{"id":5727,"date":"2024-06-13T19:48:36","date_gmt":"2024-06-13T19:48:36","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/de-letude-du-vivant-la-litterature-au-prisme-des-ecologies\/"},"modified":"2024-08-15T18:42:17","modified_gmt":"2024-08-15T18:42:17","slug":"de-letude-du-vivant-la-litterature-au-prisme-des-ecologies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5727","title":{"rendered":"De l&rsquo;\u00e9tude du vivant : la litt\u00e9rature au prisme des \u00e9cologies"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"wp-block-heading\"><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6906\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6906\">Dossier \u00ab De l&rsquo;\u00e9tude du vivant : la litt\u00e9rature au prisme des \u00e9cologies \u00bb, no 36<\/a><\/h5>\n\n\n<blockquote>\n<p>1. \u00c9tude des milieux o\u00f9 vivent les \u00eatres vivants, ainsi que des rapports de ces \u00eatres avec le milieu.\u00a0<\/p>\n<p>2. Doctrine visant \u00e0 un meilleur \u00e9quilibre entre [l\u2019\u00eatre humain] et son environnement naturel ainsi qu\u2019\u00e0 la protection de ce dernier<a id=\"footnoteref1_xrqceqf\" class=\"see-footnote\" title=\"Le Robert. s.d. \u00ab \u00c9cologie \u00bb, Le Robert. Dico en ligne, s.d. https:\/\/dictionnaire.lerobert.com\/definition\/ecologie (Page consult\u00e9e le 10 mai 2022).\" href=\"#footnote1_xrqceqf\">[1]<\/a>.<\/p>\n<p><em>Le Petit Robert<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Le premier sens du mot <em>\u00e9cologie<\/em> a aujourd\u2019hui largement \u00e9t\u00e9 \u00e9clips\u00e9 dans l\u2019espace m\u00e9diatique par son acceptation plus scientifique, celle qui renvoie \u00e0 la protection de l\u2019environnement. Pourtant, les deux d\u00e9finitions du terme concernent le monde du vivant, celui des relations entre les \u00eatres qui partagent un m\u00eame habitat : un \u00ab environnement culturel \u00bb chez Pierre Nepveu dans <em>L\u2019\u00c9cologie du r\u00e9el<\/em> (1999) ou m\u00eame une plan\u00e8te enti\u00e8re, selon le secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019ONU, Ant\u00f3nio Guterres, qui d\u00e9signe la Terre comme \u00ab la seule maison que nous ayons \u00bb (Nations Unies 2022, n.p.). Quels moyens la litt\u00e9rature offre-t-elle pour d\u00e9crire, pour comprendre, pour reconcevoir cette maison? Que peut l\u2019\u00e9criture \u00e0 l\u2019heure des changements climatiques et des cons\u00e9quences sociales et environnementales catastrophiques qu\u2019ils engendrent?<\/p>\n<p>Pour le groupe de recherche \u00abL&rsquo;imaginaire botanique\u00bb, dirig\u00e9 par Rachel Bouvet et par Stephanie Posthumus, la repr\u00e9sentation litt\u00e9raire du v\u00e9g\u00e9tal nous \u00ab invite \u00e0 d\u00e9passer une vision anthropocentr\u00e9e \u00bb (2020, n.p.) du monde dans laquelle la nature ne se comprend qu\u2019en relation subalterne avec l\u2019\u00eatre humain. Pour susciter un \u00ab \u00e9veil \u00e9cologique \u00bb et \u00ab r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 une autre conception du temps \u00bb (Bouvet <em>et al<\/em>. 