{"id":5651,"date":"2024-06-13T19:48:30","date_gmt":"2024-06-13T19:48:30","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/trafiquer-lecriture-fictions-frauduleuses-et-supercheries-auctoriales\/"},"modified":"2024-08-22T17:50:12","modified_gmt":"2024-08-22T17:50:12","slug":"trafiquer-lecriture-fictions-frauduleuses-et-supercheries-auctoriales","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5651","title":{"rendered":"Trafiquer l&rsquo;\u00e9criture : fictions frauduleuses et supercheries auctoriales"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6898\">Dossier \u00ab Trafiquer l&rsquo;\u00e9criture : fictions frauduleuses et supercheries auctoriales \u00bb, no. 27<\/a><\/h5>\n<p>Lorsque Romain Gary se suicide en 1980, il laisse derri\u00e8re lui une petite plaquette intitul\u00e9e\u00a0<em>Vie et mort d\u2019\u00c9mile Ajar.<\/em>\u00a0\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019\u00e9crivain r\u00e9v\u00e8le ce qu\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 soup\u00e7onn\u00e9 quelques ex\u00e9g\u00e8tes assidus de son \u0153uvre\u00a0: \u00c9mile Ajar est un nom d\u2019emprunt et l\u2019individu auquel il renvoie est fictif. Mais est-ce \u00e0 dire qu\u2019il n\u2019existe pas? Il est en effet difficile de nier que les textes de ce r\u00e9cipiendaire du Goncourt poss\u00e8dent leur voix propre, t\u00e9moignent d\u2019une po\u00e9tique singuli\u00e8re, exigent du lecteur une interpr\u00e9tation et une appr\u00e9ciation qui d\u00e9passent le simple go\u00fbt de la supercherie.<\/p>\n<p>Si la saga du cas Ajar marque l\u2019histoire litt\u00e9raire occidentale, il faut rappeler qu\u2019elle a eu des pr\u00e9d\u00e9cesseurs tout comme elle a produit des \u00e9mules. Dans cet exemple d\u2019imposture auctoriale o\u00f9 l\u2019auteur se fait passer pour un autre, lequel devient alors le v\u00e9ritable signataire de l\u2019\u0153uvre, on pressent d\u00e9j\u00e0 des tentatives comme celles du bien nomm\u00e9 collectif AJAR (<em>Vivre pr\u00e8s des tilleuls,<\/em>\u00a02016) ou de Jean-Beno\u00eet Puech (Louis-Ren\u00e9 des For\u00eats), de m\u00eame que la marque laiss\u00e9e par les h\u00e9t\u00e9ronymes pessoens ou les pseudonymes de Kierkegaard. En dehors de ces cas pour le moins \u00e9clatants, il existe aussi les exemples plus simples fournis par la foule des auteur.e.s employant un pr\u00eate-nom, que ce soit pour favoriser leur mobilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rique (et \u00e9crire des romans de gares en toute paix d\u2019esprit) ou pour avoir simplement la possibilit\u00e9 de tenir une plume (comme ce fut longtemps le cas de plusieurs femmes \u00e9crivaines). Et que dire des r\u00e9cits sign\u00e9s Marie Auger (<em>Le ventre en t\u00eate<\/em>, 1996) qui mettent de l&rsquo;avant la question du corps et de la douleur au f\u00e9minin, mais derri\u00e8re lesquels se cache l\u2019auteur Mario G.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui r\u00e9v\u00e9l\u00e9e comme le fruit d\u2019une imposture, l\u2019\u0153uvre ajarienne n\u2019est pas expliqu\u00e9e ni r\u00e9solue par le d\u00e9voilement de son m\u00e9canisme, mais s\u2019en trouve au contraire enrichie, voire paradoxalement opacifi\u00e9e. C\u2019est qu\u2019elle permet, comme le font d\u2019ordinaire les supercheries et les impostures litt\u00e9raires, de mettre en lumi\u00e8re des processus implicitement \u00e0 l\u2019\u0153uvre au sein du texte litt\u00e9raire (Jeandillou, 2001). Ainsi, elle les questionne, les remet en cause, les subvertit, souvent en s\u2019offrant le luxe d\u2019un formidable pied-de-nez \u00e0 l\u2019institution, \u00e0 la sacralit\u00e9 du statut auctorial, \u00e0 la critique, etc.