{"id":5668,"date":"2024-06-13T19:48:32","date_gmt":"2024-06-13T19:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/mes-petites-enquetes\/"},"modified":"2024-08-21T15:56:18","modified_gmt":"2024-08-21T15:56:18","slug":"mes-petites-enquetes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5668","title":{"rendered":"Mes petites enqu\u00eates"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6900\">Dossier \u00ab Formes de l&rsquo;enqu\u00eate, construction du savoir : \u00e9lucidations, opacit\u00e9s et angles morts \u00bb, no. 29<\/a><\/h5>\n<p>Je m\u00e8ne sans cesse de petites enqu\u00eates. Je fais des listes. J\u2019accumule les morceaux, les indices. J\u2019essaie de faire parler les choses autour de moi, les gens, les lieux. Je pose des questions et invente des r\u00e9ponses. J\u2019associe librement. Je ne sais pas toujours ce que je trouve, mais je sais que je cherche, que la r\u00e9ponse est dans le geste qui consiste \u00e0 chercher.<\/p>\n<p>J\u2019avais 7 ou 8 ans. Dans le village de fin du monde o\u00f9 j\u2019ai grandi, un dimanche apr\u00e8s\u2011midi, en jouant avec mon amie dans les buttes de sable \u00e0 la lisi\u00e8re de la for\u00eat, on est tomb\u00e9e sur des os. Quelque chose qui ressemblait \u00e0 un cr\u00e2ne ou \u00e0 une m\u00e2choire, des os dont la forme permettait de reconstituer une partie du corps. On s\u2019est imagin\u00e9 que \u00e7a avait appartenu \u00e0 un dinosaure. On a regard\u00e9 autour de nous, on a creus\u00e9, on a pris dans nos mains tous les os trouv\u00e9s et on les a rapport\u00e9s pour les montrer. Le p\u00e8re de mon amie, la mine d\u00e9go\u00fbt\u00e9e, nous a dit que non, les os n\u2019avaient pas appartenu \u00e0 un dinosaure, une vache peut-\u00eatre ou un mouton, ou bien un chien, rien d\u2019extraordinaire, et avec un signe de la main, nous a command\u00e9 de jeter tout \u00e7a dans la poubelle.<\/p>\n<p>Je regrette souvent de ne pas \u00eatre devenue m\u00e9decin. J\u2019appr\u00e9cie la science du sympt\u00f4me, la mani\u00e8re dont s\u2019\u00e9tablit un diagnostic, comment on en arrive \u00e0 d\u00e9coder un trouble, une maladie, un syndrome. Si j\u2019\u00e9tais devenue m\u00e9decin, peut-\u00eatre qu\u2019alors j\u2019aurais eu l\u2019impression de ne pas \u00eatre hypochondriaque pour rien.<\/p>\n<p>Google alimente tous mes d\u00e9sirs sans jamais les satisfaire. Une ancienne amante, un vieil ami, une connaissance \u00e9tonnante\u2026 je tape un nom, un lieu, une date, je fais d\u00e9filer les entr\u00e9es, je clique, je fais des liens. Au bout du compte, je me retrouve avec des donn\u00e9es que je ne cherchais pas, et sans souvenir de ce qui m\u2019avait fait commencer.<\/p>\n<p>J\u2019ai mille et une fois enqu\u00eat\u00e9 sur celui dont on m\u2019a dit qu\u2019il est mon p\u00e8re. J\u2019ai tap\u00e9 son nom dans les moteurs de recherche en me servant de diff\u00e9rentes orthographes. J\u2019ai entrecrois\u00e9 sa ville de naissance et la ville o\u00f9 il a rencontr\u00e9 ma m\u00e8re. J\u2019ai tent\u00e9 de d\u00e9chiffrer des pages dans une langue \u00e9trang\u00e8re. J\u2019ai fouill\u00e9 le web \u00e0 la recherche de faits divers qui l\u2019auraient concern\u00e9. Quand j\u2019ai trouv\u00e9 un homme qui correspondait suffisamment \u00e0 celui qui aurait \u00e9t\u00e9 mon p\u00e8re, je lui ai \u00e9crit, il m\u2019a demand\u00e9 dans quelles circonstances il aurait rencontr\u00e9 ma m\u00e8re, j\u2019ai r\u00e9pondu en lui fournissant des d\u00e9tails, et pour de bon, il a disparu.