2020, n.p.), la litt\u00e9rature appelle \u00e0 quitter le domaine du scientifique et \u00e0 investir le monde du vivant en tant que ph\u00e9nom\u00e8ne po\u00e9tique, o\u00f9 le v\u00e9g\u00e9tal est sur le m\u00eame pied que la conscience humaine.\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>La litt\u00e9rature permet aussi le partage de connaissances par la vulgarisation scientifique. Pensons notamment \u00e0 la biologiste marine Rachel Carson et \u00e0 son c\u00e9l\u00e8bre essai <em>Un printemps silencieux <\/em>qui participa, dans les ann\u00e9es 1960, \u00e0 l\u2019interdiction du pesticide DDT. Si <em>Un printemps silencieux<\/em> n\u2019est pas, \u00e0 proprement parler, un objet litt\u00e9raire, il se r\u00e9approprie des strat\u00e9gies litt\u00e9raires telles que la fable, rendant ainsi le texte scientifique accessible \u00e0 un lectorat plus large.\u00a0<\/p>\n<p>En outre, il y a lieu de s\u2019int\u00e9resser aux \u00ab\u00e9cofictions\u00bb, genre litt\u00e9raire et cin\u00e9matographique \u00e9tudi\u00e9 notamment par Christian Chelebourg dans son ouvrage <em>Les<\/em> <em>\u00c9cofictions. Mythologies de la fin du monde<\/em>. Ces derni\u00e8res mettent en sc\u00e8ne des repr\u00e9sentations de la fin du monde, exploitant les peurs contemporaines \u00e0 propos des cons\u00e9quences de la pollution (tels que les changements climatiques), des d\u00e9sastres naturels ou des pand\u00e9mies. D\u2019autres genres, comme la dystopie et la science-fiction (notamment la science-fiction post-apocalyptique), exploitent aussi les enjeux du pr\u00e9sent pour imaginer des futurs hypoth\u00e9tiques par le biais de la litt\u00e9rature.\u00a0<\/p>\n<p>Les rapports entre \u00e9cologie et litt\u00e9rature sont donc multiples. Ils donnent lieu \u00e0 des r\u00e9flexions qui d\u00e9passent la simple question environnementale et qui les lient \u00e0 des probl\u00e9matiques politiques. Au sein du mouvement \u00e9cof\u00e9ministe, l\u2019\u00eatre humain et son exploitation sont au centre des pr\u00e9occupations. Les \u00e9cof\u00e9ministes, de par la subordination qu\u2019elles vivent dans leur rapport aux hommes, sont \u00e0 m\u00eame de saisir les logiques de la crise environnementale caus\u00e9e par la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste et patriarcale. \u00abF\u00e9ministes parce que les valeurs capitalistes et patriarcales de domination continuent de maintenir les conditions de destruction de la plan\u00e8te; \u00e9cologistes notamment pour des raisons de justice\u00bb (2017, 11), d\u00e9clarent Marie-Anne Casselot et Val\u00e9rie Lefebvre-Faucher en introduction de l\u2019ouvrage collectif <em>Faire partie du monde : r\u00e9flexions \u00e9cof\u00e9ministes<\/em>. Sur le plan litt\u00e9raire, cette mouvance trouve des \u00e9chos notamment dans l\u2019essai <em>Pompi\u00e8res et pyromanes<\/em> de Martine Delvaux (2021), qui s\u2019applique \u00e0 penser l\u2019actualit\u00e9 politique au prisme de l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme. Soulignons que celui-ci se d\u00e9cline sous plusieurs typologies (\u00e9cof\u00e9minisme spirituel, antisp\u00e9ciste, d\u00e9colonial, etc.) (Collectif 2017).