{"id":5761,"date":"2024-06-13T19:48:39","date_gmt":"2024-06-13T19:48:39","guid":{"rendered":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/2024\/06\/13\/de-la-creation-par-le-verbe-a-la-mort-de-dieu-litterature-et-spiritualite\/"},"modified":"2024-08-15T16:11:13","modified_gmt":"2024-08-15T16:11:13","slug":"de-la-creation-par-le-verbe-a-la-mort-de-dieu-litterature-et-spiritualite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5761","title":{"rendered":"De la cr\u00e9ation par le verbe \u00e0 la mort de Dieu : litt\u00e9rature et spiritualit\u00e9"},"content":{"rendered":"<h5><a href=\"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=6910\">Dossier\u00a0\u00a0\u00ab De la cr\u00e9ation par le verbe \u00e0 la mort de Dieu : litt\u00e9rature et spiritualit\u00e9 \u00bb, no 39<\/a><\/h5>\n<p>\u00ab Au commencement \u00e9tait le Verbe, et le Verbe \u00e9tait aupr\u00e8s de Dieu ; et le Verbe \u00e9tait Dieu \u00bb\u00a0 ainsi que l\u2019affirme le premier verset de l\u2019\u00c9vangile selon saint Jean (Crampon 1894) ; encore faut-il savoir \u00eatre attentif \u00e0 ce Verbe, c\u00e9der \u00e0 la tentation du sens, vouloir se faire herm\u00e9neute. La Bible\u00a0\u2014 \u00e9tymologiquement, les Livres (du grec ancien\u00a0<em>biblos<\/em>) \u2014 se compose de deux temps religieux, \u00e0 savoir le Tanakh (Torah, Neviim, Ketuvim: appel\u00e9s aussi l&rsquo;Ancien Testament), socle du juda\u00efsme qui, selon Levinas, est plus important pour la croyance, et du Nouveau Testament qui en est une lecture figurative (Auerbach 1994). Si elle est source majeure de la pens\u00e9e occidentale, la Bible propose plus qu\u2019une spiritualit\u00e9 : elle offre \u00e9galement des formes ainsi que des registres dans lesquels cette spiritualit\u00e9 est en jeu\u00a0: \u00ab \u00d4 Dieu! \u00d4 mon Dieu! Jetez sur moi vos regards ; pourquoi m\u2019avez-vous abandonn\u00e9? La voix de mes p\u00e9ch\u00e9s est bien oppos\u00e9e au salut que j\u2019attends. \/ Mon Dieu! Je crierai pendant le jour, et vous ne m\u2019exaucerez pas ; je crierai pendant la nuit, et l\u2019on ne me l\u2019imputera point \u00e0 la folie. \u00bb (Psaume 21, Bible de Sacy) Dans l\u2019esprit des\u00a0<em>Psaumes<\/em>, la m\u00e9ditation devient un genre litt\u00e9raire mobilis\u00e9 par les protestants dans le cadre p\u00e9nitentiel des Guerres de religion au XVIe si\u00e8cle (B\u00e8ze, Du Plessis-Mornay, Sponde, d\u2019Aubign\u00e9), alors que les catholiques m\u00e9ditent davantage sur la r\u00e9demption du Christ (Du Vair, Desportes, La Cepp\u00e8de).<\/p>\n<p>La Bible peut fournir des formes, mais la culture chr\u00e9tienne, plus largement, peut offrir des postures spirituelles. Depuis le Moyen \u00c2ge latin, des figures de mystiques, comme les anachor\u00e8tes, ou de nomades, tels les p\u00e8lerins et les moines itin\u00e9rants, s\u2019\u00e9lancent vers Celui qui manque et cherchent des mots pour jouer Son absence (De Certeau 1987). Ce mouvement peut \u00eatre incarn\u00e9 sous forme de qu\u00eate de l\u2019Au-del\u00e0, de parole mystique ou proph\u00e9tique, ou encore par un r\u00e9cit d\u2019initiation. Or, comment ce dernier peut-il \u00eatre encore possible dans un monde de mobilit\u00e9 constante