{"id":5691,"date":"2024-06-13T19:48:33","date_gmt":"2024-06-13T19:48:33","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/ecrire-le-lieu-une-question-de-posture\/"},"modified":"2024-08-22T16:08:23","modified_gmt":"2024-08-22T16:08:23","slug":"ecrire-le-lieu-une-question-de-posture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5691","title":{"rendered":"\u00c9crire le lieu\u00a0: une question de posture"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6902\">Dossier \u00ab \u00c9crire le lieu : modalit\u00e9s de la repr\u00e9sentation spatiale \u00bb, n\u00b0 31<\/a><\/h5>\n<p>Comment \u00e9crire le lieu? D\u2019abord le vivre, l\u2019\u00e9couter, percevoir ses subtiles harmonies ou ses profondes dissonances, s\u2019immerger dans ses lin\u00e9aments, s\u2019impr\u00e9gner de ses couleurs, de ses formes, laisser son \u00e9cho retentir en soi. Quand l\u2019\u00e9motion nous gagne, quand la beaut\u00e9 ou la laideur nous trouble, les mots surviennent, ils envahissent la page, t\u00e2chant de prolonger \u00e0 leur fa\u00e7on ce moment unique. Une enqu\u00eate s\u2019enclenche alors, qui s\u2019\u00e9garera peut-\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 de la g\u00e9ographie et des toponymes propres \u00e0 la rivi\u00e8re, au quartier, au paysage minier, ou du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019histoire, de la g\u00e9ologie, de la botanique, ou encore du c\u00f4t\u00e9 de la litt\u00e9rature et des arts, dans le but de comprendre ce qu\u2019il signifie pour une communaut\u00e9 donn\u00e9e, pour un \u00e9crivain ou un artiste. Tant que l\u2019\u00e9criture vagabonde, certains traits du lieu apparaissent ou disparaissent, \u00e0 force de gommages et de biffures, certaines images s\u2019imposent, au point de sous-tendre un r\u00e9cit, un fragment ou un po\u00e8me. Parfois le lieu lui-m\u00eame dicte la forme, il suffit de l\u2019\u00e9couter. Ce lieu que l\u2019on habite en pens\u00e9e durant des semaines, des mois, jusqu\u2019au moment o\u00f9 on se rend compte que dans le fond, c\u2019est lui qui nous habite, et qu\u2019il est plus que temps de l\u2019offrir en partage. Parce que la lecture est un relais, elle chemine au gr\u00e9 des mots, parfois elle donne m\u00eame le go\u00fbt de partir, de d\u00e9couvrir ce lieu racont\u00e9 ou un autre qui lui ressemble, d\u2019explorer les ruelles du quartier ou l\u2019autre bout du monde.<\/p>\n<p>La posture g\u00e9opo\u00e9tique que je viens de d\u00e9crire n\u2019est pas la seule possible, loin s\u2019en faut. C\u2019est celle que j\u2019ai adopt\u00e9e au fil du temps, en compagnie d\u2019un groupe, <em>La Travers\u00e9e \u2013 Atelier de g\u00e9opo\u00e9tique<\/em>, qui poursuit ses investigations depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es en fl\u00e2nant, en nomadisant, en consignant ses observations dans une s\u00e9rie de Carnets de navigation<a id=\"footnoteref1_91xneqr\" class=\"see-footnote\" title=\"Voir le site web\u00a0: https:\/\/latraverseegeopoetique.com. Tous les carnets de navigation sauf le dernier sont en ligne sur la plateforme Calam\u00e9o\u00a0: https:\/\/fr.calameo.com\/accounts\/4496298\" href=\"#footnote1_91xneqr\">[1]<\/a>. Entre les activit\u00e9s de recherche et les projets de cr\u00e9ation, entre les cogitations intellectuelles et les explorations sur le terrain, entre le dedans et le dehors, une tension s\u2019exerce, exigeant des efforts constants pour maintenir le d\u00e9licat \u00e9quilibre entre l\u2019universit\u00e9, o\u00f9 l\u2019aventure collective a commenc\u00e9, et la communaut\u00e9, o\u00f9 elle se d\u00e9ploie maintenant.