{"id":5642,"date":"2024-06-13T19:48:30","date_gmt":"2024-06-13T19:48:30","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/sautoriser-le-pouvoir-decrire\/"},"modified":"2024-08-21T17:11:05","modified_gmt":"2024-08-21T17:11:05","slug":"sautoriser-le-pouvoir-decrire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5642","title":{"rendered":"S&rsquo;autoriser le pouvoir d&rsquo;\u00e9crire"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6897\">Dossier \u00ab Paroles et silences : r\u00e9flexions sur le pouvoir de dire \u00bb, no. 28<\/a><\/h5>\n<h2>\u00c9crire malgr\u00e9 l\u2019usurpation\u00a0<\/h2>\n<p>En 1976, H\u00e9l\u00e8ne Cixous \u2013 dans son essai\u00a0<em>La venue \u00e0 l\u2019\u00e9criture<\/em>, republi\u00e9 dans\u00a0<em>Entre l\u2019\u00e9criture\u00a0<\/em>en 1986 \u2013 soutient qu\u2019il faut \u00ab\u00a0\u00e9crire\u00a0: pour ne pas laisser la place au mort, pour faire reculer l\u2019oubli, pour ne jamais se laisser surprendre par l\u2019ab\u00eeme\u00a0\u00bb (1986, 11). M\u00eame si elle a honte de prendre la parole, de s\u2019exprimer, m\u00eame si elle a peur, Cixous souhaite provoquer des changements dans sa condition de femme minoris\u00e9e n\u00e9e en Alg\u00e9rie, \u00ab\u00a0juifemme\u00a0\u00bb africaine (20), et adopter un r\u00f4le d\u2019autrice\u00a0: \u00ab\u00a0[tu] es, toi aussi, juifemme, menue, diminutive, souris parmi le peuple des souris, assign\u00e9e \u00e0 la crainte du grand m\u00e9chant chat\u00a0\u00bb (15). Si, avant de passer \u00e0 l\u2019\u00e9criture, il y a la peur des mots, la r\u00e9alit\u00e9 qui effraie se traduira alors dans un acte d\u2019\u00e9criture, et Cixous pose la question\u00a0: \u00ab\u00a0Et pourquoi n\u2019\u00e9cris-tu pas? \u00c9cris! L\u2019\u00e9criture est pour toi, tu es pour toi, ton corps est \u00e0 toi, prends-le. Je sais pourquoi tu n\u2019as pas \u00e9crit. Parce que l\u2019\u00e9criture c\u2019est \u00e0 la fois le trop haut, le trop grand pour toi. [\u2026] \u00c9cris, que nul ne te retienne, que rien ne t\u2019arr\u00eate\u00a0\u00bb (41). M\u00eame si elle est femme, m\u00eame si elle est \u00e9trang\u00e8re\u00a0: \u00ab\u00a0[t]out de moi se liguait pour m\u2019interdire l\u2019\u00e9criture\u00a0: l\u2019Histoire, mon histoire, mon origine, mon genre. Tout ce qui constituait mon moi social, culturel\u00a0\u00bb (21). \u00c0 la fois \u00e9trang\u00e8re \u00e0 la langue fran\u00e7aise, elle est \u00e9galement l\u2019Autre de par sa condition de femme\u00a0: \u00ab\u00a0Tu n\u2019es pas d\u2019ici. Tu n\u2019es pas chez toi ici. Usurpatrice! [\u2026] [\u00c9]crire ne t\u2019est pas accord\u00e9. \u00c9crire \u00e9tait r\u00e9serv\u00e9 aux \u00e9lus. Cela devait passer dans un espace inaccessible aux petits, aux humbles, aux femmes\u00a0\u00bb (22-23). S&rsquo;autoriser le pouvoir de prendre la parole, m\u00eame si sa condition \u00e0 la fois d&rsquo;\u00e9trang\u00e8re et de femme indique l&rsquo;inaccessibilit\u00e9 de cette mobilisation,\u00a0il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une forme d\u2019<em>empowerment.<\/em><\/p>\n<p>Traduit en fran\u00e7ais par autonomisation, le concept d\u2019<em>empowerment\u00a0<\/em>renvoie \u00e0 la possibilit\u00e9 pour une personne ou pour un groupe de personnes en situation minoritaire de prendre du pouvoir afin d\u2019agir sur les conditions sociales et politiques auxquelles elles sont confront\u00e9es. La vision f\u00e9ministe<a id=\"footnoteref1_35lrzro\" class=\"see-footnote\" title=\"Pour avoir un r\u00e9sum\u00e9 du concept\u00a0d\u2019empowerment, voir le premier chapitre dans Lajoie, Marie-H\u00e9l\u00e8ne. 2017.