<\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate qui aura occup\u00e9 la premi\u00e8re place dans ma vie\u00a0: celle entourant la vie et les mots des autres. L\u2019enqu\u00eate qui aura occup\u00e9 la deuxi\u00e8me\u00a0place : faire le m\u00eame travail en me servant comme mati\u00e8re premi\u00e8re de mes propres mots et de ma propre vie.<\/p>\n<p>Ce que je pr\u00e9f\u00e8re, dans les t\u00e9l\u00e9s\u00e9ries polici\u00e8res, ce sont les sc\u00e8nes d\u2019interrogatoires\u00a0: la pr\u00e9cision des questions, la mani\u00e8re dont elles sont redirig\u00e9es, l\u2019attention avec laquelle on \u00e9coute l\u2019accus\u00e9, la col\u00e8re qui monte, l\u2019exasp\u00e9ration, la contre-manipulation dont les coupables se font experts, la lenteur de la sc\u00e8ne qui se d\u00e9plie dans une \u00e9paisse tension. Au moment o\u00f9 les d\u00e9tectives appuient sur le bouton pour enregistrer, toujours je suis prise d\u2019un grand frisson.<\/p>\n<p>Je ne crois pas au destin. Je trouve rarement dans les signes la preuve que rien ne rel\u00e8ve du hasard. Je ne cherche pas de preuves, dans les \u00e9v\u00e9nements de la vie quotidienne, d\u2019un sens plus grand. Pourtant, r\u00e9cemment, je me suis surprise \u00e0 croire \u00e0 autre chose qu\u2019\u00e0 la r\u00e9alit\u00e9. Une plante est tomb\u00e9e, le pot dans lequel elle se trouvait a vol\u00e9 en \u00e9clats. C\u2019\u00e9tait une plante r\u00e9cup\u00e9r\u00e9e de chez ma grand\u2011m\u00e8re, apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s. Sa derni\u00e8re trace vivante. Apr\u00e8s avoir tout ramass\u00e9, tout nettoy\u00e9, j\u2019ai attrap\u00e9 un pot en c\u00e9ramique sur mon bureau, je l\u2019ai vid\u00e9 des stylos que j\u2019y avais entass\u00e9s, et j\u2019ai mis la plante dedans. Au moment m\u00eame o\u00f9 je posais ce geste, je me suis rendu compte que le pot avait \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 par mon grand\u2011p\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 il faisait de la c\u00e9ramique, et je me suis dit, avec l\u2019\u00e9motion douce de celle qui vient de se faire prendre au pi\u00e8ge, qu\u2019ils \u00e9taient enfin r\u00e9unis.<\/p>\n<p>Je suis incapable de regarder la t\u00e9l\u00e9s\u00e9rie\u00a0<em>Sherlock Holmes<\/em>. Je n\u2019aime que les femmes d\u00e9tectives, intelligentes, puissantes, efficaces, d\u00e9termin\u00e9es, habit\u00e9es par un univers interne qui \u00e0 la fois les hante et leur permet d\u2019avancer sur la sc\u00e8ne du crime, de l\u2019imaginer.<\/p>\n<p>Recommen\u00e7ons. D\u2019abord, enqu\u00eater sur le mot\u00a0<em>enqu\u00eate<\/em>. De l\u2019italien\u00a0<em>inchiesta<\/em>, du latin\u00a0<em>inquisita\u00a0<\/em>et\u00a0<em>inquirere\u00a0<\/em>(rechercher),\u00a0<em>enqu\u00eate\u00a0<\/em>vient du verbe\u00a0<em>qu\u00e9rir<\/em>. Autour de 1050,\u00a0<em>enquert\u00a0<\/em>signifie demander. En 1494,\u00a0<em>s\u2019enqu\u00e9rir\u00a0<\/em>signifie s\u2019informer.\u00a0<em>Enqu\u00e9rir\u00a0<\/em>d\u2019apr\u00e8s\u00a0<em>qu\u00e9rir\u00a0<\/em>qui signifie chercher, du latin\u00a0<em>quaerere\u00a0<\/em>: chercher, demander, faire une enqu\u00eate. Au fil du temps, le verbe\u00a0<em>qu\u00e9rir<\/em>, usuel au Moyen-\u00c2ge, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9chu au profit de\u00a0<em>chercher<\/em>.<\/p>\n<p>R\u00e9cemment, j\u2019ai cherch\u00e9 o\u00f9 me procurer un sirop fabriqu\u00e9 \u00e0 partir de la fleur du caf\u00e9, d\u00e9couverte dans un restaurant du\u00a0<em>design district\u00a0<\/em>de Miami. J\u2019ai aussi cherch\u00e9 un site web \u00e0 partir duquel commander une\u00a0<em>batscheva dress<\/em>. Je l\u2019ai fait sans savoir pourquoi, sinon par nostalgie inconsciente pour une \u00e9mission de t\u00e9l\u00e9 de mon enfance\u00a0:\u00a0<em>La petite maison dans la prairie<\/em>.