\u00a0<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des \u00e9tudes d\u00e9coloniales, le plus r\u00e9cent num\u00e9ro de la revue <em>Spirale<\/em> \u00ab \u00c9cologies (d\u00e9)coloniales \u00bb lie la colonisation et la crise environnement, rappelant, en introduction de son dossier, que les \u00eatres humains ne sont pas les seules victimes du colonialisme : l\u2019environnement et les territoires le sont aussi (Rodriguez-Lefebvre 2022, 10). Il lance aussi un avertissement au lectorat : plaquer la crise environnement \u00e0 <em>tous <\/em>les \u00eatres humains rel\u00e8ve \u00ab d\u2019une forme d\u2019universalisme press\u00e9, qui insiste sur le fait que toute l\u2019esp\u00e8ce humaine souffrira et que les diff\u00e9rences \u2013 de genre comme de racialisation \u2013 seront ignor\u00e9es par la nature d\u00e9cha\u00een\u00e9e \u00bb (10). Malcom Ferdinand rappelle d\u2019ailleurs, dans <em>Une \u00e9cologie d\u00e9coloniale<\/em> (qui fait s\u2019entrecroiser r\u00e9cits historiques et th\u00e9ories), que \u00ab l\u2019antiracisme et la critique d\u00e9coloniale sont les cl\u00e9s de la lutte \u00e9cologique \u00a0\u00bb\u00a0(Ferdinand cit\u00e9 dans Almeida 2022, 17).\u00a0<\/p>\n<p><span id=\"docs-internal-guid-33474720-7fff-2ca0-7917-b542bc3e9116\">Pour ce trente-sixi\u00e8me num\u00e9ro,\u00a0<em>Postures<\/em>\u00a0invitait les chercheur\u00b7euse\u00b7s \u00e0 \u00e9tudier les liens que le texte litt\u00e9raire tient avec son environnement, les fa\u00e7ons par lesquelles il traduit les crises qui secouent notre monde \u00e0 l\u2019heure de l\u2019anthropoc\u00e8ne, et les mani\u00e8res par lesquelles il rend sensible l\u2019\u00ab autre-qu\u2019humain \u00bb (Hope 2019).<\/span><\/p>\n<h2>Par-del\u00e0 les fronti\u00e8res : interdisciplinarit\u00e9 et \u00e9cologie\u00a0<\/h2>\n<p>Dans l\u2019article qui inaugure le num\u00e9ro, Ketzali Yulmuk-Bray s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la collection \u00ab Mondes sauvages \u00bb des \u00e9ditions Actes Sud, qui se situe \u00e0 la fronti\u00e8re du domaine des sciences et de celui des humanit\u00e9s. En recourant \u00e0 une perspective sociologique, Yulmuk-Bray pose l\u2019hypoth\u00e8se que l\u2019hybridit\u00e9 et l\u2019inventivit\u00e9 d\u00e9coulant des consid\u00e9rations socioculturelles de la collection expliquent l\u2019influence de l\u2019\u00e9thologie au sein de la ligne \u00e9ditoriale. \u00c0 la fin de son article, elle conclut que la collection participe \u00e0 un d\u00e9cloisonnement disciplinaire gr\u00e2ce, entre autres, aux agent.e.s scientifiques qui proposent des objets culturels, notamment litt\u00e9raires et philosophiques.\u00a0<\/p>\n<p>Ensuite, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une approche \u00e0 mi-chemin entre l\u2019analyse cin\u00e9matographique et litt\u00e9raire, Miko\u0142aj Wyrzykowski montre comment la nature et l\u2019\u00eatre humain se traversent l\u2019un l\u2019autre dans le cin\u00e9ma de Terrence Malick et en particulier dans son film <em>Moisson du ciel <\/em>(<em>Days of Heaven<\/em>, 1978), mais aussi dans<em> L\u2019arbre de vie <\/em>(<em>The Tree of Life<\/em>, 2011) et <em>Le Nouveau Monde<\/em> (<em>The New World<\/em>, 2005). En analysant le drame humain, l\u2019auteur de l\u2019article formule l\u2019hypoth\u00e8se que ce dernier co\u00efncide avec les changements du champ de bl\u00e9. Finalement, selon Wyrzykowski, la recherche transcendantaliste permet une forme d\u2019\u00e9coth\u00e9ologie.