<\/p>\n<p>\u00c9crivain du dehors, Victor Segalen ne manque pas pour autant d\u2019\u00e9voquer avec tendresse sa \u00ab\u00a0chambre aux porcelaines\u00a0\u00bb, cet endroit qu\u2019il affectionnait particuli\u00e8rement quand il r\u00e9sidait en Chine (Segalen 1995). Dans cette pi\u00e8ce calme, bien \u00e0 l\u2019abri, les id\u00e9es prennent forme peu \u00e0 peu, l\u2019application atteint son plus haut niveau, les gestes de l\u2019artisan-\u00e9crivain acqui\u00e8rent \u00e0 force de r\u00e9p\u00e9tition une assurance et une souplesse in\u00e9gal\u00e9es. Quand l\u2019attention se concentre au lieu de se disperser aux quatre vents, les souffles p\u00e9n\u00e8trent \u00e0 travers les murs et scandent le r\u00e9cit, le dehors se traduit en mots. Il faut veiller alors \u00e0 agencer les sons, \u00e0 peaufiner le rythme, \u00e0 ciseler les phrases, t\u00e2che d\u00e9licate entre toutes. Cette tension entre le dehors et le dedans est-elle n\u00e9cessaire pour que l\u2019\u00e9criture se d\u00e9ploie ? Des murs, ne seraient-ce que les cloisons poreuses d\u2019une cabane, sont-ils requis autrement dit ? Une chose est s\u00fbre\u00a0: \u00e9crire le lieu <em>in situ<\/em> ne va pas de soi.\u00a0Trimballer un carnet dans lequel on prend des notes de terrain<a id=\"footnoteref2_7typwky\" class=\"see-footnote\" title=\"\u00c0 propos des notes de terrain, voir l\u2019article d\u2019Andr\u00e9 Carpentier (2009).\" href=\"#footnote2_7typwky\">[2]<\/a>, cela va encore, mais ce n\u2019est que le d\u00e9but d\u2019un long processus. \u00c9crire le lieu demande du temps, de la distance aussi. Difficile de comparer l\u2019\u00e9crivain avec le peintre install\u00e9 devant son chevalet en plein air pour croquer le paysage, ou avec le photographe qui sort de sa sacoche l\u2019\u00e9quipement adapt\u00e9 \u00e0 toutes les conditions atmosph\u00e9riques, ou encore avec l\u2019artiste r\u00e9alisant une performance de <em>land art<\/em> sur place, \u00e0 partir des mat\u00e9riaux trouv\u00e9s \u2013 sable, roches, branches&#8230; Si les arts plastiques sont consid\u00e9r\u00e9s comme des arts de l\u2019espace, ce n\u2019est pas pour rien. Cela dit, la litt\u00e9rature n\u2019est pas pour autant, en opposition, un \u00ab\u00a0art du temps\u00a0\u00bb, comme on l\u2019a longtemps affirm\u00e9. Le temps et l\u2019espace sont tous deux des cat\u00e9gories essentielles du texte litt\u00e9raire, m\u00eame si parfois elles s\u2019entrem\u00ealent.<\/p>\n<p>\u00c9crire le lieu ou \u00e9crire l\u2019espace? Quelle diff\u00e9rence? Tous les lieux sont situ\u00e9s dans l\u2019espace, ils contiennent eux-m\u00eames de l\u2019espace. Mais les espaces ne sont pas tous des lieux pour autant. Selon les dictionnaires, un lieu est une \u00ab\u00a0portion d\u00e9termin\u00e9e de l\u2019espace\u00a0\u00bb, autrement dit une partie d\u00e9<em>limit\u00e9e<\/em>, dont on conna\u00eet les limites. Les deux termes latins <em>locus <\/em>et<em> spatium<\/em> ont \u00e9t\u00e9 compl\u00e9mentaires pendant quelque temps puisque le second d\u00e9signait les <em>intervalles<\/em> entre les lieux (Zumthor 1993). \u00c0 une \u00e9poque o\u00f9 les d\u00e9placements \u00e9taient incertains, soumis aux al\u00e9as du climat, des moyens de transport et des brigands, la principale fonction octroy\u00e9e au lieu \u00e9tait celle de garantir la s\u00e9curit\u00e9, tandis que l\u2019espace \u00e9tait synonyme de libert\u00e9, mais aussi de menace. Cette diff\u00e9rence forme toujours la base de la comparaison entre les deux notions si l\u2019on en croit certains g\u00e9ographes culturels comme Yi Fu Tuan (2006). Est-ce pour cette raison que je me suis d\u2019abord tourn\u00e9e vers l\u2019espace? Parce que le lieu \u00e9touffe aussi parfois, m\u00eame s\u2019il est cens\u00e9 assurer la protection? Penser l\u2019espace, c\u2019est se projeter dans un champ ouvert, arpenter des sentiers dont on ne conna\u00eet pas l\u2019issue, avec une marge de man\u0153uvre illimit\u00e9e, une libert\u00e9 sans bornes. C\u2019est comme parcourir l\u2019oc\u00e9an, ou le d\u00e9sert, des espaces que l\u2019on pourrait difficilement envisager en termes de lieux, car ce qui les caract\u00e9rise, c\u2019est leur ouverture. Certes, la ligne d\u2019horizon forme une limite dans le cadre du paysage, mais cette ligne poss\u00e8de un pouvoir d\u2019attraction, elle bouge quand on se d\u00e9place, elle est toujours en mouvement<a id=\"footnoteref3_fitugks\" class=\"see-footnote\" title=\"Voir \u00e0 ce sujet les r\u00e9flexions de Michel Collot (1998).