<\/p>\n<p>J\u2019enqu\u00eate r\u00e9guli\u00e8rement sur telle ou telle actrice, connue ou inconnue, vivante ou disparue, comme si je pouvais avoir acc\u00e8s \u00e0 une quelconque v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 son sujet, une v\u00e9rit\u00e9 qui m\u2019appartiendrait \u00e0 moi seule.<\/p>\n<p>Je me dis parfois que ce qui me m\u00e8ne, dans la vie, dans l\u2019absolu comme au quotidien, c\u2019est ma curiosit\u00e9, le d\u00e9sir de voir, le besoin de savoir, le plaisir br\u00fblant \u00e0 mettre les choses ensemble. Je d\u00e9teste les cachotteries et les mensonges. Je n\u2019aime pas sentir qu\u2019on refuse de me raconter, qu\u2019on pr\u00e9f\u00e8re me faire languir. Je n\u2019aime pas me faire manipuler dans une enqu\u00eate, quand on m\u2019enjoint \u00e0 chercher ce que dans d\u2019autres circonstances je n\u2019aurais aucune envie de trouver et qui m\u2019int\u00e9resse en ce moment justement parce que c\u2019est tenu hors de ma port\u00e9e. \u00c7a m\u2019est interdit, d\u00e8s lors je sens le besoin de chercher, enqu\u00eater pour ne pas perdre pied, \u00eatre mise de c\u00f4t\u00e9, exclue du savoir, pour ne pas me faire avoir.<\/p>\n<p>L\u2019album pour enfants dont je me souviens le plus clairement\u00a0parmi la collection qu\u2019on me donnait syst\u00e9matiquement \u00e9tant donn\u00e9 mon pr\u00e9nom\u00a0:\u00a0<em>Martine fait du th\u00e9\u00e2tre<\/em>. Je me souviens des dessins, du r\u00e9cit, du moment o\u00f9 l\u2019h\u00e9ro\u00efne et ses ami.e.s montent au grenier, un apr\u00e8s\u2011midi d\u2019ennui, et y trouvent un coffre d\u00e9bordant de costumes. Je n\u2019ai jamais oubli\u00e9 les lourds rideaux de velours rouges qui d\u00e9corent la page couverture, et le plaisir proto\u2011\u00e9rotique que j\u2019ai senti en m\u2019imaginant les tenir dans la main ou les faire glisser contre la peau derri\u00e8re mon cou.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans, j\u2019ai trouv\u00e9, dans une friperie, un trench anthracite doubl\u00e9 de soie ray\u00e9e qui m\u2019a donn\u00e9 l\u2019impression de marcher dans les pas de Colombo.<\/p>\n<p>Je ne sais pas ce que j\u2019aime le plus dans les t\u00e9l\u00e9s\u00e9ries polici\u00e8res, si c\u2019est le rythme de l\u2019enqu\u00eate, la lenteur avec laquelle elle se d\u00e9ploie, comment on coud ensemble les petits bouts de savoir, comment on avance en faisant mille d\u00e9tours, en suivant de fausses pistes, en faisant fausse route. Le plaisir que j\u2019y prends n\u2019est pas si diff\u00e9rent de celui qu\u2019on sent au d\u00e9but d\u2019un nouvel amour, quand on ne sait faire rien d\u2019autre que d\u2019attendre la prochaine rencontre, quand on est \u00e0 l\u2019aff\u00fbt des signes, n\u2019importe quelle preuve qui nous confirme que c\u2019est l\u2019amour de notre vie.<\/p>\n<p>Je n\u2019ai jamais lu de romans policiers sauf, peut\u2011\u00eatre, quand j\u2019\u00e9tais enfant, un ou deux Agatha Christie que j\u2019ai entam\u00e9s sans jamais les terminer. Je n\u2019aime pas les romans policiers. J\u2019aime les romans qui ne sont pas des romans, les essais qui boudent l\u2019expos\u00e9 savant au profit de lignes de fuite po\u00e9tiques, les po\u00e8mes en \u00e9quilibre sur la cr\u00eate d\u2019un r\u00e9cit \u00e9chevel\u00e9. J\u2019aime ce qui n\u2019entre pas dans les cases toutes faites, qui refuse les d\u00e9finitions. J\u2019aime ce qui se cherche, se perd, ne se trouve vraiment jamais. J\u2019aime ce qui avance sans s\u2019arr\u00eater. J\u2019aime l\u2019\u00e9criture qui \u00e9pouse l\u2019obsession. Mais je ne sais pas construire une intrigue, faire planer la menace, suspendre l\u2019action juste assez longtemps. La seule enqu\u00eate que j\u2019arrive \u00e0 mener concerne pr\u00e9cis\u00e9ment ce que je suis en train de chercher\u00a0: comment \u00e9crire. Si j\u2019aime autant \u00e9crire, c\u2019est parce que l\u2019\u00e9crivaine est la cousine de la d\u00e9tective.