{"id":5660,"date":"2024-06-13T19:48:32","date_gmt":"2024-06-13T19:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/recits-eschatologiques-un-point-final-pour-lhumanite\/"},"modified":"2024-08-22T17:30:14","modified_gmt":"2024-08-22T17:30:14","slug":"recits-eschatologiques-un-point-final-pour-lhumanite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5660","title":{"rendered":"R\u00e9cits eschatologiques\u202f: un point final pour l\u2019humanit\u00e9?"},"content":{"rendered":"<div style=\"clear: both;\">\n<p><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6899\">Dossier \u00ab R\u00e9cits eschatologiques : un point final pour l\u2019humanit\u00e9? \u00bb, n\u00ba 30<\/a><\/p>\n<p>Bien que les sous-genres et les appellations pour les r\u00e9cits de fin du monde se multiplient depuis quelques d\u00e9cennies, l\u2019engouement pour ceux-ci n\u2019est pas nouveau. Si les th\u00e8mes apocalyptiques sont surtout associ\u00e9s \u00e0 la litt\u00e9rature populaire depuis la fin du XX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, ils ont \u00e9t\u00e9 trait\u00e9s, au fil des si\u00e8cles, par bons nombres d\u2019auteur\u00b7e\u00b7s reconnu\u00b7e\u00b7s depuis Thucydide en Gr\u00e8ce Antique jusqu\u2019\u00e0 Camus, en passant par Defoe. Le r\u00e9cit apocalyptique, bien qu\u2019il se d\u00e9roule souvent dans un futur dystopique, parle davantage du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent que du futur. Les auteur\u00b7e\u00b7s ont souvent pu, par sa facture imaginaire, utiliser le r\u00e9cit d\u2019anticipation alarmiste afin de porter un regard critique sur une soci\u00e9t\u00e9 bien r\u00e9elle. Il va sans dire que ce qui cause la fin du monde dans ces r\u00e9cits \u00e9volue au m\u00eame rythme que la progression de la science de la soci\u00e9t\u00e9 r\u00e9f\u00e9rentielle.<\/p>\n<p>Plus pr\u00e8s de nous, les publications litt\u00e9raires et culturelles des ann\u00e9es 2000 t\u00e9moignent quant \u00e0 elles d&rsquo;un v\u00e9ritable essor du genre dystopique; un regain d&rsquo;int\u00e9r\u00eat qui s&rsquo;est d&rsquo;abord manifest\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de la litt\u00e9rature jeunesse, mais qui occupe aujourd&rsquo;hui une pr\u00e9sence ind\u00e9niable dans la litt\u00e9rature grand public et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Plusieurs auteur\u00b7e\u00b7s n&rsquo;ayant pas l&rsquo;habitude de s&rsquo;inscrire dans le courant science-fictionnel se sont en effet tourn\u00e9\u00b7e\u00b7s vers les strat\u00e9gies narratives offertes par la dystopie pour \u00e9crire au sujet du climat \u00e9conomique, politique et culturel de notre \u00e9poque; pensons, par exemple, \u00e0 Marie Darrieussecq et \u00e0 Chlo\u00e9 Delaume. L&rsquo;impact de l&rsquo;adaptation t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e du roman de Margaret Atwood (<em>The Handmaid&rsquo;s Tale<\/em>) dans l&rsquo;imaginaire populaire exemplifie par ailleurs la pr\u00e9sence importante des dystopies f\u00e9ministes dans ce ph\u00e9nom\u00e8ne culturel. Outre l&rsquo;enjeu des in\u00e9galit\u00e9s hommes-femmes, les \u0153uvres dystopiques permettent d&rsquo;aborder d&rsquo;autres sujets d&rsquo;actualit\u00e9s tels que la destruction environnementale et les catastrophes imminentes qui en d\u00e9coulent. Les changements que conna\u00eet notre monde (globalisation, nouvelles formes de famille et de communaut\u00e9, avanc\u00e9es technologiques, r\u00e9chauffement climatique) engendrent des ins\u00e9curit\u00e9s et des peurs, mais aussi de nouvelles opportunit\u00e9s. Les textes imaginent les d\u00e9fis qui nous attendent, prenant souvent la forme de mises en garde (<em>cautionary tales<\/em>).