<\/p>\n<h2>Humanit\u00e9, nature et territoire<\/h2>\n<p>\u00c0 travers une th\u00e9orie de l\u2019imaginaire du Nord d\u00e9velopp\u00e9e par Daniel Chartier, Marc-Olivier Lavoie met en lumi\u00e8re, dans <em>Neige noire <\/em>d&rsquo;Hubert Aquin, un mouvement d\u2019oscillation qui s\u2019op\u00e8re entre deux discours: l\u2019un dit de \u00ab l\u2019ext\u00e9rieur \u00bb construit notamment par l\u2019influence d\u2019\u0153uvres canoniques nordiques et l\u2019autre dit de \u00ab l\u2019int\u00e9rieur \u00bb qui proc\u00e8de davantage d\u2019une \u00e9preuve personnelle du milieu. Le premier type pr\u00e9sente un monde polaire hostile et inhospitalier tandis que le deuxi\u00e8me t\u00e9moigne d\u2019un environnement beaucoup plus accueillant. Par ces deux visions antipodales, Lavoie montre comment le r\u00e9cit progresse et r\u00e9v\u00e8le du m\u00eame coup les effets du langage dans l\u2019exp\u00e9rience que l\u2019humain fait de la nature.<\/p>\n<p>Ensuite, Edwige Medioni offre une r\u00e9flexion sur la s\u00e9paration entre nature et culture. \u00c0 partir du roman d\u2019Aharon Appelfeld <em>Le Gar\u00e7on qui voulait dormir<\/em>, l\u2019autrice analyse l\u2019importance du travail de la terre en vertu de l\u2019id\u00e9al sioniste. Elle s\u2019attarde notamment sur la description des <em>Kibboutz<\/em> et sur la m\u00e9tamorphose du personnage principal qui permet de porter un regard \u00e9cologique sur un mod\u00e8le d\u2019agriculture h\u00e9rit\u00e9e de la Bible h\u00e9bra\u00efque. Comment, par le biais de la figure du champ assimil\u00e9e au jardin de la gen\u00e8se, Appelfeld instaure-t-il de nouveaux liens entre l\u2019humain et le v\u00e9g\u00e9tal?\u00a0<\/p>\n<h2>Des \u00e9cologies en p\u00e9ril\u00a0<\/h2>\n<p>Marilyne Brick propose une analyse de trois romans qu\u00e9b\u00e9cois de l\u2019extr\u00eame contemporain qui s\u2019inscrivent dans le genre de l\u2019\u00e9cofiction : <em>Oscar de Profundis<\/em> de Catherine Mavrikakis, <em>Faunes<\/em> de Christiane Vadnais et <em>Fils du vivant<\/em> d\u2019Elsa P\u00e9pin. \u00c0 l\u2019\u00e8re des changements climatiques, Brick invite \u00e0 repenser la toute-puissance de l\u2019humain. En prenant appui sur les trois romans, l\u2019autrice de l\u2019article propose de se questionner sur la fin du monde et \u00e0 ce que cette derni\u00e8re a \u00e0 dire sur la repr\u00e9sentation de l\u2019humain et de sa soci\u00e9t\u00e9.\u00a0<\/p>\n<p>Pour conclure cette section du num\u00e9ro, Alix Borgomano s\u2019int\u00e9resse aux recueils de po\u00e9sie de l\u2019\u00e9tats-unienne, Jorie Graham, et pose, d\u2019entr\u00e9e de jeu, l\u2019hypoth\u00e8se que la conscience de la crise climatique a une incidence directe sur le travail d\u2019\u00e9criture. Le \u00ab r\u00e9el mis en crise \u00bb, pour reprendre les propos de Borgomano, red\u00e9finit les manifestations de la parole po\u00e9tique. L\u2019autrice de l\u2019article affirme, en conclusion, que la po\u00e9sie a cette possibilit\u00e9, celle de rendre compte du monde en ruines.