{"id":5671,"date":"2024-06-13T19:48:32","date_gmt":"2024-06-13T19:48:32","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/de-lindex-au-droit-dauteur-scandales-et-proces-litteraires\/"},"modified":"2024-08-21T15:47:42","modified_gmt":"2024-08-21T15:47:42","slug":"de-lindex-au-droit-dauteur-scandales-et-proces-litteraires","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5671","title":{"rendered":"De l\u2019Index au droit d\u2019auteur\u00a0: scandales et proc\u00e8s litt\u00e9raires"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6901\">Dossier\u00a0\u00ab\u00a0De l&rsquo;Index au droit d&rsquo;auteur\u00a0: scandales et proc\u00e8s litt\u00e9raires\u00a0\u00bb,\u00a0n\u00b0 32<\/a><\/h5>\n<p>Les exemples affluent, depuis l\u2019affaire Gabriel Matzneff jusqu\u2019\u00e0 celle, plus pr\u00e8s de nous, que suscite le <em>Hansel et Gretel<\/em> d\u2019Yvan Godbout (2017). Encore aujourd\u2019hui, les textes litt\u00e9raires d\u00e9rangent, offensent ou choquent au point de motiver la tenue de proc\u00e8s. Comme le note Gis\u00e8le Sapiro, ni la \u00ab\u00a0relativisation du pouvoir des mots par rapport \u00e0 l\u2019essor fulgurant de l\u2019image\u00a0\u00bb ni la \u00ab\u00a0d\u00e9politisation\u00a0\u00bb qui marque, en France, la fin de l\u2019h\u00e9g\u00e9monie sartrienne n\u2019enrayent le pullulement des poursuites men\u00e9es, au XXe et au XXIe si\u00e8cles, contre des acteurs litt\u00e9raires (2013, 104). Si, en Occident, l\u2019int\u00e9r\u00eat national ne restreint d\u00e9sormais plus la libert\u00e9 d\u2019expression, les proc\u00e8s d\u2019\u0153uvres pour atteinte aux droits individuels ou \u00e0 l\u2019int\u00e9grit\u00e9 de groupes vuln\u00e9rables sont toujours d\u2019actualit\u00e9 \u2014 peut-\u00eatre plus que jamais.<\/p>\n<p>Selon Fran\u00e7oise Lavocat, cette \u00ab\u00a0multiplication [r\u00e9cente] des proc\u00e8s tient [&#8230;] moins \u00e0 la nature des \u0153uvres qu\u2019\u00e0 une transformation du rapport entre auteurs et publics et \u00e0 une focalisation collective sur la notion de fiction, qui, en d\u00e9finitive, joue contre celle-ci\u00a0\u00bb (2016, n.p.). De fait, l\u2019accroissement des poursuites r\u00e9pondrait non pas \u00e0 une mont\u00e9e en factualit\u00e9 de la litt\u00e9rature contemporaine, mais plut\u00f4t \u00e0 une accentuation de l\u2019attention port\u00e9e aux lignes de partage qui distinguent imaginaire et r\u00e9el. Ce souci t\u00e9moignerait d\u2019une prise en compte par le lectorat de \u00ab\u00a0la capacit\u00e9 des fictions \u00e0 faire r\u00e9f\u00e9rence au monde r\u00e9el\u00a0\u00bb (n.p.), \u00e0 prolonger les affects, les conflits, les diff\u00e9rends qui agitent l\u2019espace social. Loin de constituer une \u00ab\u00a0zone de non-droit\u00a0\u00bb (Ca\u00efra 2011, 153), les fictions seraient, dans cette perspective, pleinement justiciables des d\u00e9cisions des tribunaux.