<\/p>\n<p>Les r\u00e9cits pand\u00e9miques se distinguent des autres r\u00e9cits apocalyptiques de par leur port\u00e9e historique, de m\u00eame que par les peurs particuli\u00e8res qu\u2019ils convoquent. Lorsqu\u2019on sort de la litt\u00e9rature populaire, on pr\u00e9f\u00e8re l\u2019emploi du qualificatif \u00ab\u00a0<em>plague narratives<\/em>\u00a0\u00bb. Ainsi, si ces \u00ab\u00a0<em>plague narratives\u00a0<\/em>\u00bb des si\u00e8cles pass\u00e9s ont fait l\u2019objet de nombreuses recherches, on ne peut pas en dire autant des r\u00e9cits apocalyptiques pand\u00e9miques qui sont laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9 par la critique universitaire. Vers la fin du XX<sup>e<\/sup>\u00a0si\u00e8cle, gr\u00e2ce aux avancements de la m\u00e9decine moderne, les grandes maladies pand\u00e9miques ont \u00e9t\u00e9, pour la plupart, \u00e9limin\u00e9es et la peur qu\u2019elles ont pu causer a sembl\u00e9 quitter l\u2019imaginaire occidental (Humphreys 2002, 845). Cependant, si la meilleure compr\u00e9hension des germes et de leurs modes de propagation am\u00e9liore le traitement des maladies, elle ouvre aussi la porte au d\u00e9veloppement d\u2019un nouvel imaginaire, celui d\u2019une menace invisible\u00a0: le microbe. L\u2019imperceptible menace du corps contagieux bouleverse les structures de la soci\u00e9t\u00e9, d\u00e9stabilisant jusqu&rsquo;aux relations de pouvoirs.<\/p>\n<div>\n<p>Dans le collectif <em>Des fins et des temps<\/em>. <em>Les limites de l\u2019imaginaire<\/em>, les auteur\u00b7e\u00b7s reprennent en introduction l\u2019id\u00e9e de Jean-Claude Carri\u00e8re selon laquelle il faut aussi entendre l\u2019expression \u00ab\u00a0fin des temps\u00a0\u00bb au sens grammatical : \u00ab\u00a0les fictions et les pens\u00e9es de la fin[,\u00a0disent-ils,] sont marqu\u00e9es par une temporalit\u00e9 t\u00e9moignant de cette n\u00e9cessaire rupture. Les temps sont instables, les conjugaisons s\u2019\u00e9changent, se contaminent, le futur, le pr\u00e9sent, le pass\u00e9 se chevauchent et se disloquent\u00a0\u00bb (2005, 9). S\u2019il est des temps de verbes qui se pr\u00eatent plus ad\u00e9quatement \u00e0 la po\u00e9tisation de la catastrophe dystopique et\/ou \u00e9pid\u00e9mique, peut-\u00eatre certains pronoms personnels, certaines formes g\u00e9n\u00e9riques, certaines alt\u00e9rations syntaxiques ou certains registres d\u2019\u00e9nonciation sont-ils, eux aussi, davantage susceptibles que d\u2019autres de rendre compte efficacement du d\u00e9sastre, de la contamination. \u00c0 ce titre, \u00e0 une pr\u00e9sence di\u00e9g\u00e9tique de la catastrophe r\u00e9pond souvent une \u00e9nonciation \u00ab\u00a0catastroph\u00e9e\u00a0\u00bb, une po\u00e9tique de l\u2019alt\u00e9ration et des cataclysmes textuels ou s\u00e9miotiques.<\/p>\n<div>\n<p>Pour ce trenti\u00e8me num\u00e9ro,<em>\u00a0Postures<\/em>\u00a0se propose de r\u00e9fl\u00e9chir aux r\u00e9cits de fin du monde, qu\u2019ils soient dystopiques, apocalyptiques, pand\u00e9miques ou cataclysmiques. Que se passe-t-il lorsque qu\u2019un texte se permet d\u2019explorer une soci\u00e9t\u00e9 o\u00f9 l\u2019humanit\u00e9 est en faillite? Quelle place prend la notion de posthumanit\u00e9 dans ces textes? Peut-on v\u00e9ritablement parler de l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une nouvelle structure sociale ou ne fait-on pas que r\u00e9cr\u00e9er des institutions famili\u00e8res? Ces fictions expriment-elles r\u00e9ellement les peurs d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 ou sont-elles devenues un ph\u00e9nom\u00e8ne de mode? \u00c0 quoi s\u2019attendre apr\u00e8s la fin\u00a0\u2014\u00a0ou les fins\u00a0\u2014\u00a0du monde?