<\/p>\n<p>Les supercheries pseudonymiques questionnent le fondement m\u00eame de l\u2019auctorialit\u00e9 en ce qu\u2019elles remettent en cause la paternit\u00e9 de l\u2019\u0153uvre litt\u00e9raire. Mais elles ne sont pas les seules manifestations du go\u00fbt pour la tromperie qui hante les coulisses de la litt\u00e9rature. On pense par exemple \u00e0 des d\u00e9marches comme celles de Borges et de son \u00ab\u00a0Pierre M\u00e9nard\u00a0\u00bb (<em>Fictions<\/em>, 1961) ou au fameux\u00a0<em>Cabinet d\u2019amateur<\/em>\u00a0(1979) de Perec, dans lesquelles la supercherie est une affaire de mise en forme, la fiction se dissimulant sous les apparences du discours critique pour mieux berner le lecteur et le mettre face \u00e0 ses propres r\u00e9flexes interpr\u00e9tatifs. Jouant de proc\u00e9d\u00e9s similaires, Enrique Vila-Matas truffe ses textes de citations erron\u00e9es et compte sur la suspicion de son lecteur, alors qu\u2019Alphonse Allais (<em>Un drame bien parisien,\u00a0<\/em>1890), \u00e0 l\u2019inverse, mise sur sa cr\u00e9dulit\u00e9 pour mieux l\u2019\u00e9garer. Du genre fantastique, qui fonde ses tensions narratives sur la remise en doute de la voix narrative, jusqu\u2019au r\u00e9cit-cadre typique du \u00ab\u00a0manuscrit trouv\u00e9\u00a0\u00bb, les couloirs de la litt\u00e9rature sont parcourus par une foule d\u2019imposteurs.<\/p>\n<p>La supercherie peut alors \u00eatre un ressort narratif, un enjeu th\u00e9matique ou structurel, comme le revendique sans ambages plusieurs Oulipiens, chez qui elle est moins d\u00e9ceptive que ludique d\u00e8s lors qu\u2019elle exploite le plaisir de se savoir men\u00e9 en bateau. Le plaisir de lecture de textes fantastiques repose d&rsquo;ailleurs sur ce m\u00eame jeu (Bouvet, 2007). Mais le lecteur n\u2019a, lui non plus, pas dit son dernier mot, puisqu\u2019il peut \u00e0 son tour \u00eatre l\u2019initiateur de la farce\u00a0: ainsi de Pierre Bayard et de ses \u00ab\u00a0critiques polici\u00e8res\u00a0\u00bb irr\u00e9v\u00e9rencieusement innovatrices, par exemple.<\/p>\n<h2>La porosit\u00e9 des fronti\u00e8res<\/h2>\n<p>En ouverture de ce dossier, Farah Ben Jemaa s\u2019attarde \u00e0 interpr\u00e9ter la caution de vraisemblance du fait divers au sein de la fiction et la mani\u00e8re dont sa pr\u00e9sence oriente nos postures lectorales. \u00c0 partir de ces consid\u00e9rations sont d\u00e9cortiqu\u00e9s les enjeux m\u00e9tatextuels de la s\u00e9rie\u00a0<em>Fargo<\/em>, de Noah Hawley\u00a0: en commentant son propre rapport trouble \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9, la s\u00e9rie\u00a0<em>Fargo\u00a0<\/em>contraint son spectateur au jeu du doute syst\u00e9matique.\u00a0<\/p>\n<p>La fronti\u00e8re dont Ben Jemaa \u00e9tudie la porosit\u00e9 est ici celle qui s\u00e9pare fictionnalit\u00e9 et r\u00e9f\u00e9rentialit\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements\u00a0; dans l\u2019article de Fanny Blanchet, qui lui succ\u00e8de, c\u2019est la limite entre le\u00a0<em>je\u00a0<\/em>de l\u2019auteur, du personnage et du narrateur qui est mis en cause. En s\u2019attardant \u00e0 la question de la transformation de ce\u00a0<em>je<\/em>, de son d\u00e9placement et de sa pluralisation dans les textes de Vickie Gendreau, elle souligne comment ces strat\u00e9gies de d\u00e9centrement de la voix \u00e9nonciative sont rendues possibles par la mise en r\u00e9cit du corps malade. C\u2019est donc que l\u2019effritement de l\u2019organisme trouve ses \u00e9chos dans celui du\u00a0<em>je<\/em>\u00a0: ce jeu de correspondance permet aussi une ressaisie du sujet par lui-m\u00eame, d\u00e9sormais en mesure de s\u2019\u00e9noncer tel qu\u2019il se repr\u00e9sente. La convocation du registre testamentaire et d\u2019un r\u00e9seau de r\u00e9f\u00e9rences hollywoodiennes ancre les r\u00e9cits\u00a0<em>Drama Queens\u00a0<\/em>et\u00a0<em>Testament\u00a0<\/em>dans une logique de la simulation.