociale du corps<\/em>. Paris : Seuil.<\/p>\n<p>GAGON, John. 2008. <em>Les scripts de la sexualit\u00e9. Essais sur les origines culturelles du d\u00e9sir<\/em>. Paris : Payot.<\/p>\n<p>GAVARD-PERRET, Jean-Paul. 1997. \u00ab\u2009L\u2019id\u00e9e du corps, l\u2019image du moins\u2009\u00bb, <em>Communication et langages<\/em>, no 113, 3e trimestre, Dossier : Le multim\u00e9dia : progr\u00e8s ou r\u00e9gression, p. 57-66. En ligne. &lt;<a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/doc\/colan_0336-1500_1997_num_113_1_2782\">http:\/\/www.persee.fr\/doc\/colan_0336-1500_1997_num_113_1_2782<\/a>&gt;.<\/p>\n<p>GOFFMAN, Erving. 1973. <em>La mise en sc\u00e8ne de la vie quotidienne<\/em>. Paris : \u00c9ditions de Minuit.<\/p>\n<p>LE BRETON, David. 2015. <em>Dispara\u00eetre de soi. Une tentation contemporaine<\/em>. Paris : M\u00e9taili\u00e9, coll. \u00ab Travers\u00e9es \u00bb.<\/p>\n<p>___________. 1999. <em>L\u2019adieu au corps<\/em>. Paris : M\u00e9taili\u00e9, coll. \u00ab Suites essais \u00bb.<\/p>\n<p>LIPOVETSKY, Gilles. 2013. <em>L\u2019esth\u00e9tisation du monde : vivre \u00e0 l\u2019\u00e2ge du capitalisme artiste<\/em>. Paris : Gallimard.<\/p>\n<p>___________.\u00a0 2015. <em>De la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 : vers une civilisation du l\u00e9ger<\/em>. Paris : Grasset.<\/p>\n<p>MAUSS, Marcel. 1950. \u00ab Les techniques du corps \u00bb (1936), dans <em>Sociologie et anthropologie<\/em>. Paris : PUF.<\/p>\n<p>M\u00c9CHOULAN, \u00c9ric. 2004. <em>Pour une histoire esth\u00e9tique de la litt\u00e9rature<\/em>. Paris : PUF.<\/p>\n<p>MERLEAU-PONTY, Maurice. 1945. <em>Ph\u00e9nom\u00e9nologie de la perception<\/em>. Paris : Gallimard.<\/p>\n<p>OBERHUBER, Andrea. 2012. <em>Corps de papier. R\u00e9sonances<\/em>. Montr\u00e9al : \u00c9ditions Nota Bene, coll. \u00ab Nouveaux Essais Spirale \u00bb.<\/p>\n<p>VARSOS George et Valeria WAGNER. 2007. \u00ab\u2009Dispara\u00eetre \u00e0 pr\u00e9sent. Introduction\u2009\u00bb, <em>Interm\u00e9dialit\u00e9s : histoire et th\u00e9orie des arts, des lettres et des techniques<\/em>, no 10, p. 9-16.<\/p>\n<p>ZAOUI, Pierre. 2013. <em>La discr\u00e9tion, ou l\u2019art de dispara\u00eetre<\/em>. Paris : Autrement.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Bergeron, \u00c9tienne, Bordeleau-Pitre, \u00c9mile, Lafleur, Maude, Lebel, Jean-Fran\u00e7ois et Savard, Val\u00e9rie. 2017. \u00abLa disparition de soi : corps, individu et soci\u00e9t\u00e9\u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab La disparition de soi : corps, individu et soci\u00e9t\u00e9 \u00bb, n\u00b026, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5607 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_26.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 avantpropos_26.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-e882d0ee-6b01-4793-9d7d-fce8d6aa066f\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_26.pdf\">avantpropos_26<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_26.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-e882d0ee-6b01-4793-9d7d-fce8d6aa066f\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab La disparition de soi : corps, individu et soci\u00e9t\u00e9 \u00bb, n\u00b026 Dans le dernier tome de l\u2019Histoire du corps, Jean-Jacques Courtine souligne l\u2019importance du bouleversement qu\u2019a connu le corps humain au cours du XXe si\u00e8cle, la psychanalyse, la ph\u00e9nom\u00e9nologie, l\u2019existentialisme et l\u2019anthropologie l\u2019ayant \u00ab invent\u00e9 th\u00e9oriquement \u00bb en plus de l\u2019\u00a0\u00ab\u00a0ins\u00e9r[er] dans les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1140,1275,1274],"tags":[32,45,203,229,333],"class_list":["post-5607","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-avant-propos","category-individu-et-societe","category-la-disparition-de-soi-corps","tag-bergeron-etienne","tag-bordeleau-pitre-emile","tag-lafleur-maude","tag-lebel-jean-francois","tag-savard-valerie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5607","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5607"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5607\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8713,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5607\/revisions\/8713"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5607"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5607"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5607"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}