<\/p>\n<\/div>\n<p>Dans sa pr\u00e9face intitul\u00e9e\u00a0\u00ab\u00a0Et si la fin avait d\u00e9j\u00e0\u00a0 lieu&#8230;\u00a0\u00bb, la chercheure Elaine Despr\u00e9s pose son regard sur les changements que provoquent les grands cataclysmes sur l\u2019imaginaire de la fin et les productions culturelles le mettant en sc\u00e8ne. Depuis le d\u00e9faut de fonctionnement du r\u00e9acteur num\u00e9ro 4 en 1986 jusqu&rsquo;\u00e0 la toute r\u00e9cente diffusion de la mini-s\u00e9rie\u00a0<em>Chernobyl\u00a0<\/em>(Mazin 2019), le panorama qu\u2019elle nous propose perce \u00e0 jour les causes et l\u2019\u00e9volution de notre obsession pour les r\u00e9cits de catastrophes.<\/p>\n<\/div>\n<div>\n<h2>Renverser l\u2019Histoire<\/h2>\n<\/div>\n<p>En ouverture de ce dossier, les auteur\u00b7e\u00b7s s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 des \u0153uvres qui investissent la fatalit\u00e9 historique ou permettent d&rsquo;en penser le d\u00e9tournement. Avec \u00ab\u00a0Les animaux post-exotiques\u00a0: \u201cce qui reste quand il ne reste rien\u201d\u00a0\u00bb, Karine L\u00e9geron se penche sur la pr\u00e9sence animale dans deux textes d&rsquo;Antoine Volodine et sur le lien qu&rsquo;elle entretiendrait, dans une perspective eschatologique, avec la mise en sc\u00e8ne d\u2019une Histoire politique. Dans l\u2019\u00e9difice post-exotique que construit Volodine, les animaux portent en eux la possibilit\u00e9 d&rsquo;une r\u00e9\u00e9criture de l\u2019Histoire humaine.<\/p>\n<p>Et si le choc d&rsquo;un cataclysme invitait non pas \u00e0 faire table rase du pass\u00e9, mais plut\u00f4t \u00e0 valoriser le charme d&rsquo;\u00e2ges r\u00e9volus? C&rsquo;est la pr\u00e9misse des perspectives auxquelles nous convie l&rsquo;article de Fr\u00e9d\u00e9ric Lanouette. Les villes touristiques que pr\u00e9sente <em>Le<\/em> <em>Quadrille des assassins <\/em>d&rsquo;Herv\u00e9 Jubert, loin de ne constituer que des espaces d&rsquo;\u00e9vasion, de fuite hors d&rsquo;un pr\u00e9sent post-apocalyptique, mobilisent des dispositifs de contr\u00f4le qui <em>orientent\u00a0<\/em>les \u00e9poques repr\u00e9sent\u00e9es\u00a0\u2014\u00a0figurant r\u00e9flexivement, en cela, les logiques dystopiques d&rsquo;une reconfiguration de l&rsquo;Histoire.<\/p>\n<p>Marc-Antoine Blais s&rsquo;attache, quant \u00e0 lui, \u00e0 \u00e9tudier les dynamiques politiques h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes que donne \u00e0 lire <em>Neuromancer.<\/em> Si le r\u00e9cit de William Gibson int\u00e8gre \u00e0 sa trame un horizon eschatologique qui condamne l&rsquo;esp\u00e8ce humaine \u00e0 subir passivement les assauts d&rsquo;une technique mena\u00e7ante, Blais souligne que le roman cyberpunk th\u00e9matise\u00a0\u2014\u00a0quasi parall\u00e8lement\u00a0\u2014\u00a0une s\u00e9rie de modes de r\u00e9sistance qui subvertissent les nouvelles technologies et favorisent, ce faisant, le maintien de survivances.