<\/p>\n<h2>Penser l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme\u00a0<\/h2>\n<p>\u00c9lise Warren explore, pour sa part, la figure \u00e9cowomaniste que repr\u00e9sente Indigo dans le roman <em>Sassafrass, Cypress &amp; Indigo <\/em>de Ntozake Shange. En convoquant les autrices associ\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9cof\u00e9minisme et au f\u00e9minisme noir, Warren r\u00e9v\u00e8le les liens \u00e9troits entre la conscience collective des femmes africaines-am\u00e9ricaines et la nature, notamment gr\u00e2ce aux pratiques artistiques et aux rituels mystiques d\u2019Indigo. Lorsque combin\u00e9s \u00e0 la pr\u00e9sence spectrale des anc\u00eatres, ces derniers ont, selon l\u2019autrice de l\u2019article, un potentiel politique permettant la d\u00e9finition de soi et la connaissance du pass\u00e9.<\/p>\n<h2>Plaidoyers pour une \u00e9criture d\u00e9santhropocentr\u00e9e<\/h2>\n<p>Dans un article qui interroge le rapport entre le r\u00e9el \u00e9cologique et le geste d\u2019\u00e9criture, Corentin Delcambre d\u00e9fend l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00e9copo\u00e9tique paradoxale qui ne prendrait pas directement pour objet la nature. Son analyse du <em>Livre des cabanes <\/em>de Jean-Marie Gleize montre en quoi l\u2019approche gleizienne se distingue de celle qui est ordinairement d\u00e9ploy\u00e9e par les \u00e9copo\u00e8tes. L\u2019enjeu ne se situerait plus dans la r\u00e9conciliation entre les mots et les choses, mais bien dans la mise en crise de l\u2019organisation actuelle du monde. L\u2019\u0153uvre de Gleize, qui s\u2019applique \u00e0 produire puis \u00e0 consumer ses propres images, se fait ainsi critique d\u2019un imaginaire anthropocentr\u00e9 dans lequel l\u2019humain domine l\u2019environnement.<\/p>\n<p>Dans un article essayistique, Ana\u00efs Paquin initie une r\u00e9flexion sur la cr\u00e9ation litt\u00e9raire qui engage l\u2019autre-qu\u2019humain. En proposant une \u00e9criture inclusive et d\u00e9santhropocentr\u00e9e, elle s\u2019int\u00e9resse \u00e0 la pieuvre, mod\u00e8le id\u00e9al qui permet de penser l\u2019\u00eatre humain et les autres vivants comme \u00e9gaux. our ce faire, elle \u00e9tudie les repr\u00e9sentations de la pieuvre dans trois textes distincts : <em>Autobiographie d\u2019un poulpe et autres r\u00e9cits d\u2019anticipations<\/em> (2021) de Vinciane Despret, <em>L\u2019octopus et moi<\/em> (2021) d\u2019Erin Hortle et <em>Vampyroteuthis Infernalis<\/em> (2011 [1987]) de Vil\u00e9m Flusser.<\/p>\n<h2>Hors-dossier\u00a0<\/h2>\n<p>En proposant une analyse qui s\u2019int\u00e9resse au roman\u00a0<em>L\u2019\u00eele de la Merci<\/em>\u00a0d\u2019\u00c9lise Turcotte, Rosemarie Savignac, en cl\u00f4ture du num\u00e9ro, expose, d\u00e8s les premi\u00e8res lignes de son article, le concept de la \u00ab trame narrative de l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 banlieusard \u00bb, un clich\u00e9 narratif qui \u00e9merge dans les ann\u00e9es 1970, et qui renverse la tranquillit\u00e9 et la s\u00e9curit\u00e9 de la banlieue pour y exposer la violence et la sordidit\u00e9. Elle affirme notamment que le roman de Turcotte injecte \u00e0 cette trame une r\u00e9flexion f\u00e9ministe permettant de questionner la construction sociale du genre ainsi que de reconceptualiser les codes des sph\u00e8res priv\u00e9e et publique.