<\/p>\n<p>Dans \u00ab\u00a0Droits et devoirs de la fiction litt\u00e9raire en r\u00e9gime d\u00e9mocratique\u00a0: du r\u00e9alisme \u00e0 l\u2019autofiction\u00a0\u00bb, Sapiro souligne que \u00ab\u00a0[l\u2019]ethos de l\u2019\u00e9crivain moderne est tiraill\u00e9 entre deux tendances contradictoires\u00a0: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, un ethos d\u00e9mocratique qui en fait une r\u00e9f\u00e9rence et un guide pour l\u2019opinion, de l\u2019autre, un ethos aristocratique qui revendique des droits particuliers pour les cr\u00e9ateurs\u00a0\u00bb (2013, 98). Lorsque inqui\u00e9t\u00e9\u00b7e\u00b7s par des accusations, les \u00e9crivain\u00b7e\u00b7s contemporain\u00b7e\u00b7s rev\u00eatent encore, par leur discours, l\u2019un ou l\u2019autre de ces ethos. Chez Matzneff, par exemple, les arguments convoqu\u00e9s participent de l\u2019ethos aristocratique, l\u2019\u00e9crivain affirmant en 1990 sur le plateau d\u2019Apostrophes qu\u2019\u00ab\u00a0avant de porter des jugements moraux sur un livre, [il convient d\u2019abord de lui porter] des jugements esth\u00e9tiques et artistiques\u00a0\u00bb (Ina Clash TV 1990, n.p.). Cette position, proche de \u00ab\u00a0l\u2019art pour l\u2019art\u00a0\u00bb que d\u00e9fend Baudelaire dans le sillon de son propre proc\u00e8s, suppose un statut d\u2019exception qui placerait l\u2019\u00e9crivain \u00ab\u00a0au-dessus des lois sociales\u00a0\u00bb (Sapiro 2013, 100). Ce droit \u00e0 l\u2019excentricit\u00e9 pr\u00e9munira longtemps Matzneff contre toute accusation judiciaire, malgr\u00e9 la teneur sulfureuse d\u2019\u00e9crits qui ne cachent pas l\u2019attirance de l\u2019homme pour les <em>Moins de seize ans<\/em> (1974).<\/p>\n<p>L\u2019ethos d\u00e9mocratique, quant \u00e0 lui, conf\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9crivain\u00b7e le r\u00f4le d\u2019\u00e9clairer l\u2019opinion publique par la critique des abus du pouvoir et par l\u2019exhibition de v\u00e9rit\u00e9s \u2014 parfois tout autant scandaleuses que le \u00ab\u00a0mal\u00a0\u00bb qui fascine les transgressifs. Du r\u00e9alisme \u00e0 l\u2019engagement sartrien, nombre de pratiques adoptent les logiques de cet ethos, construit en concomitance avec les luttes pour la libert\u00e9 d\u2019expression. Aujourd\u2019hui, pourtant, la rar\u00e9faction marqu\u00e9e de proc\u00e8s motiv\u00e9s par la port\u00e9e critique de la litt\u00e9rature force \u00e0 s\u2019interroger\u00a0: la publication d\u2019\u00e9crits suffit-elle toujours \u00e0 inqui\u00e9ter le pouvoir en Occident? Cette question occupe plusieurs \u00e9crivain\u00b7e\u00b7s contemporain\u00b7e\u00b7s qui, s\u2019ils\u00b7elles n\u2019\u00e9prouvent pas eux\u00b7elles-m\u00eames les limites de la Loi, ne th\u00e9matisent pas moins les rapports qu\u2019entretiendraient ethos d\u00e9mocratique et coercition juridique. \u00c0 cet \u00e9gard, relevons la production suscit\u00e9e par l\u2019arrestation, \u00e0 l\u2019occasion de l\u2019affaire de Tarnac, d\u2019un groupe de jeunes gens dits d\u2019\u00ab\u00a0ultra-gauche\u00a0\u00bb \u2014 notamment suspect\u00e9 d\u2019avoir contribu\u00e9 \u00e0 la r\u00e9daction du pamphlet anarchiste <em>L\u2019insurrection qui vient<\/em> (2007). Deux \u0153uvres suivront l\u2019incarc\u00e9ration des militant\u00b7e\u00b7s\u00a0: <em>Tomates <\/em>(2010) de Nathalie Quintane et <em>Tarnac, un acte pr\u00e9paratoire<\/em> (2011) de Jean-Marie Gleize. Cet int\u00e9r\u00eat d\u2019\u00e9crivain\u00b7e\u00b7s pour l\u2019affaire n\u2019est pas fortuit\u00a0: \u00ab\u00a0[de] m\u00e9moire fran\u00e7aise, comme le souligne l\u2019un des accus\u00e9\u00b7e\u00b7s, il ne s\u2019\u00e9tait pas vu depuis bien longtemps que le pouvoir prenne peur <em>\u00e0 cause d\u2019un livre<\/em>\u00a0\u00bb (Mandraud 2009, n.p.).