o\u00f9 le sujet est d\u00e9pourvu d\u2019ancrage? Dans la tradition jud\u00e9o-chr\u00e9tienne, la proph\u00e9tie d\u00e9passe l&rsquo;exp\u00e9rience personnelle. Les proph\u00e8tes sont appel\u00e9.es par Dieu pour transmettre un message \u00e0 une communaut\u00e9 (N\u00e9her 1995 [1955], 10). Cet appel suppose un dialogue avec Dieu. Les proph\u00e8tes deviennent des sujets fractur\u00e9s par la pr\u00e9sence \u00e9crasante de l\u2019Autre (Cliche 1998, 115) et incarnent la Parole divine dans toute sa violence et son amour incommensurables. Le corps des proph\u00e8tes contient ainsi une r\u00e9v\u00e9lation divine, et c\u2019est \u00e0 chacun.e d\u2019entre elleux de choisir comment la transmettre. Le ton, le moment convenu de la parole, ainsi que le registre utilis\u00e9 sont uniques \u00e0 chaque proph\u00e8te. L\u2019\u00e9nonciation proph\u00e9tique est intrins\u00e8quement subjective. Certain.es sont happ\u00e9s par Dieu, par \u00ab le poids et la souffrance du dehors \u00bb (Blanchot 1986 [1959], 113), alors que d\u2019autres croient l\u2019\u00eatre ou le d\u00e9sirent ardemment \u2014 cette ambigu\u00eft\u00e9 permet un riche terrain d\u2019exploration pour les \u00e9crivain.es. Le remaniement, le d\u00e9tournement, la r\u00e9actualisation de la tradition proph\u00e9tique se frayent un chemin chez Paul Auster (<em>Cit\u00e9 de verre<\/em>), Samuel Beckett (<em>Comment c\u2019est<\/em>), Marguerite Duras (<em>La pluie d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>), Umberto Eco (<em>Le nom de la rose<\/em>), Sarah Kane (<em>4.48 Psychose<\/em>) sans une fois se r\u00e9p\u00e9ter. La proph\u00e9tie est infinie, autant au sens d\u2019une infinit\u00e9 de possibilit\u00e9s qu\u2019au sens de l\u2019inachev\u00e9, de l\u2019ordre de ce qui est constamment \u00e0 refaire, \u00e0 redire.<\/p>\n<p>Litt\u00e9rature et spiritualit\u00e9 peuvent \u00e9galement \u00eatre abord\u00e9es \u00e0 travers les enjeux suscit\u00e9s par le sacr\u00e9 et le profane. Prenons les exemples des romans\u00a0<em>Le Ma\u00eetre et Marguerite<\/em>\u00a0de Mikha\u00efl Boulgakov,\u00a0<em>La Derni\u00e8re Tentation du Christ<\/em>\u00a0de Nikos Kazantzaki ou encore<em>\u00a0L\u2019\u00c9vangile selon J\u00e9sus-Christ<\/em>\u00a0de Jos\u00e9 Saramago. Ces romans t\u00e9moignent tous en quelque sorte d\u2019une profanation romanesque puisqu\u2019ils proposent des relectures de la Passion, des nuances \u00e0 caract\u00e8res agnostiques, des bouffonneries parodiques (pour Boulgakov plus sp\u00e9cifiquement), etc. Selon Jean Kaempfer, \u00ab [ces transpositions romanesques] s\u2019emparent d\u2019une narration dont le lieu de prof\u00e9ration majeur est l\u2019\u00e9glise, le temple, pour l\u2019entra\u00eener dans les espaces la\u00efques de la litt\u00e9rature, et la soumettre \u00e0 un contrat de lecture d\u00e9fini par le plaisir et l\u2019impertinence du crit\u00e8re de v\u00e9rit\u00e9. \u00bb (2003, 168) Le profane s\u2019en prend donc au sacr\u00e9 en remettant en question le statut qu\u2019a le savoir dans une culture donn\u00e9e. C\u2019est notamment ce qu\u2019a constat\u00e9 Bakhtine lorsqu\u2019il a \u00e9tudi\u00e9 l\u2019\u0153uvre de Fran\u00e7ois Rabelais (1970). La