\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9quipe de <em>Postures<\/em> remercie chaleureusement les membres des comit\u00e9s de r\u00e9daction et de correction, qui ont travaill\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de ce num\u00e9ro. Nous remercions les partenaires financiers qui permettent \u00e0 <em>Postures<\/em> d\u2019exister et d\u2019offrir un espace de partage et de diffusion riche et stimulant aux chercheur\u00b7euse\u00b7s \u00e9tudiant\u00b7e\u00b7s. Un grand merci au D\u00e9partement d\u2019\u00e9tudes litt\u00e9raires, \u00e0 l\u2019Association Facultaire des \u00c9tudiants en Arts (AFEA), \u00e0 l\u2019Association \u00c9tudiante des Cycles Sup\u00e9rieurs en \u00c9tudes Litt\u00e9raires (AECSEL) ainsi qu\u2019aux Services \u00e0 la vie \u00e9tudiante (SVE) de l\u2019UQAM. <em>Postures<\/em> exprime toute sa reconnaissance aux auteur\u00b7rice\u00b7s de ce num\u00e9ro pour leur travail.<\/p>\n<h2>Bibliographie<\/h2>\n<p>Almeida, Jade. 2022. \u00abL\u2019\u00e9cologie depuis la Cara\u00efbe: une approche lyrique de la d\u00e9colonisation. Une \u00e9cologie d\u00e9coloniale. Penser l\u2019\u00e9cologie depuis le monde carib\u00e9en de Malcolm Ferdinand\u00bb. <em>Spirale<\/em>, no 278: 17-19.\u00a0<\/p>\n<p>Bouvet, Rachel, Marine Bochaton et Roxane Maiorana (dir.). 2020. <em>Paroles d&rsquo;arbres. Histoires de jardins<\/em>. Universit\u00e9 du Qu\u00e9bec \u00e0 Montr\u00e9al: Figura, le Centre de recherche sur le texte et l&rsquo;imaginaire.<\/p>\n<p>Carson, Rachel. 2009. <em>Un printemps silencieux<\/em>, France: Wildproject.<\/p>\n<p>Casselot, Marie-Anne et Val\u00e9rie Lefebvre-Faucher (dir.). 2017. <em>Faire partie du monde: r\u00e9flexions \u00e9cof\u00e9ministes<\/em>, Montr\u00e9al: Remue-m\u00e9nage.<\/p>\n<p>Chelebourg, Christian. 2012. <em>Les<\/em> <em>\u00c9cofictions. Mythologies de la fin du monde<\/em>, Bruxelles: Les impressions nouvelles.<\/p>\n<p>Collectif. 2017. <em>Faire partie du monde: r\u00e9flexions \u00e9cof\u00e9ministes<\/em>, Montr\u00e9al: Les \u00e9ditions du remue-m\u00e9nage.<\/p>\n<p>Delvaux, Martine. 2021. <em>Pompi\u00e8res et pyromanes<\/em>, Montr\u00e9al: H\u00e9liotrope.<\/p>\n<p>Ferdinand, Malcom. 2019. <em>Une \u00e9cologie d\u00e9coloniale. Penser l\u2019\u00e9cologie depuis le monde carib\u00e9en<\/em>, Paris: Seuil.<\/p>\n<p>Hope, Jonathan. 2019. \u00abQui vient manger? S\u00e9miotique alimentaire humaine et autre-qu\u2019humaine\u00bb. <em>Cuizine 10<\/em>, no 1. <a href=\"https:\/\/www-erudit-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca\/en\/journals\/cuizine\/1900-v1-n1-cuizine04600\/1059909ar\/\">https:\/\/www-erudit-org.proxy.bibliotheques.uqam.ca\/en\/journals\/cuizine\/1&#8230;<\/a> (Page consult\u00e9e le 10 mai 2022)<\/p>\n<p>Nations Unies. 