<\/p>\n<p>Se posent \u00e9galement la question du droit d\u2019auteur et celle de sa reconnaissance par l\u2019institution litt\u00e9raire. \u00c0 ce sujet, l\u2019exemple du <em>Devoir de Violence <\/em>\u00e9crit par Yambo Ouologuem en 1968 et son traitement sur la sc\u00e8ne litt\u00e9raire europ\u00e9enne sont parlants. D\u00e8s sa publication, le roman du Malien attire l\u2019attention et devient, la m\u00eame ann\u00e9e, le premier roman africain \u00e0 se m\u00e9riter le prestigieux Prix Renaudot. Rapidement, Yambo Ouologuem s\u2019\u00e9tablit comme un romancier francophone culte et son \u0153uvre est qualifi\u00e9e d\u2019incontournable. \u00ab\u00a0Le succ\u00e8s, comme l\u2019affirme Julie Levasseur (2018, n.p.), est toutefois de courte dur\u00e9e\u00a0: le tournant des ann\u00e9es 1970 voit na\u00eetre une pol\u00e9mique quant \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 litt\u00e9raire du <em>Devoir de violence<\/em>.\u00a0\u00bb Les accusations de plagiat et les proc\u00e8s qui s\u2019ensuivent ont t\u00f4t fait de transformer Ouologuem en pariah et celui-ci rentre, disgraci\u00e9, en Afrique. <em>Le devoir de violence<\/em>, quant \u00e0 lui, devient un texte maudit et est oubli\u00e9. Comment expliquer ce renversement du regard port\u00e9 par l\u2019institution sur un texte dont le contenu demeure inchang\u00e9?<\/p>\n<p>Pour ce trente-deuxi\u00e8me num\u00e9ro, <em>Postures<\/em> se propose donc de r\u00e9fl\u00e9chir aux enjeux (de r\u00e9ception, de th\u00e9matisation) qu\u2019appelle la confrontation d\u2019\u0153uvres et d\u2019institutions juridiques. Des proc\u00e8s d\u2019\u00e9crivain\u00b7e\u00b7s \u00e0 leur mise en texte par les contemporain\u00b7e\u00b7s, ces chocs jalonnent la modernit\u00e9 \u2014 for\u00e7ant, chaque fois, la rencontre entre litt\u00e9rature et monde social.<\/p>\n<h2>Le t\u00e9moignage \u00e0 l\u2019\u0153uvre<\/h2>\n<p>En ouverture de ce dossier, Olivier Lacasse s\u2019int\u00e9resse aux dispositifs d\u2019activation du langage dans le recueil du po\u00e8te \u00e9tats-unien Charles Reznikoff,\u00a0<em>Testimony<\/em>. Il montre ainsi comment l\u2019auteur, reprenant les t\u00e9moignages de divers proc\u00e8s aux \u00c9tats-Unis, produit une \u0153uvre \u00e9minemment po\u00e9tique en d\u00e9pla\u00e7ant le langage juridique vers le champ po\u00e9tique.<\/p>\n<p>\u00c9milie Bauduin analyse les proc\u00e9d\u00e9s d\u2019(a)fictionnalisation de l\u2019affaire C\u00e9drika Provencher mis en place par Simon Boulerice dans son roman jeunesse <em>Je t\u2019aime beaucoup cependant<\/em>, lequel s\u2019inspire de l\u2019affaire C\u00e9drika Provencher. Comme le montre l\u2019analyse, pour des raisons \u00e9thiques, juridiques et esth\u00e9tiques, le fait divers y fait l\u2019objet d\u2019une pudique fictionnalisation, tandis qu\u2019un plaidoyer en faveur de l\u2019appropriation du r\u00e9el par la litt\u00e9rature est mis de l\u2019avant par le romancier.<\/p>\n<h2>L\u2019\u0153uvre en proc\u00e8s<\/h2>\n<p>Anne-Marie Duquette d\u00e9cortique la pol\u00e9mique sociale, juridique et critique suscit\u00e9e par les proc\u00e8s intent\u00e9s \u00e0 Mathieu Lindon, auteur, et \u00e0 Paul Otchakovsky-Laurens, \u00e9diteur, \u00e0 la suite de la parution du roman\u00a0<em>Le proc\u00e8s de Jean-Marie Le Pen<\/em>, en 1998. Les arguments invoqu\u00e9s pour appuyer la condamnation de Lindon et d\u2019Otchakovsky-Laurens r\u00e9v\u00e8lent, selon l\u2019autrice, que les tribunaux manquent de balises