<\/p>\n<p>Les fins ne m\u2019int\u00e9ressent pas\u00a0: la fin de l\u2019histoire, la fin du livre. Non, les fins ne me disent rien, sinon, parfois, la fin d\u2019un film, le dernier \u00e9pisode d\u2019une t\u00e9l\u00e9s\u00e9rie qui vient mettre fin \u00e0 l\u2019enqu\u00eate en solutionnant le crime. Mais ce que je pr\u00e9f\u00e8re, c\u2019est rester au centre, me lover en plein c\u0153ur de l\u2019intrigue, dans le tourbillon de ce qui se cherche et qui m\u2019appelle, me tente. Peu m\u2019importe comment \u00e7a finit, ce qui compte c\u2019est le chemin suivi.<\/p>\n<p>Toujours, je proc\u00e8de \u00e0 partir d\u2019une fixation. Une artiste, une \u0153uvre, un probl\u00e8me, une question, dans tous les cas une \u00e9nigme \u00e0 r\u00e9soudre qui a plus \u00e0 voir avec moi qu\u2019avec l\u2019objet qui retient mon attention.<\/p>\n<p>Le mur de la salle \u00e0 manger dans la demeure de Carrie Matheson dans\u00a0<em>Homeland<\/em>. Les carnets de r\u00eave de Stella Gibson dans\u00a0<em>The Fall<\/em>. Les tableaux du poste de police dans\u00a0<em>Law and Order. Special Victims Unit<\/em>. J\u2019aime voir les d\u00e9tectives debout devant une surface vierge sur laquelle elles fixent des photos, des articles de journaux, des cartes topographiques. J\u2019aime le son que \u00e7a fait quand elles appuient dans le coin du morceau de papier pour fixer la gommette ou l\u2019aimant cach\u00e9. J\u2019aime quand elles attrapent une agrafeuse et la font claquer d\u2019un geste brusque, sec, le geste de celle qui veut comprendre, le bruit d\u00e9termin\u00e9 de celle qui cherche.<\/p>\n<p>Je clique sur un article en ligne\u00a0:\u00a0<em>Sept fa\u00e7ons de cr\u00e9er du suspense dans un r\u00e9cit autobiographique<\/em>. 1)\u00a0Servez-vous de d\u00e9tails sensoriels 2) Confiez-vous aux lecteurs\u00a0: partagez vos projets, vos r\u00eaves, vos souhaits 3)\u00a0Usez de contraintes temporelles 4)\u00a0Mettez en sc\u00e8ne des dilemmes et la mani\u00e8re de les r\u00e9soudre 5)\u00a0Ins\u00e9rez des difficult\u00e9s dans certaines sc\u00e8nes, et faites\u2011le en leur accordant l\u2019intensit\u00e9 n\u00e9cessaire 6)\u00a0Montrez aux lecteurs de quelle fa\u00e7on les petits ratages de la vie ordinaire ont un impact sur vous 7)\u00a0Promettez des choses et tenez vos promesses.<\/p>\n<p>Toujours, tenez vos promesses.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Delvaux, Martine. 2019. \u00ab\u00a0Mes petites enqu\u00eates\u00a0\u00bb.\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab Formes de l&rsquo;enqu\u00eate, construction du savoir : \u00e9lucidations, opacit\u00e9s et angles morts \u00bb, no. 29, En ligne, http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/preface-29 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_29.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 preface_29.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-78da259a-5142-40e5-a947-59f750ae5986\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_29.pdf\">preface_29<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_29.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-78da259a-5142-40e5-a947-59f750ae5986\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab Formes de l&rsquo;enqu\u00eate, construction du savoir : \u00e9lucidations, opacit\u00e9s et angles morts \u00bb, no. 29 Je m\u00e8ne sans cesse de petites enqu\u00eates. 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