2022. \u00abClimat : s\u2019adapter ou disparaitre\u00bb. <em>Centre r\u00e9gional d\u2019information des Nations Unies pour l\u2019Europe Occidentale<\/em>, 28 f\u00e9vrier, <a href=\"https:\/\/unric.org\/fr\/climat-sadapter-ou-disparaitre\/\">https:\/\/unric.org\/fr\/climat-sadapter-ou-disparaitre\/<\/a> (Page consult\u00e9e le 10 mai 2022).\u00a0<\/p>\n<p>Nepveu, Pierre. 1999. <em>L&rsquo;\u00c9cologie du r\u00e9el. Mort et naissance de la litt\u00e9rature qu\u00e9b\u00e9coise contemporaine<\/em>. Montr\u00e9al: Bor\u00e9al.<\/p>\n<p>Le Robert. s.d. \u00ab\u00c9cologie\u00bb, <em>Le Robert. Dico en ligne<\/em>, s.d. <a href=\"https:\/\/dictionnaire.lerobert.com\/definition\/ecologie\">https:\/\/dictionnaire.lerobert.com\/definition\/ecologie<\/a> (Page consult\u00e9e le 10 mai 2022)<\/p>\n<p>Rodriguez-Lefebvre, Renato. 2022. \u00ab\u00c9cologies (d\u00e9)coloniales: pr\u00e9sentation\u00bb. <em>Spirale<\/em>, no 278: 10-12.\u00a0<\/p>\n<p><!--novelty_footnote_list()--><\/p>\n<section class=\"footnotes-wrapper collapsible-wrapper collapsed\" data-collapsible-show-label=\"Notes\" data-collapsible-hide-label=\"Notes\">\n<h2>Notes<\/h2>\n<p id=\"footnote1_xrqceqf\" class=\"footnote\"><a class=\"footnote-label\" href=\"#footnoteref1_xrqceqf\">[1]<\/a> <span id=\"docs-internal-guid-acb85283-7fff-492c-26fe-b824dbcb8c66\">Le Robert. s.d. \u00ab \u00c9cologie \u00bb, <em>Le Robert. Dico en ligne<\/em>, s.d. <a href=\"https:\/\/dictionnaire.lerobert.com\/definition\/ecologie\">https:\/\/dictionnaire.lerobert.com\/definition\/ecologie<\/a> (Page consult\u00e9e le 10 mai 2022).<\/span><\/p>\n<\/section>\n<p><!--\/novelty_footnote_list()--><\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Berger Soucie, Kevin et al. 2022. \u00ab De l&rsquo;\u00e9tude du vivant : la litt\u00e9rature au prisme des \u00e9cologies\u00a0\u00bb,\u00a0<em>Postures<\/em>, Dossier \u00ab De l&rsquo;\u00e9tude du vivant : la litt\u00e9rature au prisme des \u00e9cologies \u00bb, no 36, En ligne &lt;http:\/\/www.revuepostures.com\/fr\/articles\/de-l-etude-du-vivant-la-litterature-au-prisme-des-ecologies&gt; (Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<div data-wp-interactive=\"core\/file\" class=\"wp-block-file\"><object data-wp-bind--hidden=\"!state.hasPdfPreview\" hidden class=\"wp-block-file__embed\" data=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avant-propos_36.pdf\" type=\"application\/pdf\" style=\"width:100%;height:600px\" aria-label=\"Contenu embarqu\u00e9 avant-propos_36.\"><\/object><a id=\"wp-block-file--media-c9e0a07d-046c-4c62-90d0-7933dd0b5d22\" href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avant-propos_36.pdf\">avant-propos_36<\/a><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/avant-propos_36.pdf\" class=\"wp-block-file__button wp-element-button\" download aria-describedby=\"wp-block-file--media-c9e0a07d-046c-4c62-90d0-7933dd0b5d22\">T\u00e9l\u00e9charger<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier \u00ab De l&rsquo;\u00e9tude du vivant : la litt\u00e9rature au prisme des \u00e9cologies \u00bb, no 36 1. \u00c9tude des milieux o\u00f9 vivent les \u00eatres vivants, ainsi que des rapports de ces \u00eatres avec le milieu.\u00a0 2. 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