profanation du sacr\u00e9 par la litt\u00e9rature joue donc un r\u00f4le subversif puisqu\u2019elle rabaisse les idoles, celles des mythes dominants, et r\u00e9tablit un dialogue entre diff\u00e9rentes cultures, discours, esth\u00e9tiques et id\u00e9ologies. Le profane ne vise pas \u00e0 remplacer le sacr\u00e9, mais \u00e0 faire couple avec lui (Dakroub 2016). Profaner \u2014 au sens litt\u00e9raire \u2014 est peut-\u00eatre au fond une mani\u00e8re qu\u2019ont les discours non reconnus par les autorit\u00e9s en place de s\u2019arroger une parole qui leur \u00e9tait jusque-l\u00e0 enlev\u00e9e.<\/p>\n<p>Si l\u2019anti-structure de renversement carnavalesque et liminaire est \u00e9clat\u00e9e, c\u2019est parce que le sujet n\u2019est plus fid\u00e8le aux v\u00e9rit\u00e9s immuables : sa croyance repose sur une interpr\u00e9tation d\u2019exp\u00e9riences disparates\u00a0<em>prenant sens\u00a0<\/em>comme foi (Hervieu-L\u00e9ger 2001). Le sacr\u00e9, s\u2019opposant au profane et dont la f\u00eate, ce temps sup\u00e9rieur v\u00e9cu par les p\u00e8lerins, ou l\u2019union mystique, constitue une porte d\u2019entr\u00e9e, est ce \u00ab devant quoi l\u2019homme suspend sa conduite \u00bb (Caillois 1988). Ainsi, cette exp\u00e9rience\u00a0<em>hi\u00e9rophanique,\u00a0<\/em>comme l\u2019appelle Eliade (1968), d\u00e9couverte de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 totale lors de laquelle le sujet est saisi par le\u00a0<em>tremendum\u00a0<\/em>et le\u00a0<em>fascinans<\/em>\u00a0(Otto 1995), devient aujourd\u2019hui multiple. Le supermarch\u00e9 comme \u00e9glise (DeLillo,\u00a0<em>Bruit de fond<\/em>) ou le parcours vers l\u2019Alaska comme p\u00e8lerinage (Krakauer,\u00a0<em>Voyage au bout de la solitude<\/em>)? Si tout est rituel, rien ne l\u2019est (Wunenberger 1977) : le sacr\u00e9 se dissout alors dans du relativisme et de l\u2019individualisme. L\u2019\u00e9lan spirituel, en dehors de l\u2019esth\u00e9tique th\u00e9ologique d\u2019Urs von Balthasar, peut s\u2019exprimer, entre autres, par le ha\u00efku et\u00a0<em>l\u2019utamakura<\/em>, l\u2019imaginaire \u00e9sot\u00e9rique, le rapport \u00e0 la Terre des peuples autochtones ou par le resurgissement de ces croyances d\u00e9colonis\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Dieu est mort ! \u00bb, s\u2019exclame encore Nietzsche dans\u00a0<em>Le Gai Savoir <\/em>(<em>Livre troisi\u00e8me<\/em> 1901 [1882], \u00a7125), et se demande par la suite : \u00ab Quelles expiations, quels jeux sacr\u00e9s serons-nous forc\u00e9s d&rsquo;inventer ? \u00bb. En effet, la fin annonc\u00e9e de la m\u00e9taphysique occidentale a provoqu\u00e9 l\u2019effondrement des grands r\u00e9cits religieux \u2014 l\u2019une des caract\u00e9ristiques de la postmodernit\u00e9 (Lyotard 1979) \u2014 et la disparition des rituels collectifs (Byung-Chul Han 2020) propres au christianisme. Or, les croyances, provoquant la d\u00e9sinformation et le d\u00e9tachement de l\u2019individu du corps social se propagent \u00e0 profusion; le discours th\u00e9ologique, infus\u00e9 par l\u2019eschatologie, demeure \u00e9galement sous-jacent \u00e0 notre soci\u00e9t\u00e9 qui se dit s\u00e9culi\u00e8re (Taylor 2011). Le march\u00e9 de l\u2019\u00e9dition conna\u00eet en effet un grand engouement pour la litt\u00e9rature dite \u00ab spirituelle \u00bb; en m\u00eame temps, la pratique du p\u00e8lerinage et d\u2019autres activit\u00e9s de transformation sont en croissance constante. Si l\u2019acc\u00e8s au sacr\u00e9 n\u2019est pas encore perdu, comment cela s\u2019exprime-t-il dans les textes litt\u00e9raires, en Occident comme ailleurs ?