<\/p>\n<h2>D\u00e9jouer la fin<\/h2>\n<div>\n<p>Cette seconde section rassemble des articles qui travaillent moins la fin des temps qu&rsquo;un temps de la fin, qu&rsquo;un sas qui, par sa transitivit\u00e9 constitutive, ouvrirait \u00e0 des conjonctures in\u00e9dites. Avec son texte \u00ab\u00a0Au-del\u00e0 de la notion d\u2019apocalypse\u00a0: enjeux de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence et de continuit\u00e9 dans <em>Into the Forest<\/em> de Jean Hegland\u00a0\u00bb, Fanny Blanchet rel\u00e8ve les nouvelles figurations identitaires qui s\u2019ouvrent pour les personnages f\u00e9minins apr\u00e8s la fin du monde. De fait, affirme-t-elle, l\u2019ouverture d\u2019un temps post-apocalyptique permet au r\u00e9cit de mettre \u00e0 profit une plus grande fluidit\u00e9 qui travaille \u00e0 remettre en question les structures \u00e9tablies.<\/p>\n<p>Savannah Kocevar nous propose, enfin, une contribution titr\u00e9e\u00a0 \u00ab\u00a0De la po\u00e9tique de la d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence \u00e0 la qu\u00eate de transmission dans <em>Mad Max\u00a0: Fury Road<\/em> (2015) de George Miller\u00a0\u00bb qui explore la fa\u00e7on dont la franchise pose une regard sur l\u2019irrepr\u00e9sentable, soit ce qui reste apr\u00e8s la chute d\u2019une civilisation. Elle y d\u00e9montre que, bien que Miller pr\u00e9sente une humanit\u00e9 en faillite, la fin annonc\u00e9e n&rsquo;advient jamais, d\u00e9jou\u00e9e par un <em>apr\u00e8s<\/em> qui refuse de se clore.<\/p>\n<h2>Hors dossier<\/h2>\n<\/div>\n<div>\n<p>M\u00e9lanie Landreville souligne les diff\u00e9rents plans sur lesquels l&rsquo;identit\u00e9 queer des protagonistes des <em>Argonautes<\/em> probl\u00e9matise la norme h\u00e9t\u00e9ropatriarcale, notamment par un <em>passing<\/em> qui en r\u00e9cup\u00e8re une part des codes sans s&rsquo;y conformer enti\u00e8rement. Le r\u00e9seau citationnel foisonnant que rec\u00e8le le plus r\u00e9cent roman de Maggie Nelson, loin d&rsquo;\u00e9touffer la parole de ses personnages, se m\u00eale \u00e0 leurs voix, relaient leurs pr\u00e9occupations\u00a0\u2014\u00a0jusqu&rsquo;\u00e0 queeriser le texte lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9quipe de <em>Postures <\/em>remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction, qui ont travaill\u00e9 b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce num\u00e9ro. Nous remercions les partenaires financiers qui permettent \u00e0 <em>Postures <\/em>d&rsquo;exister et d\u2019offrir un espace de partage et de diffusion riche et stimulant aux jeunes chercheuses et chercheurs. Un grand merci au D\u00e9partement d&rsquo;\u00e9tudes litt\u00e9raires de l&rsquo;UQAM, \u00e0 Figura, Centre de recherche sur le texte et l&rsquo;imaginaire, \u00e0 l&rsquo;Association Facultaire des \u00c9tudiants en Arts (AFEA), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante du Module d&rsquo;\u00c9tudes Litt\u00e9raires (AEMEL), \u00e0 l&rsquo;Association \u00c9tudiante des Cycles Sup\u00e9rieurs en \u00c9tudes Litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi qu\u2019aux Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE).<\/p>\n<p>Enfin, <em>Postures <\/em>exprime toute sa reconnaissance aux auteur.e.s pour leur travail.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<\/div>\n<p>Ames, Melissa. 2013. \u00ab\u00a0Engaging \u00ab\u00a0Apolitical\u00a0\u00bb Adolescents\u00a0: Analyzing the Popularity and Educational Potentiel of Dystopian Literature Post-9\/11\u00a0\u00bb. <em>Faculty Research &amp; Creative Activity <\/em>11\u00a0: 3-20.