\u00a0Empowerment et rapports sociaux dans les projets de d\u00e9veloppement de coop\u00e9ratives\u00a0: le cas de Ricomida en Bolivie.\u00a0Cahiers de l\u2019IREF, collection Tremplin, no. 9, UQAM\u00a0: Montr\u00e9al.\" href=\"#footnote1_35lrzro\">[1]<\/a> de l\u2019<em>empowerment\u00a0<\/em>met l\u2019emphase sur la capacit\u00e9 de cr\u00e9er un mouvement collectif de femmes pour mener des revendications sociales et politiques afin de d\u00e9noncer, et, surtout, de modifier les rapports d\u2019in\u00e9galit\u00e9s des sexes. Ainsi, les femmes qui prennent la parole par le biais de l\u2019\u00e9criture participent \u00e0 un mouvement collectif de prise de pouvoir, non seulement pour faire entendre leur voix, mais \u00e9galement pour d\u00e9noncer leur silence ou leur manque de visibilit\u00e9 dans la sph\u00e8re litt\u00e9raire. Ainsi, Cixous explique qu\u2019il lui faut \u00e9crire en d\u00e9pit de\u00a0\u00ab\u00a0[t]outes les raisons pour lesquelles [elle] croyai[t] n\u2019avoir pas le droit d\u2019\u00e9crire, les bonnes, les moins bonnes, et les vraies fausses \u00bb (24). Elle affirme\u00a0:\u00a0\u00ab[J]e n\u2019ai pas de lieu d\u2019o\u00f9 \u00e9crire. Aucun lieu l\u00e9gitime, ni terre, ni patrie, ni histoire \u00e0 moi\u00a0\u00bb (24). La femme \u00e9trang\u00e8re doit trouver un lieu d\u2019identit\u00e9; un lieu \u00e0 elle au sein m\u00eame de l\u2019\u00e9criture et non pas au sein d\u2019un lieu d\u2019appartenance n\u00e9cessairement g\u00e9ographique.<\/p>\n<h2>\u00c9crire dans les pas de Virginia Woolf<\/h2>\n<p>Cette prise de conscience du lieu de l\u2019\u00e9criture fait \u00e9cho \u00e0 la pi\u00e8ce ferm\u00e9e \u00e0 cl\u00e9 de Virginia Woolf. La venue \u00e0 l\u2019\u00e9criture na\u00eet de la peur et de l\u2019incertitude face aux grandes questions existentielles que sont la vie et la mort, mais aussi, de la peur quotidienne que connaissent les femmes, ainsi que leurs craintes de tout simplement avoir le droit de prendre la parole. H\u00e9l\u00e8ne Cixous parle de la peur de la femme adulte qui commence \u00e0 prendre conscience de son incertitude, de son imposture\u00a0: \u00ab\u00a0Devenir adulte, c\u2019est peut-\u00eatre ne plus se demander d\u2019o\u00f9 on vient, o\u00f9 on va, qui \u00eatre. [\u2026] Ne te demandes-tu pas, toi aussi\u00a0: qui suis-je, qui aurai-je \u00e9t\u00e9[,] [\u2026] ne trembles-tu pas d\u2019incertitude?\u00a0\u00bb (15). Malgr\u00e9 le doute de la l\u00e9gitimit\u00e9 de passer \u00e0 l\u2019\u00e9criture, Cixous embo\u00eete le pas \u00e0 Woolf pour encourager les femmes \u00e0 prendre la plume et \u00e0 justement se poser la question du bienfond\u00e9 de l\u2019inscription de la parole f\u00e9minine. Dans son c\u00e9l\u00e8bre article\u00a0<em>Le rire de la m\u00e9duse<\/em>, \u00e9crit pendant la deuxi\u00e8me vague du f\u00e9minisme fran\u00e7ais, aussi nomm\u00e9 le\u00a0<em>French Feminism<\/em>, Cixous affirme qu\u2019il faut \u00e9crire en tant que femme vers les femmes. Elle pose alors un autre jalon de la th\u00e9orisation d\u2019une venue \u00e0 l\u2019\u00e9criture f\u00e9minine, tout comme la tentative de Virginia Woolf en 1929 dans\u00a0<em>Un lieu \u00e0 soi\u00a0<\/em>\u2013 