<\/p>\n<p>Pour ce trente-neuvi\u00e8me num\u00e9ro,\u00a0<em>Postures<\/em> invitait les chercheur.euses \u00e0 \u00e9tudier les rapports entre le texte litt\u00e9raire et la spiritualit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans la premi\u00e8re section, \u00ab\u00a0Le sacr\u00e9 dissimul\u00e9\u00a0\u00bb, Sophie Archambault propose une lecture du motif de la tresse comme symbole sacr\u00e9 et surnaturel dans son article \u00ab\u00a0La sacralisation capilllaire\u00a0: le cas de la (d\u00e9)tresse dans \u201cLa Chevelure\u201d de Guy de Maupassant\u00a0\u00bb. \u00c0 travers les yeux du collectionneur d\u2019antiquit\u00e9s, l\u2019autrice examine l\u2019inclination surnaturelle accord\u00e9e aux cheveux d\u2019une d\u00e9funte, lesquels jouent sur la dualit\u00e9 entre la vie et la mort qui pousse le protagoniste vers la folie.<\/p>\n<p>La deuxi\u00e8me section, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Figures de proph\u00e8tes\u00a0\u00bb, nous laissera l\u2019occasion de m\u00e9diter sur des incarnations modernes de proph\u00e8tes. Ainsi dans son article \u00ab\u00a0Le \u201cFranchissement de Minuit\u201d dans <em>4.48 Psychose<\/em>\u00a0: Sarah Kane avec J\u00e9r\u00e9mie\u00a0\u00bb, Julian Ballester analyse le r\u00f4le de la parole proph\u00e9tique quant \u00e0 l\u2019imminence de la destruction dans le livre de J\u00e9r\u00e9mie afin d\u2019ensuite dresser des rapprochements entre les m\u00e9canismes de la voix proph\u00e9tique et ceux de la voix de la protagoniste de Kane. Cette derni\u00e8re, marqu\u00e9e par la venue prochaine de son suicide, rejoue le principe h\u00e9bra\u00efque de la parole tel un outil pour repousser la mort. Miko\u0142aj Wyrzykowski, pour sa part, propose un article sur \u00ab\u00a0[l]e midrash et le machal dans les chansons de Bob Dylan\u00a0\u00bb. Figure mythique de la musique du XX<sup>e<\/sup> si\u00e8cle, Bob Dylan s\u2019\u00e9nonce et agit en proph\u00e8te lorsqu\u2019il r\u00e9utilise les vieux rythmes et paroles de la musique folk am\u00e9ricaine ou traverse les \u00c9tats-Unis lors de sa tourn\u00e9e sans fin, son visage peint en blanc. Or, pratiquant l\u2019imposture, il cherche \u00e0 fuir ce titre, \u00e0 se dissimuler sous de multiples personnages invent\u00e9s et visions fantasmagoriques. On peut n\u00e9anmoins d\u00e9celer dans la chanson dylanienne un grand h\u00e9ritage de tradition juive, notamment \u00e0 travers le midrash et le machal qui sont explor\u00e9s par l\u2019auteur dans cet article en tant que pratiques d\u2019\u00e9criture.