\u00a0<\/p>\n<h2>L\u2019auctorialit\u00e9 subvertie\u00a0<\/h2>\n<p>L\u2019observation minutieuse du cas de Pierre Ang\u00e9lique, pr\u00eate-nom le plus connu de Georges Bataille, permet \u00e0 Rodolphe Perez de soutenir que cette figure auctoriale repr\u00e9sente beaucoup plus qu\u2019une substitution pseudonymique\u00a0: derri\u00e8re Ang\u00e9lique se cache un v\u00e9ritable projet d\u2019\u00e9criture que seul l\u2019enjeu du nom et sa subversion peuvent mener \u00e0 terme. En effet, la division essentielle du sujet et la multiplicit\u00e9 des voix est au c\u0153ur de la pens\u00e9e bataillienne, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019un recours au pseudonyme, qui permet d\u2019illustrer ce clivage en engageant \u00e0 la fois un imaginaire biographique et des strat\u00e9gies paratextuelles.<\/p>\n<p>Dans le\u00a0<em>V\u00e9ridique rapport<\/em>, le situationniste italien Gianfranco Sanguinetti se cachait sous le myst\u00e9rieux pseudonyme de Censor pour court-circuiter la pens\u00e9e capitaliste. Guillaume Bellehumeur analyse l\u2019efficacit\u00e9 de la supercherie en se fondant sur la valeur de v\u00e9rit\u00e9 normalement attribu\u00e9e au paratexte et la convocation intertextuelle. Ce faisant, il ouvre une\u00a0r\u00e9flexion sur les implications de cette mystification lorsqu\u2019elle se trouve \u00e0 l\u2019origine d\u2019une posture auctoriale et s\u2019interroge sur ses usages possibles en tant qu\u2019outil rh\u00e9torique.\u00a0<\/p>\n<p>Izabeau Legendre\u00a0s\u2019int\u00e9resse quant \u00e0 lui \u00e0 la question de l\u2019anonymat et \u00e0 sa port\u00e9e politique dans les zines, o\u00f9 il apparait de prime abord comme une protection et une collectivisation de l\u2019identit\u00e9. \u00c0 partir d\u2019une relecture soutenue de ce concept chez Foucault et de sa reprise par Bordeleau, il postule que l\u2019anonymat, plut\u00f4t que de faire \u00e9cran entre les auteur.e.s et leur lectorat, sert au contraire \u00e0 les rapprocher dans une complicit\u00e9 que permet pr\u00e9cis\u00e9ment ce type de pratiques \u00e9ditoriales o\u00f9 publics et producteurs se rapprochent et se confondent.\u00a0<\/p>\n<h2>Le plagiat comme po\u00e9tique \u00a0<\/h2>\n<p>Moustapha Faye nous propose un tour d\u2019horizon historique de la notion de plagiat et d\u00e9cline, dans cet article, les al\u00e9as de ses transformations. Par ce panorama, il insiste pour rappeler que le plagiat n\u2019est pas l\u2019entit\u00e9 homog\u00e8ne que l\u2019on s\u2019imagine souvent et que nous gagnerions tout compte fait \u00e0 consid\u00e9rer cette histoire comme celle\u00a0<em>des plagiats<\/em>. Relativisant les accusations d\u2019ordinaire engendr\u00e9es par la r\u00e9cente notion de propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, il insiste sur l\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019une cr\u00e9ation dite \u00ab\u00a0pure\u00a0\u00bb et sur la part in\u00e9vitable d\u2019intertextualit\u00e9 que comporte tout texte.<\/p>\n<p>Sa th\u00e8se est confirm\u00e9e par l\u2019article de Julie Levasseur\u00a0: \u00e0 partir du scandale en 1968 provoqu\u00e9 par le cas de Ouologuem, elle analyse comment cette supercherie litt\u00e9raire nous permet de questionner les m\u00e9canismes du plagiat et la notion d&rsquo;authenticit\u00e9 que ce dispositif met \u00e0 mal dans une optique postcoloniale. Le plagiat devient donc ici un outil de r\u00e9sistance. Ainsi, une forme de pillage symbolique est utilis\u00e9e par Ouologuem pour r\u00e9pondre \u00e0 celui qui s\u2019est longtemps exerc\u00e9 en contexte de domination coloniale.