et non pas une chambre, selon le titre de la r\u00e9cente traduction de Marie Darrieussecq de 2016\u00a0\u2013 qui r\u00e9clame, pour la femme qui veut \u00e9crire, la possibilit\u00e9 d&rsquo;avoir un lieu \u00e0 soi, accessible dirait Cixous. L\u2019essai de Woolf est bas\u00e9 sur sa fameuse hypoth\u00e8se du lieu et de l\u2019argent\u00a0: \u00ab\u00a0une femme doit avoir de l\u2019argent et un lieu \u00e0 elle si elle veut \u00e9crire de la fiction\u00a0\u00bb (Woolf 2016, 20). \u0152uvre canonique de la litt\u00e9rature f\u00e9ministe, l\u2019essai pamphl\u00e9taire de Virginia Woolf t\u00e9moigne \u00e9galement de l\u2019absence d\u2019une histoire de l\u2019\u00e9criture des femmes au sein du canon litt\u00e9raire anglais. Woolf avance l\u2019id\u00e9e que les femmes doivent \u00e9crire \u00ab\u00a0comme \u00e9crivent les femmes, pas comme les hommes \u00e9crivent\u00a0\u00bb (118). Il est essentiel pour Woolf que les femmes \u00e9crivent une culture du f\u00e9minin, puisque l\u2019inscription de la parole permet un lieu de prise de pouvoir du sujet.<\/p>\n<h2>\u00c9crire pour cheminer<\/h2>\n<p>L\u2019acte d\u2019\u00e9criture devient une alternative face \u00e0 l\u2019invisibilit\u00e9. Pour Cixous, \u00ab\u00a0[l\u2019]\u00e9criture est la possibilit\u00e9 m\u00eame du changement\u00a0\u00bb (1986, 42), c\u2019est un lieu, un espace o\u00f9 des transformations auront lieu. Elle rajoute que l\u2019\u00e9criture la traverse\u00a0: \u00ab\u00a0Je ne \u201cvoulais\u201d pas \u00e9crire. [\u2026] Mais il y avait de la folie. De l\u2019\u00e9criture dans l\u2019air autour de moi. Toujours proche, enivrante, invisible, inaccessible. \u00c9crire me traverse!\u00a0\u00bb (17-18). Il faut continuellement \u00e9crire pour ne pas succomber \u00e0 la peur de ne pas exister, de ne pas \u00eatre l\u00e9gitime. Les \u00e9critures de femmes comme Woolf ou Cixous forment un r\u00e9seau rhizomatique infini de venues \u00e0 l\u2019\u00e9criture. \u00ab\u00a0[\u2026] [L]a phrase cixousienne devient in\u00e9puisable. Le livre m\u00eame est une longue phrase, haletante, qui s\u2019essouffle, reprend haleine, incommenc\u00e9e inachev\u00e9e\u00a0\u00bb (Calle-Gruber 1994, 33). Dans une entrevue avec Christa Stevens, H\u00e9l\u00e8ne Cixous explique ce lent chemin \u2013 ou cheminement \u2013 qui m\u00e8ne vers la prise de pouvoir par l\u2019\u00e9criture :<\/p>\n<blockquote>\n<p>Je pense que toute personne qui \u00e9crit en direction, qui \u00e9prouve l\u2019\u00e9criture comme une recherche, se sent cheminer [\u2026]. Le mot \u00ab\u00a0cheminer\u00a0\u00bb garde la lenteur, le pas \u00e0 pas. Le pas \u00e0 pas est tr\u00e8s important, c\u2019est pour moi l\u2019unique m\u00e9thode qui permette d\u2019aller vers la v\u00e9rit\u00e9, non pas de l\u2019atteindre, parce qu\u2019elle est loin, mais d\u2019aller vers, o\u00f9 on ne peut aller que pas \u00e0 pas. (Stevens 1994, 321)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Avec la peur du devenir, en d\u2019autres termes la peur de\u00a0<em>l\u2019empowerment\u00a0<\/em>ou d\u2019autonomisation,\u00a0vient le besoin de parler aux femmes dans la langue des femmes. H\u00e9l\u00e8ne Cixous parle de ce langage des femmes\u00a0:<\/p>\n<blockquote>\n<p>Il y a une langue que je parle ou qui me parle dans toutes les langues. Une langue \u00e0 la fois singuli\u00e8re et universelle qui r\u00e9sonne dans chaque langue nationale