<\/p>\n<p>Enfin, la derni\u00e8re section du num\u00e9ro, \u00ab\u00a0Paroles alchimiques\u00a0\u00bb, nous permettra de r\u00e9fl\u00e9chir sur les rapports entre la foi et l\u2019\u00e9criture po\u00e9tique. Alexandra Sorano propose, dans \u00ab Henri Michaux et la mort de Dieu\u00a0: le verbe mescalinien \u00bb, une lecture du po\u00e8te \u00e0 partir de la perte de la foi de ce dernier. Ce serait en effet l\u2019absence de croyance religieuse qui provoquerait l\u2019\u00e9lan po\u00e9tique mescalinien de l\u2019\u00e9crivain. En d\u00e9coule un nouveau langage hors normes et h\u00e9t\u00e9roclite qui accompagne l\u2019exploration de nouvelles facettes de l\u2019int\u00e9riorit\u00e9 de l\u2019auteur. Finalement, pour clore le num\u00e9ro, Nina Pellegrino propose un article os\u00e9 et provocateur\u00a0: \u00ab\u00a0Rimbaud le Christ ou Postures d&rsquo;Arthur Rimbaud, l&rsquo;individuation alchimique d&rsquo;un mystique chr\u00e9tien\u00a0\u00bb. Elle y analyse la vie et les vers d\u2019Arthur Rimbaud selon le \u00ab\u00a0complexe du Christ\u00a0\u00bb dont le po\u00e8te \u00e9tait touch\u00e9. Plusieurs \u00ab\u00a0postures\u00a0\u00bb du po\u00e8te sont alors explor\u00e9es\u00a0: asc\u00e9tique, proph\u00e9tique, alchimique, mystique&#8230; Si J\u00e9sus proclame que Son Royaume n\u2019est pas de ce monde, Rimbaud \u00e9crit bien que \u00ab la vraie est ailleurs\u00a0\u00bb\u00a0: les deux incarnent, selon l\u2019autrice, la recherche de transcendance, tant par leur vie que par leur parole; Rimbaud devient ainsi une v\u00e9ritable figure christique.<\/p>\n<h5>Pour citer cet article :<\/h5>\n<p>Berger Soucie, Kevin et al. 2024. \u00ab De la cr\u00e9ation par le verbe \u00e0 la mort de Dieu : litt\u00e9rature et spiritualit\u00e9 \u00bb, <em>Postures<\/em>, no 39, En ligne https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/?p=5761\u00a0(Consult\u00e9 le xx \/ xx \/ xxxx).<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dossier\u00a0\u00a0\u00ab De la cr\u00e9ation par le verbe \u00e0 la mort de Dieu : litt\u00e9rature et spiritualit\u00e9 \u00bb, no 39 \u00ab Au commencement \u00e9tait le Verbe, et le Verbe \u00e9tait aupr\u00e8s de Dieu ; et le Verbe \u00e9tait Dieu \u00bb\u00a0 ainsi que l\u2019affirme le premier verset de l\u2019\u00c9vangile selon saint Jean (Crampon 1894) ; encore faut-il [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_coblocks_attr":"","_coblocks_dimensions":"","_coblocks_responsive_height":"","_coblocks_accordion_ie_support":"","_themeisle_gutenberg_block_has_review":false,"footnotes":""},"categories":[1140,1361],"tags":[30,77,168,367],"class_list":["post-5761","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-avant-propos","category-de-la-creation-par-le-verbe-a-la-mort-de-dieu-litterature-et-spiritualite","tag-berger-soucie-kevin","tag-cliche-vincent","tag-grenier-catrina","tag-wyrzykowski-mikolaj"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5761","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5761"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5761\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8260,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5761\/revisions\/8260"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5761"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5761"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/revuepostures.uqam.ca\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5761"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}