\u00a0<\/p>\n<h2>Hors-dossier\u00a0<\/h2>\n<p>Prenant pour objet un texte de Patrick Chamoiseau, Am\u00e9lie Michel s\u2019attarde \u00e0 nous d\u00e9montrer selon quels proc\u00e9d\u00e9s l\u2019auteur s\u2019y alt\u00e9rise en ayant recours \u00e0 la notion de plurivocalit\u00e9. En convoquant de multiples auteur.e.s et en proposant de nombreuses r\u00e9flexions sur l\u2019\u00e9criture,\u00a0<em>\u00c9crire en pays domin\u00e9\u00a0<\/em>signale que cette derni\u00e8re a toujours partie li\u00e9e avec l\u2019emprunt de voix \u00ab\u00a0autres\u00a0\u00bb.\u00a0<\/p>\n<p>Ainsi, nous ne sortons d\u2019une pens\u00e9e de l\u2019imposture que pour mieux nous en rapprocher\u00a0: c\u2019est que l\u2019\u00e9criture, si elle n\u2019est pas toujours trafiqu\u00e9e, est toujours\u00a0<em>trafic<\/em>au sens o\u00f9 elle reste pr\u00e9occup\u00e9e par les questions de l\u2019\u00e9change et de la circulation. Et si l\u2019on n\u2019y troque pas toujours forc\u00e9ment un visage pour un autre, si parfois l\u2019auteur.e s\u2019y avance moins masqu\u00e9.e qu\u2019il n\u2019y parait,\u00a0elle entretient incessamment un rapport \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 qui risque fort de ne jamais finir de se d\u00e9nouer. Il semble, ce dossier le montre, qu\u2019il s\u2019agisse au fond davantage d\u2019entrelacer ces fils que de les d\u00e9m\u00ealer.\u00a0<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9quipe de\u00a0<em>Postures\u00a0<\/em>remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction, qui ont travaill\u00e9 b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce num\u00e9ro. Nous remercions les partenaires financiers qui permettent \u00e0\u00a0<em>Postures<\/em>\u00a0d&rsquo;exister et d\u2019offrir un espace de partage et de diffusion riche et stimulant aux jeunes chercheuses et chercheurs. Un grand merci au D\u00e9partement d&rsquo;\u00e9tudes litt\u00e9raires de l&rsquo;UQAM, \u00e0 Figura, Centre de recherche sur le texte et l&rsquo;imaginaire, \u00e0 l&rsquo;Association Facultaire des \u00c9tudiants en Arts (AFEA), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante du Module d&rsquo;\u00c9tudes Litt\u00e9raires (AEMEL), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante des Cycles Sup\u00e9rieurs en \u00c9tudes Litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi qu\u2019aux Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE).<\/p>\n<p>Enfin,\u00a0<em>Postures<\/em>\u00a0exprime toute sa reconnaissance aux auteur.e.s pour leur travail.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Bayard, Pierre. 1998.\u00a0<em>Qui a tu\u00e9 Roger Ackroyd?<\/em>\u00a0Paris\u00a0: \u00c9ditions de Minuit, coll \u00ab\u00a0Paradoxe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bayard, Pierre. 2008. \u00a0<em>L\u2019affaire du chien des Baskerville<\/em>. Paris\u00a0: \u00c9ditions de Minuit, coll. \u00ab\u00a0Paradoxe\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Bellaiche-Zacharie,\u00a0Alain. 2009. \u00ab\u00a0Kierkegaard et Pessoa: Pseudonymie et h\u00e9t\u00e9ronymie.\u00a0\u00bb\u00a0<em>Revue des sciences philosophiques et th\u00e9ologiques,<\/em>\u00a0vol 93, no 3 : 533-550.<\/p>\n<p>Darmon, Jean-Charles (dir.). 2013. \u00a0<em>Figures de l\u2019imposture. Entre philosophie, litt\u00e9rature et sciences<\/em>. Paris\u00a0: \u00c9ditions Desjonqu\u00e8res.<\/p>\n<p>Eco, Umberto. \u00ab\u00a0Quelques commentaires sur les personnages de fiction\u00a0\u00bb,\u00a0<em>SociologieS,\u00a0<\/em>Dossiers, \u00c9motions et sentiments, r\u00e9alit\u00e9 et fiction, [En ligne]\u00a0<a href=\"http:\/\/sociologies.revues.org\/3141\">http:\/\/sociologies.revues.org\/3141<\/a><\/p>\n<p>Ernaux, Annie. \u00ab1er-Mai, alerte \u00e0 l&rsquo;imposture !\u00bb.