<\/p>\n<p>Baccolini, Raffaella et Tom Moylan (dir.). 2003. <em>Dark Horizons\u00a0: Science Fiction and the Dystopian Imagination<\/em>. New York\u00a0: Routledge.<\/p>\n<p>Baccolini, Raffaela. 1992. \u00ab\u00a0Breaking the Boundaries\u00a0: Gender, Genre, and Dystopia\u00a0\u00bb. Dans <em>Per una definizione dell&rsquo;utopia. Metodologie e discipline a confronto<\/em>, Nadia Minerva (dir.), 137-146. Longo\u00a0: Ravenna.<\/p>\n<p>\u2014\u2014\u2014. 2004. \u00ab\u00a0The Persistence of Hope in Dystopian Science Fiction\u00a0\u00bb. <em>PMLA <\/em>119, n<sup>o<\/sup>\u00a03\u00a0: 518-521.<\/p>\n<p>Basu, Balaka, Katherine R. Broad et Carrie Hintz (dir.). 2014. <em>Contemporary Dystopian Fiction for Young Adults: Brave New Teenagers<\/em>. New York\u00a0: Routledge.<\/p>\n<p>Bradford, Clare et <em>al<\/em>. 2011. <em>New World Orders in Children&rsquo;s Literature\u00a0: Utopian Transformations<\/em>. New York\u00a0: Palgrave Macmillan.<\/p>\n<p>Chassay, Jean-Fran\u00e7ois, Anne \u00c9laine Cliche et Bertrand Gervais. 2005. <em>Des fins et des temps<\/em>. <em>Les limites de l\u2019imaginaire<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: Figura, Centre de recherche sur le texte et l&rsquo;imaginaire.<\/p>\n<p>Goodley, Dan. 2014. <em>The posthuman<\/em>. Londres\u00a0: Routdedge.<\/p>\n<p>Haraway, Donna. 2017. <em>Manifeste cyborg et autres essais\u00a0: sciences, fictions, f\u00e9minismes<\/em>. Paris\u00a0: Exils<\/p>\n<p>Hintz, Carrie et Elaine Ostry (dir). 2003. <em>Utopian and Dystopian Writing for Children and Young Adults<\/em>. New York\u00a0: Routledge.<\/p>\n<p>Humphreys, Margaret Ellen, 2002. \u00ab\u00a0No Safe Place\u00a0: disease and Panic in American History\u00a0\u00bb, <em>American Literary History<\/em>, n<sup>o<\/sup>\u00a014, vol. 4\u00a0: 845-857.<\/p>\n<p>Moylan, Tom. 2000. <em>Scraps of the Untainted Sky\u00a0: Science Fiction, Utopia, Dystopia<\/em>. Boulder, Colorado\u00a0: Westview Press.<\/p>\n<p>Wolk, Steven. 2009. \u00ab\u00a0Reading for a Better World\u00a0: Teaching for Social Responsability with Young Adult Literature\u00a0\u00bb. <em>Journal of Adolescent &amp; Adult Literacy <\/em>52, n<sup>o<\/sup>\u00a08\u00a0: 664-673.<\/p>\n<\/div>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Blais, Marc-Antoine et\u00a0al. 2019. \u00ab\u00a0R\u00e9cits eschatologiques\u00a0: un point final pour l\u2019humanit\u00e9?\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab R\u00e9cits eschatologiques : un point final pour l\u2019humanit\u00e9? \u00bb, n\u00ba 30, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5660\u00a0(Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxx)<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_30_0.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 avantpropos_30_0.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-ca766d93-84a6-44c0-96c8-0385cc92ee17\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_30_0.pdf\">avantpropos_30_0<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avantpropos_30_0.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-ca766d93-84a6-44c0-96c8-0385cc92ee17\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab R\u00e9cits eschatologiques : un point final pour l\u2019humanit\u00e9? \u00bb, n\u00ba 30 Bien que les sous-genres et les appellations pour les r\u00e9cits de fin du monde se multiplient depuis quelques d\u00e9cennies, l\u2019engouement pour ceux-ci n\u2019est pas nouveau. 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