lorsque c\u2019est un po\u00e8te qui la parle. Dans chaque langue coulent le lait et le miel. Et cette langue je la connais, je n\u2019ai pas besoin d\u2019y entrer, elle jaillit de moi, elle coule, c\u2019est le lait de l\u2019amour, le miel de mon inconscient. La langue que se parlent les femmes quand personne ne les \u00e9coute pour les corriger. (Cixous 1986, 30)<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>C\u2019est \u00e0 se demander quelle est la voix de la femme que l\u2019on entend. Si une femme \u00e9crit pour les femmes dans une langue f\u00e9minine, il y a filiation, ou plut\u00f4t,\u00a0<em>filliation\u00a0<\/em>\u00e0 travers tous les r\u00e9cits de la voix f\u00e9minine polyphonique. Cixous parle de l\u2019infini de l\u2019\u00e9criture\u00a0: \u00ab\u00a0En lisant j\u2019ai d\u00e9couvert que l\u2019\u00e9criture est infinie. L\u2019inusable. L\u2019\u00e9ternel\u00a0\u00bb (33). Elle parle \u00e9galement de l\u2019\u00e9criture comme d\u2019une terre, comme d\u2019\u00ab un pays d\u2019\u00e9criture \u00bb (Stevens 1994, 326) ou d\u2019un lieu \u00e0 soi, en quelque sorte. Fran\u00e7oise van Rossum-Guyon en dira\u00a0: \u00ab\u00a0\u00c0 un certain moment, pour qui a tout perdu, [\u2026] c\u2019est la langue qui devient pays. Le travail sur la langue devient source de vie, moyen de r\u00e9parer la s\u00e9paration et l\u2019oubli\u00a0\u00bb (van Rossum-Guyon 1990, 8). Tel que le con\u00e7oit H\u00e9l\u00e8ne Cixous, c\u2019est non pas la chambre ou un lieu g\u00e9ographique qu\u2019il faut chercher pour \u00e9crire, mais bel et bien l\u2019\u00e9criture elle-m\u00eame.<\/p>\n<h2>\u00c9crire pour pouvoir dire<\/h2>\n<p>Avec Cixous \u2013 et Woolf avant elle \u2013, nous proposons de consid\u00e9rer l\u2019\u00e9criture comme un lieu d\u2019<em>empowerment<\/em>\u00a0ou comme un espace \u00e0 habiter pour pouvoir se faire entendre. Le processus d\u2019autonomisation de la femme \u00e9crivaine, ou d\u2019une communaut\u00e9 de femmes qui \u00e9crivent, d\u00e9bute n\u00e9cessairement par une participation volontaire au geste de cr\u00e9ation et repose sur le fait de ne plus avoir la crainte de dire que l\u2019on souhaite s\u2019inscrire dans une lign\u00e9e d\u2019autrices, au-del\u00e0 du silence caus\u00e9 par la peur de l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Calle-Gruber, Mireille. 1994. \u00ab\u00a0H\u00e9l\u00e8ne Cixous: \u00e0 jamais la musique\u00a0 ou petit trait\u00e9 d\u2019art po\u00e9tique pour un r\u00e9cit \u00e0 chanter \u00bb.\u00a0<em>(En)jeux de la communication romanesque<\/em>. Suzan van Dijk et Christa Stevens (dir.). Amsterdam\u00a0: Rodopi\u00a0: 29-39.<\/p>\n<p>Cixous, H\u00e9l\u00e8ne. 1975. \u00ab\u00a0Le rire de la m\u00e9duse\u00a0\u00bb.\u00a0<em>L\u2019Arc<\/em>, no. 61. Paris\u00a0: 39-54.<\/p>\n<p>___________. [1976] 1986. \u00ab\u00a0La venue \u00e0 l\u2019\u00e9criture\u00a0\u00bb dans\u00a0<em>Entre l\u2019\u00e9criture<\/em>. Paris\u00a0: \u00c9ditions des Femmes\u00a0: 9-69.<\/p>\n<p>Lajoie, Marie-H\u00e9l\u00e8ne. 2017.\u00a0<em>Empowerment et rapports sociaux dans les projets de d\u00e9veloppement de coop\u00e9ratives\u00a0: le cas de Ricomida en Bolivie.\u00a0<\/em>Cahiers de l\u2019IREF, collection Tremplin, no. 9, UQAM\u00a0: Montr\u00e9al.