\u00a0<em>Le Monde<\/em>, 28 avril 2012, [En ligne]\u00a0<a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2012\/04\/28\/1er-mai-alerte-a-l-imposture_1692705_3232.html#tlUicRtRriRChbU7.99\">http:\/\/www.lemonde.fr\/idees\/article\/2012\/04\/28\/1er-mai-alerte-a-l-impost&#8230;<\/a><\/p>\n<p>Iser, Wolfgang. 1995. \u00a0<em>L\u2019acte de lecture<\/em>. Bruxelles\u00a0: Mardaga, coll. \u00ab\u00a0philosophie et langage\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Jeandillou, Jean-Fran\u00e7ois.\u00a02001 [1989].\u00a0\u00a0<em>Supercheries litt\u00e9raires, la vie et l\u2019\u0153uvre des auteurs suppos\u00e9s<\/em>. Gen\u00e8ve\u00a0: Droz.<\/p>\n<p>Jeandillou, Jean-Fran\u00e7ois. 1994. \u00a0<em>Esth\u00e9tique de la mystification, tactique et strat\u00e9gies litt\u00e9raires<\/em>. Paris\u00a0: Minuit, coll. \u00ab\u00a0Propositions\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Martens, David. 2013. \u00ab\u00a0La franchise du pseudonyme\u00a0: conditions d\u2019exercice d\u2019un indicateur de posture.\u00a0\u00bb\u00a0<em>Neohelicon,\u00a0<\/em>vol 40, no 1\u00a0: 71-83.<\/p>\n<p>Pluvinet, Charline. 2009. \u00a0<em>L&rsquo;auteur d\u00e9plac\u00e9 dans la fiction : configurations, dynamiques et enjeux des repr\u00e9sentations fictionnelles de l&rsquo;auteur dans la litt\u00e9rature contemporaine.\u00a0<\/em>(Th\u00e8se de doctorat). Rennes\u00a0: Universit\u00e9 de Rennes.<\/p>\n<p>Tillard, Patrick. 2011.\u00a0<em>De Bartleby aux \u00e9crivains n\u00e9gatifs.\u00a0<\/em>Montr\u00e9al : Le Quartanier.<\/p>\n<p>Vila-Matas, Enrique\u00a0et Jean Echenoz. 2008.\u00a0<em>De l\u2019imposture en litt\u00e9rature<\/em>. Saint-Nazaire : Meet.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Perron, Laurence. 2018. \u00ab\u00a0Trafiquer l&rsquo;\u00e9criture\u00a0:\u00a0fictions frauduleuses et supercheries auctoriales\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab Trafiquer l&rsquo;\u00e9criture : fictions frauduleuses et supercheries auctoriales \u00bb, no. 27 (Hiver), En ligne : http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/avantpropos-27 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_27.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 avantpropos_27.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-de907e76-2e3b-44bb-9a48-fcc3588a8312\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_27.pdf\">avantpropos_27<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_27.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-de907e76-2e3b-44bb-9a48-fcc3588a8312\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab Trafiquer l&rsquo;\u00e9criture : fictions frauduleuses et supercheries auctoriales \u00bb, no. 27 Lorsque Romain Gary se suicide en 1980, il laisse derri\u00e8re lui une petite plaquette intitul\u00e9e\u00a0Vie et mort d\u2019\u00c9mile Ajar.\u00a0\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019\u00e9crivain r\u00e9v\u00e8le ce qu\u2019avaient d\u00e9j\u00e0 soup\u00e7onn\u00e9 quelques ex\u00e9g\u00e8tes assidus de son \u0153uvre\u00a0: \u00c9mile Ajar est un nom d\u2019emprunt et l\u2019individu auquel il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1140,1293],"tags":[306],"class_list":["post-5651","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-avant-propos","category-trafiquer-lecriture-fictions-frauduleuses-et-supercheries-auctoriales","tag-perron-laurence"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5651","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5651"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5651\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8655,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5651\/revisions\/8655"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5651"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5651"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5651"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}