juridiques lorsqu\u2019il est question d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires et confondent le r\u00e9el et la fiction, ce qui entoure de flou les limites encadrant la libert\u00e9 de cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Sol\u00e8ne M\u00e9hat se penche, de son c\u00f4t\u00e9, \u00e0 la fois sur les traces de la performance <em>The Body of Michael Brown<\/em> du po\u00e8te Kenneth Goldsmith et sur les critiques (fort nombreuses) que l\u2019\u0153uvre a suscit\u00e9es. M\u00e9hat argumente que le scandale entra\u00een\u00e9 d\u00e9coule, en grande partie, des positions th\u00e9oriques que soutient Goldsmith quant \u00e0 la place qu\u2019occupe l\u2019identit\u00e9 du\u00b7de la cr\u00e9ateur\u00b7rice dans la cr\u00e9ation, la \u00ab\u00a0post-identity literature\u00a0\u00bb qu\u2019appelle le po\u00e8te faisant l\u2019impasse sur plusieurs des enjeux moraux et politiques que soul\u00e8ve sa pratique d\u2019appropriation.<\/p>\n<h2>Travaux pratiques<\/h2>\n<p>Puisque les entrepreneur\u00b7euse\u00b7s et travailleur\u00b7euse\u00b7s autonomes sont nombreux\u00b7euse\u00b7s dans le domaine litt\u00e9raire, Shawn Foster s\u2019attache \u00e0 vulgariser pour un lectorat n\u00e9ophyte la\u00a0<em>Loi sur le droit d\u2019auteur\u00a0<\/em>(LDA). Son domaine d\u2019application, les conditions requises pour b\u00e9n\u00e9ficier de sa protection, la titularit\u00e9 du droit d\u2019auteur et des droits moraux ainsi que les diff\u00e9rents contrats possibles entre un\u00b7e entrepreneur\u00b7euse et un\u00b7e travailleur\u00b7euse seront pr\u00e9sent\u00e9s.<\/p>\n<h2>Hors-dossier<\/h2>\n<p>Pascale Laplante-Dub\u00e9 \u00e9tudie enfin la transformation de la convention du\u00a0<em>true name<\/em>, forme de magie souvent employ\u00e9e en fantasy, dans le cycle\u00a0<em>The Realm of the Elderlings<\/em>\u00a0de l\u2019autrice am\u00e9ricaine Robin Hobb. Son article montre comment la magie peut \u00eatre red\u00e9ploy\u00e9e en fantasy et, plus pr\u00e9cis\u00e9ment,\u00a0<em>queeris\u00e9e,<\/em>\u00a0afin de questionner et de d\u00e9stabiliser la division entre le f\u00e9minin et le masculin, de m\u00eame que la notion d\u2019identit\u00e9 fixe.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe de <em>Postures<\/em> remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction, qui ont travaill\u00e9 b\u00e9n\u00e9volement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce num\u00e9ro. Nous remercions les partenaires financiers qui permettent \u00e0 <em>Postures<\/em> d\u2019exister et d\u2019offrir un espace de partage et de diffusion riche et stimulant aux jeunes chercheuses et chercheurs. Un grand merci au D\u00e9partement d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires de l\u2019UQAM, \u00e0 Figura, Centre de recherche sur le texte et l\u2019imaginaire, \u00e0 l\u2019Association Facultaire des \u00c9tudiants en Arts (AFEA), \u00e0 l\u2019Association \u00c9tudiante du Module d\u2019\u00c9tudes Litt\u00e9raires (AEMEL), \u00e0 l\u2019Association \u00c9tudiante des Cycles Sup\u00e9rieurs en \u00c9tudes Litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi qu\u2019aux Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE).<\/p>\n<p>Enfin, <em>Postures<\/em> exprime toute sa reconnaissance aux auteur\u00b7e\u00b7s pour leur travail.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Ca\u00efra, Olivier. 