\" href=\"#footnote3_fitugks\">[3]<\/a>. La mer porte en elle l\u2019id\u00e9e de limite, comme le dit bien Thierry Hentsch (2006), mais cette limite reste inaccessible depuis le rivage o\u00f9 l\u2019on se tient. Si elle s\u00e9pare les peuples, les pays, les lieux, c\u2019est parce que les esprits en ont fait une fronti\u00e8re. Ces espaces de l\u2019extr\u00eame ont aussi pour caract\u00e9ristique de constituer des zones de confins difficiles \u00e0 habiter, de former autrement dit l\u2019\u00e9r\u00e8me<a id=\"footnoteref4_gelqmoh\" class=\"see-footnote\" title=\"Voir \u00e0 ce sujet \u00c9lise Lepage (2018).\" href=\"#footnote4_gelqmoh\">[4]<\/a>. Tandis que le lieu se situe d\u2019embl\u00e9e dans l\u2019\u00e9coum\u00e8ne (Berque 2000). D\u2019ailleurs, on pourrait m\u00eame se demander si un lieu n\u2019est pas toujours, de mani\u00e8re implicite, un lieu <em>habit\u00e9<\/em>. Penser le lieu, c\u2019est s\u2019interroger sur les liens intimes que chacun construit avec son milieu, sur les raisons qui nous poussent \u00e0 \u00e9lire domicile ici plut\u00f4t que l\u00e0, sur les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de s\u2019approprier l\u2019espace, de l\u2019investir, sur les diff\u00e9rentes significations qu\u2019il rev\u00eat \u00e0 travers l\u2019histoire, sur l\u2019\u00e9volution des discours et des repr\u00e9sentations.<\/p>\n<p>Quand le lieu est condamn\u00e9 \u00e0 dispara\u00eetre, l\u2019\u00e9criture devient un acte de r\u00e9sistance. Elle seule permet de l\u2019habiter encore. Les histoires les plus tragiques adviennent en cas de d\u00e9possession, quand un peuple est chass\u00e9 de son territoire, oblig\u00e9 de quitter villages et maisons ou d\u2019abandonner son mode de vie nomade pour se fixer dans des camps de r\u00e9fugi\u00e9s ou des r\u00e9serves. Face \u00e0 cette violence, l\u2019\u00e9criture est l\u2019une des seules fa\u00e7ons de conserver la m\u00e9moire des lieux, comme le montre bien le po\u00e8te Mahmoud Darwich<a id=\"footnoteref5_kk7ibtx\" class=\"see-footnote\" title=\"Voir \u00e0 ce sujet l\u2019article de Basma El Omari (2003).\" href=\"#footnote5_kk7ibtx\">[5]<\/a>. Et puis il y a tous les autres, les d\u00e9plac\u00e9s. Ceux qui ont d\u00fb fuir leur pays d\u2019origine pour une raison ou une autre, \u00e0 cause des guerres, de la famine, des s\u00e9gr\u00e9gations, des agressions, de leurs convictions politiques, etc. Ceux qui choisissent d\u2019immigrer, de quitter leur soci\u00e9t\u00e9 car elle est devenue \u00e9touffante, intol\u00e9rable, et qui veulent prendre pays ailleurs. Ceux qui nomadisent et qui n\u2019arrivent jamais \u00e0 se fixer quelque part, l\u2019appel du lointain retentissant toujours trop fortement. Pour tous ceux-l\u00e0, la vie se joue \u00e0 la fronti\u00e8re entre les lieux, entre les langues, entre les cultures. Certains retournent r\u00e9guli\u00e8rement vers leur terre d\u2019origine et t\u00e2chent de maintenir le lien co\u00fbte que co\u00fbte, parce que l\u2019attachement persiste. Mais les lieux inhabit\u00e9s finissent par dispara\u00eetre. Quand la douleur tiraille, quand le manque est trop fort et que les lieux nous hantent, il faut ruser, les attirer dans la chambre aux porcelaines, les modeler, les acclimater, leur donner un sens nouveau. Alors seulement ils s\u2019affranchissent de leur charge n\u00e9gative et nous lib\u00e8rent en nous propulsant ailleurs, vers d\u2019autres lieux, afin que le rapport au monde se d\u00e9ploie avec une plus grande intensit\u00e9, de mani\u00e8re sensible et intime.<\/p>\n<p>\u00c9crire, lire\u00a0: autant de gestes qui tentent de capter la po\u00e9sie des lieux, de d\u00e9plier tous les possibles afin de mieux cohabiter, afin de renforcer ce qui nous lie \u00e0 la Terre, ce qui nous lie entre nous. Ces liens tendus qui nous font vibrer.