\u00a0<a href=\"https:\/\/iref.uqam.ca\/upload\/files\/publications\/Tremplin_no9_2017_interactif.pdf\">https:\/\/iref.uqam.ca\/upload\/files\/publications\/Tremplin_no9_2017_interactif.pdf<\/a>\u00a0(consult\u00e9 en ligne le 20 novembre 2018)<\/p>\n<p>Rossum-Guyon, Fran\u00e7oise van et Myriam Diaz-Diocaretz (dir.). 1990.\u00a0<em>H\u00e9l\u00e8ne Cixous, chemins d\u2019une \u00e9criture<\/em>. Saint-Denis\u00a0: Presses universitaires de Vincennes.<\/p>\n<p>Stevens, Christa. 1994. \u00ab\u00a0Questions \u00e0 H\u00e9l\u00e8ne Cixous\u00a0\u00bb.\u00a0\u00a0<em>(En)jeux de la communication romanesque<\/em>.\u00a0Suzan van Dijk et Christa Stevens (dir.). Amsterdam\u00a0: Rodopi\u00a0: 321-332<\/p>\n<p>Woolf, Virginia.\u00a0[1929] 2016.\u00a0<em>Un lieu \u00e0 soi<\/em>. Marie Darrieussecq (traduction). Paris\u00a0: \u00c9ditions Deno\u00ebl.<\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_35lrzro\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_35lrzro\">[1]<\/a> Pour avoir un r\u00e9sum\u00e9 du concept\u00a0<em>d\u2019empowerment<\/em>, voir le premier chapitre dans Lajoie, Marie-H\u00e9l\u00e8ne. 2017.\u00a0<em><a href=\"https:\/\/iref.uqam.ca\/upload\/files\/publications\/Tremplin_no9_2017_interactif.pdf\">Empowerment et rapports sociaux dans les projets de d\u00e9veloppement de coop\u00e9ratives\u00a0: le cas de Ricomida en Bolivie<\/a>.\u00a0<\/em>Cahiers de l\u2019IREF, collection Tremplin, no. 9, UQAM\u00a0: Montr\u00e9al.<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>van der Klei, Alice. 2018. \u00ab S&rsquo;autoriser le pouvoir d&rsquo;\u00e9crire \u00bb.\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab Paroles et silences : r\u00e9flexions sur le pouvoir de dire \u00bb, no. 28 (Automne), En ligne : http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/preface-28 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_28.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 preface_28.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-2ad519e8-a028-40c9-a152-63f72f526374\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_28.pdf\">preface_28<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_28.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-2ad519e8-a028-40c9-a152-63f72f526374\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab Paroles et silences : r\u00e9flexions sur le pouvoir de dire \u00bb, no. 28 \u00c9crire malgr\u00e9 l\u2019usurpation\u00a0 En 1976, H\u00e9l\u00e8ne Cixous \u2013 dans son essai\u00a0La venue \u00e0 l\u2019\u00e9criture, republi\u00e9 dans\u00a0Entre l\u2019\u00e9criture\u00a0en 1986 \u2013 soutient qu\u2019il faut \u00ab\u00a0\u00e9crire\u00a0: pour ne pas laisser la place au mort, pour faire reculer l\u2019oubli, pour ne jamais se laisser [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1289,1139],"tags":[359],"class_list":["post-5642","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-paroles-et-silences-reflexions-sur-le-pouvoir-de-dire","category-preface","tag-van-der-klei-alice"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5642","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5642"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5642\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8507,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5642\/revisions\/8507"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5642"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5642"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5642"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}