2011.\u00a0<em>D\u00e9finir la fiction. Du roman au jeu d\u2019\u00e9checs<\/em>. Paris\u00a0: EHESS.<\/p>\n<p>Ina Clash TV. 1990. \u00ab\u00a0Gabriel Matzneff \u00e0 propos des adolescentes dans \u00ab\u00a0Apostrophes\u00a0\u00bb | Archive INA\u00a0\u00bb. Vid\u00e9o YouTube, 21 min. 34. 2 mars 1990. Publi\u00e9 le 30 d\u00e9cembre 2019. <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=TjZmJkLdwN8\">https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=TjZmJkLdwN8<\/a><\/p>\n<p>Lavocat, Fran\u00e7oise. 2016. <em>Fait et fiction<\/em>. Paris\u00a0: Seuil. [\u00c9dition \u00e9lectronique].<\/p>\n<p>Levasseur, Julie. 2018. \u00ab\u00a0\u00ab\u00a0R\u00e9crire\u00a0\u00bb la domination coloniale\u00a0: l\u2019usage du plagiat dans <em>Le devoir de violence<\/em> de Yambo Ouologuem\u00a0\u00bb. <em>Postures<\/em>, no. 27 (Hiver)\u00a0: Dossier \u00ab\u00a0Trafiquer l\u2019\u00e9criture\u00a0: fictions frauduleuses et supercheries auctoriales\u00a0\u00bb. <a href=\"http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/levasseur-27\">http:\/\/revuepostures.com\/fr\/articles\/levasseur-27<\/a><\/p>\n<p>Mandraud, Isabelle et Caroline Monnot. 2009. \u00ab\u00a0Julien Coupat\u00a0: \u00ab\u00a0La prolongation de ma d\u00e9tention est une petite vengeance\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb. <em>Le Monde<\/em>. 25 mai 2009. <a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/societe\/article\/2009\/05\/25\/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html\">https:\/\/www.lemonde.fr\/societe\/article\/2009\/05\/25\/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html<\/a><\/p>\n<p>Quintane, Nathalie. 2010. <em>Tomates<\/em>. Paris\u00a0: P.O.L.<\/p>\n<p>Sapiro, Gis\u00e8le. 2013. \u00ab\u00a0Droits et devoirs de la fiction litt\u00e9raire en r\u00e9gime d\u00e9mocratique\u00a0: du r\u00e9alisme \u00e0 l\u2019autofiction\u00a0\u00bb. <em>Revue critique de fixxion contemporaine<\/em>, no. 6\u00a0: 97-110.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Bauduin, \u00c9milie et al. 2020. \u00ab De l\u2019Index au droit d\u2019auteur : scandales et proc\u00e8s litt\u00e9raires \u00bb, <em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab De l&rsquo;Index au droit d&rsquo;auteur : scandales et proc\u00e8s litt\u00e9raires \u00bb, n\u00b0 32, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5671 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/bauduin_32_0.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 bauduin_32_0.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-9380e892-2b19-4ac3-9a0d-50641c336c64\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/bauduin_32_0.pdf\">bauduin_32_0<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/bauduin_32_0.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-9380e892-2b19-4ac3-9a0d-50641c336c64\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier\u00a0\u00ab\u00a0De l&rsquo;Index au droit d&rsquo;auteur\u00a0: scandales et proc\u00e8s litt\u00e9raires\u00a0\u00bb,\u00a0n\u00b0 32 Les exemples affluent, depuis l\u2019affaire Gabriel Matzneff jusqu\u2019\u00e0 celle, plus pr\u00e8s de nous, que suscite le Hansel et Gretel d\u2019Yvan Godbout (2017). Encore aujourd\u2019hui, les textes litt\u00e9raires d\u00e9rangent, offensent ou choquent au point de motiver la tenue de proc\u00e8s. 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