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Berque. Augustin. 2000.<em>\u00a0\u00c9coum\u00e8ne. Introduction \u00e0 l\u2019\u00e9tude des milieux humains<\/em>. Paris\u00a0: Belin.<\/p>\n<p>Bouvet, Rachel et Rita Godet (dir.). 2018.\u00a0<em>G\u00e9opo\u00e9tique des confins<\/em>. Rennes\u00a0: PUR.<\/p>\n<p>Carpentier, Andr\u00e9. 2009. \u00ab\u00a0\u00catre aupr\u00e8s des choses. L\u2019\u00e9crivain fl\u00e2neur tel qu\u2019engag\u00e9 dans la quotidiennet\u00e9\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Paragraphes<\/em>, vol.\u00a028\u00a0: 17-42.<\/p>\n<p>Collot, Michel. 1988.\u00a0<em>L\u2019horizon fabuleux<\/em>. Paris\u00a0: Jos\u00e9 Corti.<\/p>\n<p>El Omari, Basma. 2003. \u00ab\u00a0La g\u00e9ographie de l\u2019absence ou l\u2019espace dans la litt\u00e9rature palestinienne\u00a0\u00bb, dans Rachel Bouvet et Basma El Omari (dir.).\u00a0<em>L\u2019espace en toutes lettres<\/em>. 129-146. Qu\u00e9bec\u00a0: Nota Bene.<\/p>\n<p>Hentsch, Thierry. 2006.\u00a0<em>La mer, la limite<\/em>. Montr\u00e9al\u00a0: H\u00e9liotrope.<\/p>\n<p>Lepage, \u00c9lise. 2015.\u00a0<em>G\u00e9ographie des confins. Espace et \u00e9criture chez Pierre Morency, Pierre Nepveu et Louis Hamelin<\/em>. Ottawa\u00a0: \u00c9ditions David.<\/p>\n<p>Segalen, Victor. 1995 [1955].\u00a0<em>\u00c9quip\u00e9e. Voyage au pays du r\u00e9el<\/em>, dans\u00a0<em>\u0152uvres compl\u00e8tes<\/em>, tome 2. Paris\u00a0: Robert Laffont, coll. \u00ab\u00a0Bouquins\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Tuan, Yi-Fu. 2006 [1977].\u00a0<em>Espace et lieu. La perspective de l\u2019exp\u00e9rience<\/em>. Paris\u00a0: Gallimard, coll.\u00a0\u00ab\u00a0Folio\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Zumthor, Paul. 1993.\u00a0<em>La mesure du monde<\/em>. Paris\u00a0: Seuil, coll. \u00ab\u00a0Po\u00e9tique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_91xneqr\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_91xneqr\">[1]<\/a> Voir le site web\u00a0: <u><a href=\"https:\/\/latraverseegeopoetique.com\/\">https:\/\/latraverseegeopoetique.com<\/a><\/u>. Tous les carnets de navigation sauf le dernier sont en ligne sur la plateforme Calam\u00e9o\u00a0: <u><a href=\"https:\/\/fr.calameo.com\/accounts\/4496298\">https:\/\/fr.calameo.com\/accounts\/4496298<\/a><\/u><\/p>\n<p id=\"footnote2_7typwky\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref2_7typwky\">[2]<\/a> \u00c0 propos des notes de terrain, voir l\u2019article d\u2019Andr\u00e9 Carpentier (2009).<\/p>\n<p id=\"footnote3_fitugks\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref3_fitugks\">[3]<\/a> Voir \u00e0 ce sujet les r\u00e9flexions de Michel Collot (1998).<\/p>\n<p id=\"footnote4_gelqmoh\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref4_gelqmoh\">[4]<\/a> Voir \u00e0 ce sujet \u00c9lise Lepage (2018).<\/p>\n<p id=\"footnote5_kk7ibtx\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref5_kk7ibtx\">[5]<\/a> Voir \u00e0 ce sujet l\u2019article de Basma El Omari (2003).<\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Bouvet, Rachel. 2020. \u00ab \u00c9crire le lieu : une question de posture \u00bb, <em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab \u00c9crire le lieu : modalit\u00e9s de la repr\u00e9sentation spatiale \u00bb, n\u00b0 31, En ligne, https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5691 (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_31.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 preface_31.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-ea3bcfa1-533e-4177-baeb-9ecf462a239f\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_31.pdf\">preface_31<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/preface_31.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-ea3bcfa1-533e-4177-baeb-9ecf462a239f\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab \u00c9crire le lieu : modalit\u00e9s de la repr\u00e9sentation spatiale \u00bb, n\u00b0 31 Comment \u00e9crire le lieu? 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